<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565</id><updated>2011-04-21T23:11:02.693-05:00</updated><title type='text'>Le Chat Botté</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>96</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-6527785971001000385</id><published>2007-02-25T12:06:00.000-06:00</published><updated>2007-02-25T15:40:17.509-06:00</updated><title type='text'>Les deux sales rats des champs (Partie 12)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En silence, je sacrais comme un diable pendu par la queue. Je n`avais qu`une seule idée en tête et c`était celle de me venger... Non seulement les deux sales rats m`avaient-ils assommé d`une pelle en fer près de l`étable de mes voisins les Lamoureux qu`ils eurent le culot de me voler la nuit suivante pendant mon absence. Après des kilos de grains, un poulet, du bois de chauffage et une vieille roue de charrette, qu`avaient-ils encore dérobé d`autre et à qui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accroupi derrière Lancelot qui se tenait prêt à l`assaut, j`attendais impatiemment son signal d`attaque. À peine voilà quelques heures, lui et moi, nous en étions convenus d`agir comme des soldats d`élites pour défoncer du pied la petite porte de la caravane rabougrie dans le but de forcer les deux sales rats des champs à quitter le plancher des vaches sous la menace de nos battes de base-ball.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La température se maintenait toujours dans une zone critique pour que je ressentis dangereusement tous mes organes se crisper comme des raisins secs malgré un soleil radieux et éblouissant. Une vapeur blanchâtre me sortait sporadiquement du nez comme un taureau en colère. Au aguet comme deux furets en quête de nourriture, nos oreilles bien tendues s`agitaient au moindre bruit. Du toit de la petite caravane se trouvait un petit tuyau de plomberie en guise de cheminée d`où sortait une fumée grise. Dans leur taudis, nos deux sales rats se la coulaient douce, à la chaleur d`un feu de cochon en fer, aux frais de notre héros Rocky.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sentais Lancelot nerveux. À le voir regarder dans tous les sens, je présumais que, d`une seconde à l`autre, nous pourrions nous défouler pour enfin satisfaire notre rage. Mais, au moment où je commençais à ressentir des fourmis dans les jambes pour rester immobile comme une statue dans de la neige froide et humide, un événement inattendu se présentait pour contrecarrer nos plans. Venant du chemin, furieux comme nous l`avions encore jamais vu, le vieux curé s`approchait rapidement vers nous tout en marmonnant bruyamment entre ses dents serrées un sermon sorti tout droit du Chapitre de l`Apocalytique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fois abasourdis et désolés comme deux voyous, pris la main dans le sac, nous étions convaincus, Lancelot et moi, de subir le pire des châtiments que celui d`être excommunié! Dès lors, dans mon délire, je m`imaginais le vieux sorcier de la paroisse nous tirer chacun par les oreilles pour nous conduire dans son temple afin que nous demandions pardon à ceux que nous nous apprêtions d`offenser. Mais, il n`en était rien. D`un pas certain, le vieil homme tout vêtu de gris et de noir passait près de nous comme si nous lui étions invisibles pour se rendre au pied de l`autel des sacrifices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux battements de coeur n`eurent sonné entre mes deux oreilles pour me rappeler que j`existais toujours que le sermonneur se trouvait déjà devant la caverne des voleurs le nez collé à la petite fenêtre de la porte. Sans plus tarder, il cognait vigoureusement du poing pour que la caravane se mit à chavirer comme un bateau perdu sur une mer houleuse. Immédiatement, j`entendis les deux sales rats se bousculer dans un état de panique. Des bruits de casseroles et de bouteilles de verre retentissaient de ce lieu pour aussitôt déchirer tragiquement la quiétude matinale de la forêt. Je n`eus longtemps à poiroter comme un idiot pour apercevoir la porte s`ouvrir d`elle-même suite à des coups de bastonnade. «Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie...», s`empressait de dire à voix haute le vieux curé les yeux rivés dans son Évangile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne se passait et le temps m`était insupportable. Tout d`un coup, comme Lazare résuscité à la porte de son tombeau, les deux sales rats nous apparaissaient mine de rien. «C`est quoi l`affaire!», nous mentionnait sans vergogne le p`tit bedonnant aux yeux furibonds et le nez en l`air. Sa complice, toujours aussi hideuse de par son allure de manche à balai éraflé, grignotait quelques noix dans le creux d`un ostensoir doré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cet instant même, pour sans doute ne plus se contenir, le vieux curé brandissait ses bras vers le ciel pour aussitôt lancer de toutes ses forces en directions des deux malappris la Bible et le crucifix qu`il tenait précieusement entre ses mains. En deux temps trois mouvements, les deux sales rats des champs quittaient rapidement leur royaume pour s`enfuir à bord de leur vieux Pick-up cabossé laissant derrière eux tous les trésors récemment dérobés. Pour une rare fois, je fus témoin du triomphe du bien sur le mal...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-6527785971001000385?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/6527785971001000385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=6527785971001000385' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/6527785971001000385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/6527785971001000385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2007/02/les-deux-sales-rats-des-champs-partie.html' title='Les deux sales rats des champs (Partie 12)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-117140622986004085</id><published>2007-02-13T16:33:00.000-06:00</published><updated>2007-02-13T16:37:09.860-06:00</updated><title type='text'>MESSAGE</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Je vous demande de bien m`excuser de mon absence. Récemment, j`ai été frappé par des événements qui étaient hors de mon contrôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt pour la suite des aventures d`un Chat botté...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-117140622986004085?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/117140622986004085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=117140622986004085' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/117140622986004085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/117140622986004085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2007/02/message.html' title='MESSAGE'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-117030382130218694</id><published>2007-01-31T21:15:00.000-06:00</published><updated>2007-02-13T16:32:30.003-06:00</updated><title type='text'>Les deux sales rats des champs (Partie 11)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le lendemain matin, très tôt vers l`heure où les premiers rayons de soleil apparaissaient pour illuminer le ciel de couleur rose et lilas, Lancelot et moi, nous étions déjà sur la route de la guerre en direction de la terre à bois du vieux curé de la paroisse. Après une nuit blanche à discutailler et à analyser mille et un complots possibles devant un chaleureux feu de foyer et une bière à la main, nous en étions venus à nous entendre sur un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;plan de match&lt;/span&gt; dont chacune des procédures devait être suivie à la lettre pour déloger au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;plus sacrant&lt;/span&gt; les deux sales rats des champs de notre campagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne nous fut pourtant rassurant malgré ce magnifique début de matinée. La température se maintenait toujours sous les trente degrés &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Celsius&lt;/span&gt; et un petit vent cinglant des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pays-d`en-Haut&lt;/span&gt; nous soufflait au visage des raffales de flocons pour aussitôt nous geler le bout du nez. Sur les chemins glacés, nous roulions lentement de peur de s`enliser dans de la neige gourmande et malicieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; conduisait prudemment son petit véhicule, le dos arqué vers l`avant, je regardais avec émerveillement la nature se réveiller doucement. Sur les branches tordues d`un vieux chêne, deux écureuils taquins se couraillaient gaiement à la queue leu leu comme deux gamins excités dans une cour d`école. Plus loin, près d`un petit pont de bois, un chevreuil s`abreuvait de l`eau claire et scintillante d`un ruisseau à cascades. Après quelques instants de pur bonheur, j`en oubliais presque la raison de notre mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin arrivés devant l`endroit où squattaient nos deux salopards sans scrupules, Lancelot immobilisait sa petite voiture sur le bord du chemin. Au loin, derrière une sapinière, nous pouvions aisément reconnaître le vieux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pick-up&lt;/span&gt; cabossé des années cinquante aux côtés d`une hideuse petite caravane. Sans plus tarder, nous marchions à pas de velours vers cet endroit. J`avais les yeux qui tournaient en rond et les oreilles bien tendues puisque,  je me doutais que notre parcours pouvait être dangereusement semé d`écueils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout nous semblait calme sinon quelques gros canards prisonniers qui, dans un petit enclos de fortune, tapageaient bruyamment. À cet instant, je chuchottais discrètement dans le creux de l`oreille de Lancelot la raison pour laquelle les Lamoureux furent, sans doute, dévalisés de quelques kilos de grains. Sans dire un mot, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; attira ensuite mon attention vers un amoncellement de bois de chauffage. Immédiatement, je me mettais en colère. Sur cet amoncellement, je reconnus la vieille roue de charrette que j`avais courageusement sablée et repeinte l`automne dernier pour l`exposer fièrement à l`entrée de mon chemin près de ma boîte aux lettres. Ces &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ciboères de tabernache&lt;/span&gt; avaient dû me la dérober la nuit dernière pendant mon absence...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir ce de ce moment-là, je ne pouvais plus me contenir. Le sang m`était monté à la tête et j`étais disposé à cracher du feu par tous mes orifices. Mais, tel un soldat en devoir, Lancelot me dévisageait silencieuse et avec insistance pour me faire comprendre que, de par mon comportement irréfléchi, notre complot pouvait facilement tomber à l`eau. Sur sa requête, j`avalais instantanément ma rage de travers. Sans lui à mes côtés pour me raisonner, je m`aurais, sans aucun doute, emballé comme un taureau endiablé pour foncer tête première vers la petite caravane la batte de base-ball à bout métallique en main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-117030382130218694?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/117030382130218694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=117030382130218694' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/117030382130218694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/117030382130218694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2007/01/les-deux-sales-rats-des-champs-partie_31.html' title='Les deux sales rats des champs (Partie 11)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116994235945518138</id><published>2007-01-27T16:56:00.000-06:00</published><updated>2007-01-28T15:56:53.920-06:00</updated><title type='text'>Les deux sales rats des champs (Partie 10)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L`attente de l`impact m`était insupportable. Je fus aussi sinon plus angoissé qu`un malade empoté en manque d`une piqûre de cortisone! Les yeux toujours fermés et serrés, je n`osais jeter un coup d`oeil à travers le pare-brise de crainte de voir l`inévitable arriver quand, soudainement, après que mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; s`eut défoulé sur toutes les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;patentes à gosses&lt;/span&gt; de sa petite voiture comme un fou qui &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pette les plombs&lt;/span&gt;, le moteur démarra finalement. Immédiatement, d`une dextérité extraordinaire, il empoigna la manivelle à vitesse pour reculer rapidement comme une torpille larguée au large.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En deux temps, trois mouvements, nous étions déjà éloigné du vieux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pick-up &lt;/span&gt;cabossé pour brutalement s`immobiliser dans un énorme banc de neige. À moitié enseveli, nous avions pourtant évité de justesse une collision de ferrailles dont le spectacle aurait été un des plus saisissants pour le plus grand des adeptes d`autos tamponneuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l`intersection de la grande route de campagne et du petit chemin sans issu où nous nous trouvions coincé, nos deux sales rats des champs poursuivirent leur folle course meurtrière comme si plus rien ni personne ne pouvaient les arrêter. Sans s`en douter, nous avions taquiné la queue du diable et nous en essuyions ses foudres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coeur battant le tic-tac d`une montre, je tentais de reprendre mon souffle et mes esprits après avoir subi un violent coup à la tête. Lancelot me semblait tout aussi étourdi que moi, sauf qu`il s`agitait nerveusement de tous ses membres comme un chat hurluberlu qui se rendit compte que sa souris vint tout juste de lui filer entre ses pattes... «Calme-&lt;span style="font-style: italic;"&gt;toé... Cré tornon!&lt;/span&gt;», lui dis-je tout en tentant de l`immobiliser de mes bras. Mais, malgré mes efforts de dément, il continuait toujours à gigoter comme une puce dans un bocal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lasse et fatigué, je l`abandonnais un instant à ses misères pour désirer m`époumoner à l`air frais nordique. Après m`être défait de la maudite ceinture de sécurité qui s`était maleureusement coincée dans le siège, j`essayais d`ouvrir la portière lorsque quelqu`un cognait à la vitre. À ce moment-là, jamais de ma vie je n`eus aussi peur. Tous les jurons salés du vaisselier québécois me sortirent de la bouche comme le venin de la gueule d`un serpent. Avec des fenêtres complètement enneigées, je ne pouvais rien n`y voir et je m`imaginais alors que les deux sales rats étaient revenus pour terminer leur boucherie à coup de masse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, nous étions pris au piège de la mort. Je regardais mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; qui, à ma grande stupéfaction, était devenu aussi blême et cadavérique qu`une vieille statue de cire du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Musée de Madame Thussaud de Londres&lt;/span&gt;. Les yeux livides et fixes et la langue pendante, il me semblait disparu dans un "ailleurs" qui m`était inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On cognait de nouveau à la vitre pour que chacun des coups retentit à mes oreilles comme le bruit abasourdissant d`un forgeron martelant avec force et rigueur un bout de fer incandescent. Mais, avant que l`on défonce la petite fenêtre pour que mille et un morceaux s`imprégnèrent à tout jamais dans ma chair, j`ouvris le châssis pour reconnaître, à mon grand soulagement, la binette de Rocky, le jeune fermier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bonyenne! &lt;/span&gt;Qu`est-ce que tu m`as donné une frousse...», lui dis-je sans doute le visage long comme celui d`un cheval. «C`est Jacinthe qui m`a informé de vos sales combines...  Et, voyant, tard dans la soirée, mon champ complètement éclairé comme en plein jour, je sus aussitôt que vous étiez dans de beaux draps... avec les squatters de la terre à bois du vieux curé de la paroisse», me répondit-il d`un air placide. «Comment... Tu les connais?», demanda Lancelot la voix presque muette. «Certainement, je les ai surpris la semaine dernière, ces enfants de chienne, à me dérober du bois de chauffage pendant que j`aiguisais les lames de ma tronçonneuse... Et, laissez-&lt;span style="font-style: italic;"&gt;moé&lt;/span&gt; vous dire qu`avec ma &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bebelle du diable &lt;/span&gt;brandit dans les airs, ils n`eurent longtemps à faire les guignols pour déguerpir au loin les talons au cul dans mon champ enneigé...», nous répondit-il le sourire aux lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116994235945518138?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116994235945518138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116994235945518138' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116994235945518138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116994235945518138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2007/01/les-deux-sales-rats-des-champs-partie_27.html' title='Les deux sales rats des champs (Partie 10)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116941338841996801</id><published>2007-01-21T14:12:00.000-06:00</published><updated>2007-01-21T15:03:08.546-06:00</updated><title type='text'>Les deux sales rats des champs (Partie 9)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pris au piège dans les griffes de nos pires ennemis, nous nous retrouvions en quelque sorte, malgré nous, dans le jeu du chat et de la souris. Cependant, à ce moment-là,  nous étions "la souris" et eux, "le chat" et, ce jeu ne nous était donc pas piqué des hannetons!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une véritable menace nous pendait sous le menton. Je sentais Lancelot un tantinet nerveux. Les deux mains serrées sur le volant, le dos arqué et les épaules enfoncées dans le cou, il fixait droit devant comme un cow-boy de l`Ouest qui est sur le point de dégainer... La tension était donc à son comble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant qu`une étrange odeur d`escarmouche planait dans l`air du petit habitacle pour nous vriller grossièrement les narines, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote &lt;/span&gt;allumait soudainement ses phares de routes. Envahi par une soif de rage, il narguait les deux sales rats pour espérer les déloger de leur trou. Le pied nerveux, il attendait soufflant comme un taureau contrairié pendant que, moi, tremblant comme une feuille au vent, je m`empressais de vérifier si ma ceinture de sécurité était bien verrouillée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si des courants d`air passaient sous mon nez pour me rappeler que l`hiver me taquinait, le sourire en coin, jamais de ma vie je n`eus aussi chaud! Je transpirais de partout comme pas deux. Mais, était-ce de froid ou comme un soir de crise de verglas, je n`osais me poser la question. Au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;diable vert&lt;/span&gt; la raison, pensais-je! Tout ce qui me préoccupais à cet instant, était l`issue de cette confrontation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout de quelques minutes qui me parurent aussi longues qu`une journée entière à poiroter dans une salle d`attente de l`urgence d`un hôpital, le vieux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pick-up&lt;/span&gt; cabossé fonçait à vive allure vers nous. Avec des bancs de neige de plus d`un mètre de haut sur chaque coté du petit chemin, nous devions inévitablement, soit faire face et combattre ou fuir de reculons comme des poltrons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or,  Lancelot avait déjà fait son choix.  Le connaissant comme un grand guerrier, je savais qu`il n`aurait jamais pensé à déserter la queue entre les pattes! Immédiatement , il écrasait  son pied sur la pédale de l`accélérateur.  Mais, à notre grand désarroi, comme pour nous garantir d`un péril auquel nous n`avions pensé jusqu`alors, le moteur et les phares de notre petite voiture nous abandonnaient à notre triste sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus rien ne voulait fonctionner. Abasourdi, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; me semblait perdu dans sa manivelle à vitesse. Le temps nous était dès lors compté pour prendre la poudre d`escampette. «Aouie! Embraye...», lui hurlais-je à tue tête. «J`y peux rien... Joualvert!», se dépêchait-il de me répondre d`une voix terrifiée. À ce moment-là, je compris que notre fin était proche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre-temps, le vieux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pick-up&lt;/span&gt; s`approchait rapidement et dangereusement. Même si le petit chemin était enneigé, ce véhicule des ténèbres arrivait facilement à surmonter les bosses de glace et de neige comme un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ski-doo&lt;/span&gt;. Leurs phares se faisaient de plus en plus éblouissants. Nous n`y voyions plus rien sinon un gros soleil aveuglant du midi. Alors, face à mon tragique destin, je me fermais dès lors très fort les yeux. Bien crispé dans mon siège, une main tenant une petite queue de lapin dans le fond de ma poche de manteau et l`autre serrant fermement le bras de mon meilleur ami, je ne souhaitais qu`une chose: Que l`impact ne soit pas plus traumatisant qu`un tour d`autos tamponeuses!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116941338841996801?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116941338841996801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116941338841996801' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116941338841996801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116941338841996801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2007/01/les-deux-sales-rats-des-champs-partie_21.html' title='Les deux sales rats des champs (Partie 9)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116872471557489132</id><published>2007-01-13T14:53:00.000-06:00</published><updated>2007-01-14T09:19:11.160-06:00</updated><title type='text'>Les deux sales rats des champs (Partie 8)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le soir venu, alors que le ciel était plus sombre que l`intérieur d`une urne mortuaire, Lancelot et moi, roulions sur les grandes et petites routes de notre campagne. À bord d`une petite voiture blanche qui se confondait parfaitement bien dans le décor, nous recherchions nos deux voleurs des grands chemins. Comme deux limiers habitués à poursuivre des bêtes redoutables, les yeux grands et ronds et les oreilles bien tendues, nous étions à la piste de faits inconnus et cachés. Tôt ou tard, nous fûmes convaincus de retrouver nos deux sales rats des champs qui, comme les vrais, s`empressent de tout dévaliser et de tout détruire dès la tombée du jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne fut qu`une question de temps et de patience. Sur une route étroite, sinueuse et partiellement glacée, nous tombions aussitôt face à face avec le vieux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pick-up&lt;/span&gt; suspect aux phares éteints. «Fais attention! Les deux salopards sont droit devant nous...», criais-je à Lancelot. D`un coup de volant agile, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; évita de justesse une collision frontale. Immobilisés dans un banc de neige, nous attendions patiemment, le moteur arrêté, en souhaitant ne pas avoir été débusqués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos ennemis circulaient près de nous en silence. Quelle étrange impression je ressentis à cet instant! Comme un bateau fantôme dans un épais brouillard, le vieux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pick-up&lt;/span&gt; des ténèbres aux vitres sales et embuées me semblait planer au-dessus de la chausée pour disparaître aussitôt au loin dans l`ombre de la nuit. J`étais prêt à jurer sur la tête de ma tendre mère que personne ne conduisait ce véhicule d`un passé lointain...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après que les brigants se soient éloignés de nous, nous nous empressions de nous déprendre de notre fâcheuse position. Un coup de pelle ici et une coup de balai là, et nous étions déjà sur la route de la vengeance. Cependant, Lancelot me paraissait soudainement songeur et me dit: «Tu sais, quelque chose me tournicote la tête... Le rat est d`une nature intelligente. Il arrive à déjouer les pièges divers de l`homme. Et, s`il se sent en danger, il peut attaquer et mordre...». «Mais, à quoi veux-tu en venir?», lui demandais-je la gorge nouée. «Tout simplement que nous devons, toi et moi, être prudent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;astheure&lt;/span&gt;...», me répondit-il d`une voix à me faire frémir de peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je connaissais assez bien mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote &lt;/span&gt;agronome pour savoir qu`il ne dramatisait aucunement. C`était du sérieux! Après tout, ma bosse sur le front me rappelait toujours tragiquement leur potentielle agressivité. À quoi devions-nous nous attendre? J`en n`avais pourtant aucune idée.  Mais, le cours des événements ne tardait pas à m`éclaircir les esprits...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au tournant d`un petit chemin se terminant dans un cul de sac, deux lumières s`allumaient subitement. Elles étaient aussi éblouissantes qu`un phare dans une tempête. Sur le coup, nous étions complètement aveuglés. Les deux mains collées sur  mon visage, j`arrivais cependant, après quelques instants de douleur, à distinguer entre mes doigts la devanture du véhicule récalcitrant. C`était celle du vieux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pick-up&lt;/span&gt; cabossé. Sa carrosserie chromée aux dents pointues me faisait étrangement penser aux crocs d`un célèbre requin blanc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116872471557489132?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116872471557489132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116872471557489132' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116872471557489132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116872471557489132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2007/01/les-deux-sales-rats-des-champs-partie_13.html' title='Les deux sales rats des champs (Partie 8)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116838272554581937</id><published>2007-01-09T16:04:00.000-06:00</published><updated>2007-01-09T17:00:34.356-06:00</updated><title type='text'>Les deux sales rats des champs (Partie 7)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J`ordonnais à mon chien de me rejoindre. Dès qu`il fut à mes pieds, je l`attachais immédiatement d`une laisse et déguerpissais rapidement de cet endroit maudit avant que les deux démons &lt;span style="font-style: italic;"&gt;m`encornèrent&lt;/span&gt; encore une fois le front. Ces malappris voulaient sans aucun doute capturer Cliffette pour en faire je ne sais quoi! Le pauvre, lui qui est dorloté comme un enfant, il aurait très certainement crevé d`ennui loin de moi et de Billy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à l`étable, sans me douter que Lancelot me surveillait depuis un bon moment, il me demandait: «Qu`est-ce qu`ils te voulaient, ces mendiants pouilleux?». J`hésitais un instant avant de dire quoi que ce soit. Puis, j`ouvris grande la bouche, mais m`abstenus de souffler un seul mot. Malgré qu`il soit mon confident et que je pouvais toujours compter sur sa discrétion, je ne désirais pour rien au monde l`embarrasser davantage de quelques problèmes! Car, je savais qu`il était dans une passe plutôt difficile et qu`il remettait tout en cause son cheminement de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; ne lâchait pas prise aussi facilement. Il m`empoignait par les épaules, me fixait droit dans les yeux et me dit: «Mon vieux, tu es un très mauvais menteur... Je sais que quelque chose te tracasse présentement et tu dois m`en informer!». À cet instant, je me sentais aussi vulnérable qu`un gamin en pleurs. J`aurais bien voulu lui tenir tête, pour son bien, mais j`en fus incapable. Son regard déterminé et son attitude de commandant me foudroyaient la boule. Il était, et depuis longtemps, mon mentor et je devais me plier à ses volontés. D`ailleurs, je pus toujours compter sur son aide, peu importe les circonstances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyant que mes hôtes paraissaient plus bouleversés que moi, j`obtempérais sur-le-champ aux instances de mon ami, mais à condition que l`on remettre notre entretien à plus tard pour dès lors s`occuper de ma mignonne et de son grand-père qui étaient dans un piteux état. Le vieux fermier, l`air exaspéré, s`était écrasé sur une poche de grains éventrée, pendant que Jacinthe, le regard fixe et les larmes aux yeux, brossait machinalement la longue queue de la vieille jument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À vrai dire, ils ne méritaient pas cette affliction. Déjà que la vie de fermier n`est pas de tout repos pour travailler tous les jours avec une Nature parfois peu clémente, il allait de soi que ces événements barbares étaient de trop. Alors, aussitôt, je les interpellais pour leur dire: «Ne vous en faites plus! Je connais les coupables et, moi et Lancelot, nous allons les retrouver pour leur donner une bonne correction qu`ils ne seront pas près d`oublier... Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer...».  Le grand-père leva à l`instant même son bras comme pour nous donner sa bénédiction, Jacinthe cessa de faire la somnambule et Lancelot, quant à lui, il me dévisageait, le sourire grand comme un gamin à qui on aurait confié un secret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116838272554581937?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116838272554581937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116838272554581937' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116838272554581937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116838272554581937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2007/01/les-deux-sales-rats-des-champs-partie_09.html' title='Les deux sales rats des champs (Partie 7)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116821160234628676</id><published>2007-01-07T16:14:00.000-06:00</published><updated>2007-01-14T20:47:15.110-06:00</updated><title type='text'>Les deux sales rats des champs (Partie 6)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il va s`en dire que nous sautions le p`tit déjeuner préparé à la casserole. À la queue leu leu, nous dirigions nos pas vers l`étable, le lieu de l`hécatombe. Je fus le traînard de la file. Au fur et à mesure que j`avançais dans la neige piétinée, mes pieds se faisaient plus lourds et plus fatigués comme s`ils se souvenaient d`une blessure pas encore cicatrisée. Ma bosse sur le front me faisait terriblement souffrir. Mille élancements transperçaient ma tête. J`étais sur le bord... de la perdre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en était tout autrement pour mon chien Cliffette. Heureux comme son premier jour en plein air, il gambadait joyeusement dans le pâturage, la queue dressée et les oreilles au vent. Soudainement, en approchant les grandes portes entrouvertes de l`étable, je vis chacun arborer une tête de mort. Les deux mains appuyées sur les hanches, Lancelot gigotait du pied comme un cheval fou. De nouveau, je sentais la rage l`envahir pour que la vapeur lui sorte par les oreilles... «Comment ont-ils pu faire ça? ...Stie!», s`écria-t-il d`une voix enraillée. À nos pieds, sur le sol, s`éparpillait une multitude de plumes et de duvets de couleur bleu et gris comme s`il y eut une gigantesque bataille d`oreillers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Lamoureux vaquait à son train-train quotidien, sans doute pour oublier le triste événement, pendant que Jacinthe, les larmes aux yeux comme une Madone, ramassait au balai les restes de Frisette avec précaution. Je ressentais de la peine pour elle. Je n`avais pas encore informé quiconque de mes mésaventures de la nuit passée. Mais, lorsque j`entendis le vieux fermier ronchonner comme une bête dans un coin pour crier: «Où est cette satanée pelle à grains?», je dus sur-le-champ vider mon sac. «Elle est dehors dans la neige... et tachetée de sang, de mon sang...», lui dis-je timidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand-père me dévisageait un instant l`air étonné et me dit par la suite d`un ton grave d`un maître d`école: «Mon garçon... si tu veux te tuer, fais-le avec une hache bien affilée et non pas... avec une petite pelle!». Sur ces mots, j`acquiesçais en silence par un hochement de tête, le sourire en coin. Je pensais que l`affaire serait désormais réglée, mais, il en n`était rien... Aussitôt, Jacinthe se mit de nouveau dans tous ses états. «On a crevé tous les sacs de grains...», hurla-t-elle. Dès lors tous les animaux de l`étable s`agitèrent. Des coups d`ailes, de queues et de sabots retentissaient de partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre-temps, Cliffette avait disparu. Je savais qu`il n`était pas dans la petite bâtisse de bois gris, car je l`aurais aperçu lécher les grosses mamelles d`une vache généreuse. Alors, sans plus attendre, je sortis à l`extérieur et me mis à suivre ses traces de pattes dans la neige. Heureusement, je n`eus pas longtemps à faire le chien renifleur pour le retrouver au pied de la vieille clôture de pruche près du chemin. Pour aboyer et grogner comme si quelque chose le terrifiait, il me semblait de mauvais poils. À cet endroit était stationné un vieux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pick-up&lt;/span&gt; vert cabossé des années cinquante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais de ma vie, je n`avais vu des gens aussi répugnants! Sales, laids et mal fagotés, ils me donnaient une envie de gerber... Dans la mi quarantaine, l`homme était petit et gros comme une balle de foin. Bien à son aise dans des guenilles amples et souillées, il chiquait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;baveusement&lt;/span&gt; un vieux cigare à travers sa longue barbe en bataille. La femme qui l`accompagnait ne fut guère plus aguichante. Elle était grande et mince comme un clou. Avec son nez crochu recouvert de pustules et la bouche de travers, elle me faisait penser à un vieux sorcier croqueur d`enfants...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux grands et ronds, ils observaient drôlement mon cabot comme s`il était une pièce de viande apprêtée. Aussitôt me voyant, ils s`approchèrent vers moi pour m`interpeller: «On a perdu notre chien!», me dit sèchement la femme pendant que son acolyte, une corde à la main, me dévisageait singulièrement de la tête aux pieds, le sourire fendu jusqu`aux oreilles. Dès lors, je tombais dans un état cadavérique. J`avais reconnu l`une des voix de l`étable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116821160234628676?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116821160234628676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116821160234628676' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116821160234628676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116821160234628676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2007/01/les-deux-sales-rats-des-champs-partie_07.html' title='Les deux sales rats des champs (Partie 6)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116810161256989420</id><published>2007-01-06T09:53:00.000-06:00</published><updated>2007-01-09T23:11:52.520-06:00</updated><title type='text'>Les deux sales rats des champs (Partie 5)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tout ce que je me souvienne avant de sombrer dans l`abîme, c`est que j`ai souffert atrocement comme si une torchère m`avait complètement flambée... Allongé sur le dos dans la neige, une vieille pelle à grains en fer sur ma poitrine, j`avais de la difficulté à respirer. Étourdi pour apercevoir une myriade de petites étoiles scintillantes virevolter tout autour de ma tête, je cherchais désespérément à comprendre ce qui m`était arrivé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`eus tragiquement perdu ma conscience pendant un moment. Ces temps d`arrêt me sont toujours pénibles. Encore inerte comme une poupée de chiffon, triste et amochée, je pris tout mon courage pour animer mon cadavre afin de ne pas crever gelé sous les regards en coin de quelques anges et démons qui ricanaient. Ma tête me faisait terriblement... grimacer. Je sentais une bosse fleurir sur mon front comme un chapignon sur un vieux tronc d`arbre. Le chant du coq allait bientôt retentir et avant que tous et chacun soit sur pieds pour entamer une autre journée de labeurs à la ferme, je traînais mes pas vers la maison pour m`y reposer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plancher de la petite pièce du grenier, Lancelot ronflait toujours la bouche grande ouverte. Je l`enjambais avec précaution pour éviter de le réveiller et me laissais tomber sur le lit comme une mouche qu`on venait de tuer... Soudainement, pour ne savoir depuis combien de temps je sommeillais, je fus abruptement extirpé de ma béatitude par un cri de cochon égorgé. Jacinthe s`époumonait d`une pièce à l`autre comme une folle. Une autre tragédie était sur le point de secouer la maisonnée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement, je descendis au rez-de-chaussée pour m`enquérir de la situation qui me fut terrible. Au pied du petit escalier de bois craquant, Lancelot me dévisageait. Son visage pâle d`un revenant arborait des traits flous et inquiets. «Bâzwelle! Qu`est-il arrivé?», me demandait-il l`air estomaqué. Mais, avant même que j`eus le temps d`ouvrir la bouche pour lui dire quoi que ce soit, ma pichounette nous apparaissait subitement.  Affublée d`une longue tuque à pompon de couleur jaune et noir, elle s`agitait comme une guêpe dans un bocal. Les bras en l`air, elle tentait de nous dire quelque chose qui, sans équivoque, devait être épouvantable. Heureusement, qu`à cet instant, dans sa tourmente, elle ne s`était pas rendue compte de mon allure d`un bossu de Notre-Dame...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lancelot tentait de la calmer, mais rien n`y faisait. Elle avait été piquée d`un malheur qu`aucun antidote connu ne pourrait la soulager. Puis, pour me demander où se trouvait le grand-père, à l`instant même, il pénétrait en hâte dans la cuisine comme un taureau dans l`arène. Après que la porte extérieure s`eut refermé brusquement d`elle-même derrière les sabots du vieux fermier, il leva la tête pour nous rechercher du regard et d`une voix empreinte de rage à nous faire dresser les cheveux sous nos casquettes, il nous dit: «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Enfant de chique&lt;/span&gt;! ...Des salopards ont étripé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Frisette&lt;/span&gt;, ma meilleure poule couveuse...».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116810161256989420?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116810161256989420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116810161256989420' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116810161256989420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116810161256989420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2007/01/les-deux-sales-rats-des-champs-partie_06.html' title='Les deux sales rats des champs (Partie 5)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116796090789454933</id><published>2007-01-04T19:06:00.000-06:00</published><updated>2007-01-05T21:14:12.816-06:00</updated><title type='text'>Les deux sales rats des champs (Partie 4)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je n`en croyais pas mes yeux. Le coeur battant à m`en défoncer la poitrine, je me demandais qui pouvait bien rôder sur le terrain de la ferme des Lamoureux à une heure si tardive. Je savais bien qu`il ne pouvait s`agir d`aucune personne de la maisonnée car, pour être encore éveillé, vif et alerte comme un veilleur de nuit, les lattes de bois des vieux planchers les auraient très certainement trahis pour aussitôt me mettre la puce à l`oreille. Tout grinçait dans la vieille maison même la robinetterie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lueur de la lampe de poche tanguait toujours près de l`étable. Soudainement, je vis, à travers la fenêtre, une deuxième personne sortir de l`ombre pour apparaître sous la lumière de la lune. Sans plus tarder, je m`affolais comme un pigeon blessé qui tourne en rond. Dans mon désarroi, je tentais de réveiller Lancelot: «Mon vieux, ...ressuscite-&lt;span style="font-style: italic;"&gt;toé&lt;/span&gt;! &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sapristi&lt;/span&gt;, on a des maraudeurs dans les champs...».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À genoux près de mon siffleux, je le bousculais vivement de mes deux mains pour qu`il soit secoué comme un oreiller dans un tambour de sécheuse. Mais, même avec des efforts de dément, c`était peine perdue. Mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote &lt;/span&gt;agronome dormait toujours comme si rien ni personne ne pouvaient le sortir de son sommeil paisible de marmotte... Alors, refoulant bravement ma peur, je descendis rapidement l`escalier aux pas de velours. Je ne voulais, pour rien au monde, inutilement perturber la nuit de Jacinthe ni celle de son grand-père par une invasion nocturne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En deux-temps, trois mouvements, j`étais déjà habillé de mes vêtements d`hiver et prêt au combat. J`empognais le grand tisonnier en fer près du poêle à bois et me dirigeais directement vers l`étable une lanterne au pétrole à la main. La force et l`invincibilité de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Zeus&lt;/span&gt; m`avaient dès lors envahi! Devant une injustice, jamais je n`eus hésité à prendre des grands risques, même au péril de ma vie... Agir comme un ange &lt;span style="font-style: italic;"&gt;séraphin&lt;/span&gt;, telle est ma nature! Un méfait était en train d`être commis et je devais absolument donner une bonne correction à ces malandrins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marchand d`un pas pressé dans un vent glacial qui me pinçait le visage, je ne me souciais guère du danger qui me guettait. Il faisait froid, et même très froid. Les verres de mes lunettes suintaient déjà abondamment et l`humidité ne tardait pas à s`agripper à ma colonne pour me faire souffrir de rhumatisme. Mais, pour être obnubilé par une idée fixe comme un chien qui coure après une balle pour la dévorer, je ne ressentais que très peu de malaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé près d`un mur extérieur de l`étable, j`entendis une conversation venant de l`intérieur. Il me semblait distinguer les voix d`une femme et d`un homme qui, évidemment, me furent toutes deux totalement inconnues. «Prends-en plus... &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Simonac&lt;/span&gt;!», l`un disait-il à l`autre. J`avançais lentement vers la porte entrouverte pour y jeter un coup d`oeil quand pour ne pas m`y attendre, je reçus de plein fouet un objet sur le front.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116796090789454933?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116796090789454933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116796090789454933' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116796090789454933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116796090789454933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2007/01/les-deux-sales-rats-des-champs-partie_04.html' title='Les deux sales rats des champs (Partie 4)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116784111969774165</id><published>2007-01-03T09:54:00.000-06:00</published><updated>2007-01-03T10:18:39.723-06:00</updated><title type='text'>Les deux sales rats des champs (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je continuais à faire mes investigations dans les quatre coins de l`étable. Comme un chat aux aguets, je tendais l`oreille pour capter au hasard une conversation de muridés... Soudain, dans un coin sombre derrière un énorme tonneau de bois rempli d`eau, j`entendis quelques ragots. Deux rats noirs à la queue longue et aux grandes oreilles comméraient, la bouche pleine devant un gros épi de maïs. Immédiatement, j`informais Lancelot et monsieur Lamoureux de ma repoussante découverte. Mais, comme si cela sur le moment n`avait que très peu d`importance, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; s`en retournait indifféremment à ses besognes tout en balayant du revers de la main ma trouvaille pendant que le vieux fermier observait le triste spectacle le visage sans expression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, malgré cela, quelque chose de fondamentalement insensé me chicotait l`esprit. Je ressentais une drôle d`intuition et désirais plus que tout m`y accrocher comme un poisson à l`hameçon. «Et, si nous étions envahis par une colonie? ...Avez-vous songé aux multiples possibilités d`infection...», leur demandais-je. Lancelot fit la sourde d`oreille à mes interpellations. J`étais abasourdi. Mes questions demeuraient sans réponse. Après avoir fait l`inspection des grillages des cribs à maïs, des sacs de grains, des liens des balles de foin et de paille, et déposer près des murs des trappes à ressors en métal, nous quittions cet endroit en silence comme si nous participions à une procession funeste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée fut bien remplie. Fatigués, nous avions fermé tôt les lanternes. Couché sur un vieux matelas de laine, ficelé comme un rôti, les bras croisés derrière la tête et les yeux grands ouverts, je me mortifiais toujours comme si j`étais tracassé par un caillou dans mon soulier. Lancelot passait la nuit à la ferme. Étendu au pied de mon lit dans un sac de couchage sur le vieux parquet de bois brut, il ronflait grassement comme un soufflet de forge. Habitué à dormir à la belle étoile, cette hospitalité ne semblait guère l`incommodé. Soudainement, une idée me traversa l`esprit: «Et si les rats n`étaient pas en cause dans ce triste cambriolage?». Je regardais mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; dormir d`un sommeil profond, mais hésitais à le réveiller pour lui faire part de mon idée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lune dansait gaiement dans le ciel pendant que moi, toujours éveillé, je demeurais anxieux comme un coq à qui on lui aurait interdit de chanter son célèbre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cocorico&lt;/span&gt;. Éreinté pour ressentir des bosses de chameau partout sur mon corps, je m`ennuyais de mon lit bateau. Alors, histoire de me dégourdir les os, je me risquais à quitter ma couchette par un froid que seul un colon canadien peut endurer. Debout devant la fenêtre de la petite pièce du grenier, à gigoter des pieds et des bras, j`admirais les ombres bleutées du paysage quand au loin j`aperçus quelqu`un farfouiller près de l`étable à la lueur d`une lampe de poche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116784111969774165?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116784111969774165/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116784111969774165' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116784111969774165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116784111969774165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2007/01/les-deux-sales-rats-des-champs-partie_03.html' title='Les deux sales rats des champs (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116769243848633122</id><published>2007-01-01T16:13:00.000-06:00</published><updated>2007-01-01T23:39:17.430-06:00</updated><title type='text'>Les deux sales rats des champs (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pendant tout le dîner, Lancelot restait peu bavard. Le nez collé dans le creux de son assiette, il dévorait des yeux et des mains tout ce qui s`y trouvait. À vrai dire, devant un tel festin de roi, je le comprenais. Il en était de même pour le grand-père Lamoureux qui semblait avoir oublié, pour un moment, ses tracas. Tout était appétissant. Les légumes étaient tendres et colorés, le riz noir, parfumé à l`ail et aux fines herbes, était cuit à point et la viande, inondée d`une sauce onctueuse à la crème fraîche et à la moutarde, fondait dans la bouche comme un carré de sucre sous la langue. Un vrai délice!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que moi, je restais sur ma faim... Je me faisais du mauvais sang pour le vieux fermier sympathique. Lui qui, l`automne dernier, avait failli mourir pour avoir perdu ses récoltes, le peu de grains qu`il restait ne devait pas servir de garde-manger pour quelques ignobles rats des champs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sachant que Jacinthe avait concocté ce repas des fêtes avec amour, je ne voulais attirer son attention pour l`inquiéter inutilement. Alors, après avoir grignoté comme une souris et pendant qu`elle s`affairait dans un coin de la cuisine et que les deux gloutons assis devant moi se léchaient les doigts les yeux fermés comme deux chats rassasiés se pourléchant, je glissais subtilement mon assiette sous la table, où se trouvaient tranquillement à mes pieds, Cliffette et Billy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un service n`attendait pas l`autre. Et, rendu au dessert, je ne pus me contenir à la grande déception de mon chien et de mon chat. Comme un vilain garnement, je me levais de table sans la permission de mon hôtesse et revêtais mon monteau, ma tuque et mes moufles pour me rendre sur-le-champ dans l`étable. Je devais m`enquérir de la situation sans quoi je perdais la boule!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l`extérieur, le froid était mordant et le chemin était dangereusement glissant. Sous une neige poudreuse se cachait une croûte de glace semblable à une rivière gelée. J`avais beau me traîner les pieds comme un prisonnier condamné aux travaux forcés, à deux reprises, je me suis retrouvé, malgré moi, assis par terre à califourchon pour finalement déchirer le fond de mon pantalon! Aussitôt me retrouvèrent Lancelot et le grand-père. D`un coup de main. ils me remirent d`aplomb les deux pieds joints dans la neige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendus dans l`étable, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; se dépêcha de grimper comme un singe à l`étage pour jeter un coup d`oeil aux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cribs à maïs&lt;/span&gt; pendant que moi, je cherchais des yeux les moindres indices de la présence de rongeurs. «Le voilà, le coupable...», s`écria le vieux fermier. Les yeux furibonds et les sourcils froncés, il nous pointait de son doigt tordu et tremblant un minuscule rat brun qui se faufilait rapidement entre les pattes d`une vache qui s`agitait nerveusement la queue. «Est-ce possible?», demandais-je à Lancelot. «C`est possible, ...s`ils sont légions!», me répondit-il sans aucune hésitation. Quoi qu`il en soit, je demeurais néanmoins perplexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116769243848633122?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116769243848633122/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116769243848633122' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116769243848633122'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116769243848633122'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2007/01/les-deux-sales-rats-des-champs-partie.html' title='Les deux sales rats des champs (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116759110432937463</id><published>2006-12-31T08:47:00.000-06:00</published><updated>2007-01-01T10:28:12.986-06:00</updated><title type='text'>Les deux sales rats des champs</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;Depuis le soir de Noël, je logeais à la ferme des Lamoureux. Quel bonheur de me retrouver dans une vieille maison, chaude et confortable, et où plane toujours une odeur de réconfort dans toutes les pièces. Assis à mon aise près d`un poêle à bois ronflant, les deux pieds joints dans une ancienne chaudière à lait remplie d`eau chaude parfumée au sel d`eucalyptus et sirotant tranquillement un thé fumant aux épices, je récupérais peu à peu de mon rhume grâce aux bons soins prodigués par Jacinthe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;Heureusement, en ce temps des réjouissances, je fus le seul à être privé d`électricité dans le voisinage. Au pied de ma colline, un vieux chêne moribond qui abritait et nourrissait encore une faune considérable s`était affaissé suite aux vents violents pour me précipiter rapidement dans une pénombre de malheurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;Nous étions à deux jours du réveillon du Nouvel An. Comme un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pacha&lt;/span&gt; heureux et ronronnant, j`observais du coin de l`oeil le joli tablier aux imprimés de petits cochons tout souriant que Jacinthe portait fièrement noué à la taille. Sur une grande table en bois massif, elle préparait de ses petites mains agiles des tartes &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à la farlouche &lt;/span&gt;et des tourtières &lt;span style="font-style: italic;"&gt;des Pays-d`en-haut&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me surprenais de la dextérité avec laquelle elle maniait son grand rouleau à pâte. Il me semblait qu`à chaque coup de son outil, elle s`apprêtait à dégainer comme si elle faisait face à un adversaire redoutable! Dans le vieux fourneau, rôtissait un gigot d`agneau aux légumes qui me chatouillait le bout du nez pour m`en dilater les narines de bonheur. Devant tant de victuailles, mon estomac me rappelait douloureusement que je n`avais rien avalé depuis... deux ou trois heures tout au plus...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;Pour me la couler douce, le temps me paraissait s`éterniser. Alors, afin de me dégourdir un peu, mais pas trop, je me retournais lentement la tête vers la fenêtre extérieure pour m`exorbiter les yeux dans un décor merveilleux. Sous de doux rayons de soleil scintillaient de mille feux multicolores des bancs de neige du paradis. Avec une vieille clôture en pruche qui se perdait au loin dans un pâturage et de vieux bâtiments en bois gris argenté, ce paysage bucolique et campagnard que l`on retrouve si souvent sur des cartes postales du pays m`apaisait l`esprit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;Tout d`un coup, pour me sortir de mes rêveries, je vis le vieux fermier quitter rapidement l`étable comme si quelque chose l`eut contrarié. Les bras tendus contre son corps et les poings serrés, il me semblait en furie! La neige poudreuse qui s`élevait tragiquement derrière ses talons de bottines me faisait penser à des étincelles dans les feux d`artifice...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;Le voyant s`approcher d`un pas pressé vers la maison, je l`attendais, debout et immobile comme un coq en plâtre, les deux pieds joints dans la chaudière. Aussitôt, tel un effroyable coup de vent qui vous renverse sur le derrière, il se retrouvait au milieu de la grande cuisine, le regard perturbé et soufflant comme un boeuf. «Qui a-t-il le grand-père?», lui demandais-je impatiemment. «Des rats ont dévalisé mes cribs à maïs...», me hurlait-il sans me regarder. »Des rats!», s`exclamait  haut et fort Jacinthe. «Des sales rats, ...ma fifille!», lui répondit-il sur un ton résolu. Immédiatement, je vis le visage de ma mignonne se transformer épouvantablement comme si elle eut fait une macabre découverte. Une autre panique venait de s`installer dans la maisonnée...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;En silence, je réfléchissais comme j`en ai si souvent l`habitude. Je me demandais comment des rongeurs pouvaient gruger un grillage en fer pour s`infiltrer à l`intérieur d`une cage? Pour savoir que Lancelot était sur le point de se présenter à la ferme pour partager notre dîner, je ne manquais pas de me renseigner dès son arrivé. Après tout, c`était lui l`expert en agriculture!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116759110432937463?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116759110432937463/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116759110432937463' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116759110432937463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116759110432937463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/les-deux-sales-rats-des-champs.html' title='Les deux sales rats des champs'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116742416861397734</id><published>2006-12-29T13:43:00.000-06:00</published><updated>2006-12-30T09:58:13.446-06:00</updated><title type='text'>Un Noël inoubliable (Partie 7)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La neige qui s`était accumulée rapidement sur la toiture en arc tombait aussitôt au sol pour retentir comme des coups de canon. Une décharge n`attendait pas l`autre! Le rez-de-chausée était déjà complètement enseveli dans une mer poudreuse, blanche, froide et opaque. Il m`était donc impossible de m`échapper de ma maison sans sauter dans le vide d`une fenêtre de l`étage. Mais, avant de me précipiter les deux pieds joints dans un banc de neige gros comme une montagne, je réfléchissais un instant. Si toute cette neige se faisait aussi dangereuse et meurtrière que du sable mouvant, pensais-je le sourire en coin?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un sentiment extrême de désespoir, j`eus déjà songé à quitter mon enveloppe pour rejoindre la fluidité de l`espace, et pas qu`une fois... Cependant, même dans mes délires les plus sombres et tragiques, jamais je ne m`étais imaginé perdre la vie comme dans le mythe &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de la petite fille aux allumettes&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je savais qu`il faut trois mois pour mourir de faim, un mois pour mourir de soif et seulement une nuit d`horreur pour mourir gelé. Or, dans mon cas, je me doutais bien qu`il en serait tout autrement... Car, je n`ai jamais eu de chance, du tout, même pas à la loterie! Tout se frigorifiait déjà en moi. D`abord mes pieds, puis mes mains qui se fermaient en poings et, enfin, mon sang qui se cristallisait doucement pour faire crisper mon coeur de chagrin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet air sinistre de caniveau, je me rongeais les os, et pour cause! La pénombre hivernale ne tardait pas à s`installer confortablement sur ma campagne que déjà la température ambiante de ma maison se situait au-dessous des dix degrés &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Celcius&lt;/span&gt;. J`eus beau brûler tout ce qui me tombait sous la main, mais rien n`y faisait! Cette humidité glacée qui vous transperce le dos comme un coup de poignard avait tragiquement pris possession des lieux. J`étais prêt à vendre mon âme au diable que le froid fut plus mordant à l`intérieur qu`à l`extérieur. Néanmoins, poltron que je suis, je n`osais m`enquérir de la situation et me résignais à demeurer sur place le baluchon sur l`épaule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis sur le rebord de mon lit, je méditais comme un condamné serein. Je souhaitais hardiment un miracle. Sans le vouloir, une funeste musique de claquement de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bottines&lt;/span&gt; et de dents animait tristement la chambre qui se voulait mon tombeau. La seule chaleur qui restait pour me réconforter était celle qui me sortait de la bouche sous forme de vapeurs blanches. Alors, avant de sombrer dans l`inconscience, je me glissais sous les couvertures en compagnie de Cliffette et de Billy. Pour une rare fois, l`animosité entre chien et chat avait disparu à cet instant, signe que la situation était catastrophique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout était calme, très calme. Même le carillon de l`horloge Grand-Père s`était tu! Je sentais mon souffle s`enfuir sans que je puisse le retenir. Une dernière fois, je flattais maladroitement la fourrure de mes amis pour me dégourdir les doigts gelés quand, venant de l`extérieur, j`entendis le bruit des grelots retentir au loin sur ma colline. Immédiatement, par une force qui m`était inconnue, je bondissais de mon lit le premier pour me projeter à la petite fenêtre comme un chat affamé sur sa proie. Après avoir frotté énergiquement de la main un petit carreau recouvert de givre, je reconnus Lancelot qui, à la lueur d`une lanterne, guidait prudemment un magnifique cheval &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Canadien"&lt;/span&gt; à la robe noire tirant un traîneau. Les deux mains tendues vers le ciel, je bénissais mon sauveur. J`en concluais que ce Noël blanc, n`était certes pas celui que j`eus rêvé, mais qu`il serait, malgré tout, inoubliable!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Je vous adresse mes meilleurs voeux pour la nouvelle année. Que l`année 2007 soit remplie d`amour, de paix et de prospérité pour chacun d`entre vous! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat Botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116742416861397734?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116742416861397734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116742416861397734' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116742416861397734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116742416861397734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/un-nol-inoubliable-partie-7.html' title='Un Noël inoubliable (Partie 7)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116723735085868335</id><published>2006-12-27T09:51:00.000-06:00</published><updated>2006-12-28T15:01:42.116-06:00</updated><title type='text'>Un Noël inoubliable (Partie 6)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J`avais la bouche grande ouverte et la langue pendante. Je me tourmentais tragiquement sur mon sort comme un forcené qui tente de monter sur un âne. Qu`allais-je faire sans eau courante? Nouvellement installé à la campagne, cette catastrophe naturelle m`avait pris au dépourvu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souvenais alors du mode de vie de mes ancêtres qui, sans cette précieuse énergie qu`est l`électriciré, survivaient malgré tout. Je frappais aussitôt énergiquement du pied sur les glaçons comme un cheval énervé pour, par la suite,  les disposer dans une grande marmite que j`avais suspendue en crémaillière dans l`âtre du grand foyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fus fière de moi! Tout en dégustant tranquillement une tasse de café chaud non filtré à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Suédoise&lt;/span&gt;, à l`aide d`une grande fourchette de barbecue, je rôtissais de larges croûtes de pain brun préalablement badigeonnées de beurre fondu sur une braise incandescente.  Un pot de confiture maison aux mûres sauvages, une pointe de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cheddar&lt;/span&gt; mi-fort, une banane et bien sûr, un p`tit remède de Grand-mère contre le rhume et je m`étais servi un p`tit déjeuner &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à la bonne franquette&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regaillardi pour m`en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;frotter la bedaine&lt;/span&gt;, je décidais de nouveau me pointer le nez au grand air. J`avais envie d`explorer mon univers blanc comme un trappeur des bois. Avec un bonnet à rabats en poils de lapin sur la tête, un gros chandail en laine sur le dos tricoté par les doigts de fée de ma mère et des raquettes en babiche dans les pieds, je fus prêt à faire le grand saut! J`ouvris la vieille porte de bois massif et par malheur, je perdis mon souffle pour quelques secondes. Recevoir un sacré coup de pied au derrière qui nous propulse de l`avant comme un réacteur d`avion ne m`eut été plus saississant! Un épais banc de neige avait déjà enseveli le tiers du cadrage de la porte. Comme une houle déchaînée, de gros flocons voltigeaient de tout bord tout côté sur un vent terrible. La nature n`avait pas fini de chambouler ma vie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`étais à nouveau estomaqué! La panique ne tardait pas à m`envahir de la tête aux pieds. La neige s`accumulait rapidement aux fenêtres du rez-de-chaussée pour laisser difficilement pénétrer la lumière du jour. J`avais l`étrange impression que ma maison coulait à pique comme le bateau de mon cauchemar! Pour être loin de tout et de tout le monde, je pensais être le cadet des soucis pour les secouristes. Comment allais-je survivre à cette avalanche de malheurs?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, j`allais être à court de bois de chauffage. Alors, avant de mourir gelé comme un iceberg, je m`emparais d`une petite table basse en chêne sur laquelle je m`eus enfargé tant de fois et la jetais sans regret dans le feu ardent. Avec la chaleur qu`elle m`offrit aussitôt, je pus un instant me casser le ciboulot pour tenter de trouver une solution à mes malheurs afin de sauver ma peau et celle de mes fidèles amis qui, malgré leur fourrure, frissonnaient comme des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;grelots&lt;/span&gt; au cou des chevaux attelés au galot...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116723735085868335?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116723735085868335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116723735085868335' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116723735085868335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116723735085868335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/un-nol-inoubliable-partie-6.html' title='Un Noël inoubliable (Partie 6)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116708851558392789</id><published>2006-12-25T16:45:00.000-06:00</published><updated>2006-12-26T09:13:58.600-06:00</updated><title type='text'>Un Noël inoubliable (Partie 5)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C`était le matin de Noël. Debout et immobile comme un pinguoin d`Afrique, le nez collé à la petite fenêtre de ma chambre, je m`émerveillais devant le magnifique paysage d`hiver qui s`étalait sous mes yeux grands et ronds. Il était à couper le souffle. Tout était givré de blanc translucide pour scintiller de mille feux sous un soleil radieux. La température s`était graduellement refroidit durant mon sommeil agité pour figer la nature et lui donner une allure arctique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne fut épargné. Les troncs de bouleaux blancs s`étaient recourbés, les branches des sapins semblaient fatiguées et ma colline ressemblait étrangement à une gigantesque glissade. Seuls deux ou trois geais bleus se risquaient encore à quitter la protection de leur nid pour picoter sur les croûtes de glace quelques graines herbacées que le vent avait transporté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Billy était toujours accroché fermement à mes habits de nuit. Mais, dès que je me mis involontairement à éternuer et à tousser comme un phoque, le malheureux déguerpissait loin comme un boulet de canon en emportant avec lui un lambeau de ma culotte. "Sapristi! J`ai attrapé froid...», murmurais-je. Pour avoir goûté les méfaits d`une nature colérique, j`en avais pris pour un bon rhume!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma misère, je constatais que j`étais toujours privé d`électricité. Aucun radiateur faisait son bruit pénible du genre: "Brzz...trr...prr...brr". Tout était silencieux comme une huître dans la maisonnée. Rien ne vrillait mes oreilles sinon  le carillon à balancier de l`horloge Grand-Père qui me rappelait que le temps s`écoule toujours lentement quelles que soient les circonstances...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée s`annonçait donc splendide. Je chaussais mes vieilles pantoufles trouées, mais confortables, enfilais ma robe de chambre de velours moiré et descendis au rez-de-chaussée où m`attendait patiemment Cliffette son bol de croquettes à la gueule. Je demeurais néanmoins fatigué et tournais en rond. Je ruminais les mêmes idées et les mêmes images, celles de mon cauchemar de la veille. Avaient-elles un sens, me demandais-je en silence?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mes perturbations, le froid ne tardait pas à me paralyser pour me transformer rapidement en un bonhomme de neige. Avec un nez qui coulait sans cesse comme une fontaine, il était temps pour moi que je me réveille de mes songes et que je me dégourdisse les membres pour allumer un grand feu de foyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il ne me restait plus de bois de chauffage à la portée de la main, je devais obligatoirement me rendre à l`extérieur pour m`en procurer d`autres. Mais, dès que j`ouvris avec peine la vieille porte de bois qui s`était quelque peu coincée sous une pluie cinglante et glacée, quelle ne fut pas ma surprise d`apercevoir d`énormes glaçons qui pendaient de la corniche jusqu`au sol pour me barrer le chemin. Tétanisé comme une momie, je crus me retrouver prisonnier dans un sarcophage, de glace! Pourtant, à cet instant, je ne me doutais pas que cette impression anodine allait devenir sous peu une réalité tragique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116708851558392789?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116708851558392789/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116708851558392789' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116708851558392789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116708851558392789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/un-nol-inoubliable-partie-5.html' title='Un Noël inoubliable (Partie 5)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116699821645038938</id><published>2006-12-24T15:23:00.000-06:00</published><updated>2006-12-26T00:02:53.730-06:00</updated><title type='text'>Un Noël inoubliable (Partie 4)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Après m`être assuré que le foyer ait dévoré tout ce que je lui avais offert, je fermais sa trappe gourmande et montais me coucher, une chandelle à la main, suivis de mon fidèle ami. Bien au chaud dans mon lit-bateau sous des couvertures en laine du pays, j`étais tout disposé à me reposer. Entre-temps, la pluie tombait toujours. Je pouvais l`entendre s`abattre avec rage sur la petite fenêtre à carreaux de ma chambre et sur la toiture en fer-blanc pour m`étonner de ses crépitements pesants et bruyants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si je me sentais en sécurité dans le confort de ma petite maison, je n`en fus pas moins inquiet. Je me faisais du mouron pour mes amis que je souhaitais la venue le lendemain, le jour de Noël. Qu`allait me réserver cette nature campagnarde, parfois cruelle et impitoyable? Sans me douter ce qui m`attendait, des cauchemars allaient me fouailler l`esprit encore plus que la pluie glacée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souvenais que cette nuit me fut longue... dans l`attente d`une torture inhumaine! Somnolant, je rêvais que je voyageais sur un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;galion&lt;/span&gt; transportant des marchandises et quelques passagers. Parmi ceux-ci, se trouvaient des dames très élégantes. Vêtues de robe multicolore portée sur un jupon de deux armatures pour la faire bouffer sur les hanches, elles ressemblaient étrangement à de gros paniers. Moi, je fus un animal. Mais, pas n`importe lequel! J`étais le chat de la plus belle des créatures à bord. Ma maîtresse était très attentionnée. De ses petites mains, douces et soyeuses, elle me caressait sans cesse durant toute la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, alors que nous naviguions dans une houle déchaînée et terrible sous une pluie colérique, nous fûmes attaqués, sans avertissement et avec beaucoup de violence, par des pirates. Des boulets de feu volaient de partout pendant que leur bateau se rapprochait de plus en plus du nôtre. Leur visage de la répression la plus brutale me terrifiait. «À l`abordage!», criaient-ils. Sans plus attendre, retentissaient à mes petites oreilles poilues et redressées des hurlements barbares à grand coups de sabre. Il y avait pourtant des hommes pour défendre notre navire, mais ils étaient trop peu et vulnérable devant cette légion de l`intolérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bateau enflammé ne tardait pas à couler. Étant donné que de nature, je craignais à la fois l`eau et le feu, je grimpais sur l`un des mâts de bois pour m`y cacher. Mais, au moment où j`atteignis avec effort la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hune&lt;/span&gt;, par malchance, je dégringolais aussitôt dans le vide pour piquer la tête première dans l`eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sentais aussi misérable qu`un poisson agonisant sur une banquise. Dans cette mer froide et houleuse, je basculais comme une vieille pendule qui ne peut plus s`arrêter. J`avais peu d`espoir de m`en tirer. Dans un ultime combat contre la mort, je criais le plus fort possible entre deux gorgées d`eau salée. Et, à l`instant où je commençais à piquer par la queue comme une pierre vers des profondeurs insondables, je sentis une main m`agripper violemment par la peau du cou pour me déposer, tout trempé, sur un grand coffre flottant à la dérive. C`était ma maîtresse. Dès lors rassuré, je m`agrippais à elle pour ne plus la quitter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce rêve effroyable, je me réveillais tout en sueur et en sursaut. Assis dans mon lit en bataille, je cherchais à reprendre mon souffle et mes esprits. La nuit était tombée et à travers la petite fenêtre givrée, apparaissaient quelques doux rayons colorés. Après des heures d`incertitudes, tout me semblait à nouveau normal, sauf un détail. Tout à côté de moi, je sentais une présence inconnue. Sous les couvertures, Billy s`était agriffé au bas de mon pyjama comme un naufragé après une bouée de sauvetage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Je souhaite à chacune et à chacun d`entre vous un joyeux Noël dans la paix et la joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116699821645038938?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116699821645038938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116699821645038938' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116699821645038938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116699821645038938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/un-nol-inoubliable-partie-4.html' title='Un Noël inoubliable (Partie 4)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116683178825685432</id><published>2006-12-22T17:23:00.000-06:00</published><updated>2006-12-23T05:19:31.356-06:00</updated><title type='text'>Un Noël inoubliable (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cliffette aboyait sans arrêt le museau collé à la fenêtre. Quelque chose devait inévitablement attirer son attention. Je me dirigeais alors rapidement vers ce lieu pour me risquer à y jeter un coup d`oeil. J`étais horrifié! Depuis ma venue à la campagne, je n`avais rien vu de semblable. Dans un ciel plus sombre que le fond d`un vieux tonneau, des éclairs déchiraient la nuit sans répit pour tout illuminer le paysage de ma colline comme en plein jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur un vent du Nord qui s`élevait en rafales puissantes, les branches des arbres s`agitaient tragiquement. J`aurais cru qu`à cet instant ma forêt s`animait soudainement de mille et un dragons vert émeraude aux écailles résistantes et brillantes comme des couteaux... Pourtant, malgré ma stupéfaction, j`étais certain de ne pas fabuler comme un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;gnome&lt;/span&gt;. Dans un geste désespéré, un conifère planté trop près de la maison, fouettait avec vigueur contre la fenêtre du salon ses grands bras &lt;span style="font-style: italic;"&gt;griffus&lt;/span&gt; pour me rappeler que tout était vrai...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je restais bouche-bée! Était-ce un mauvais présage? Celui qui m`averti d`un danger imminent... Pour me sentir à l`abris et en sécurité dans le doux confort de ma petite maison de pierres, je m`inquiétais guère! Après tout, pourquoi le ciel me tomberait-il sur la tête, pensais-je insouciamment... Alors, devant cette nature déchaînée et menaçante qui m`observait d`un air colérique, je lui fermais brusquement les draperies sous son nez!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, avant même que j`eus le temps de me retourner, je payais fort le prix de mon arrogance... D`un acte renversant, la cheminée toussa sans façon ses bouffées d`angoisse. Immédiatement, je me perdis dans une nuée étouffante. Je crus en mourir! Pour ne pas y laisser ma peau, je décidais de déguerpir comme un rat qui quitte le navire... À quatre pattes sur le parquet de bois, je cherchais désespérément à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;taton&lt;/span&gt; une porte de sortie. Mais, pour aussitôt me retrouver dans une tempête de poussière, il me semblait qu`étrangement tous les meubles du salon étaient déplacés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus rien n`allait! Dès que je sortis à l`extérieur, une autre tragédie m`attendait. Une pluie diluvienne s`abattait inlassablement sur moi pour me tremper jusqu`aux os. Avoir reçu un sceau d`eau glacée sur tout mon corps ne m`eût été plus désagréable! Malgré tout, je cherchais de quoi nourrir mes poumons affamés quand pour me courber l`échine, une énorme branche de mon grand saule s`affaisait à mes pieds. Instantanément, la lumière de la lanterne murale s`estompa pour disparaître totalement. À la veille de célébrer Noël, une panne électrique me plongea dans l`obscurité totale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116683178825685432?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116683178825685432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116683178825685432' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116683178825685432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116683178825685432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/un-nol-inoubliable-partie-3.html' title='Un Noël inoubliable (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116664500139036114</id><published>2006-12-20T12:28:00.000-06:00</published><updated>2006-12-21T09:07:17.486-06:00</updated><title type='text'>Un Noël inoubliable (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le soir venu, j`étais épuisé à mort pour m`être échiné durant toute la journée à quelques besognes de forcené. Sur une musique, douce et réconfortante pour mon âme, je me prélassais comme d`habitude les doigts de pied en éventail dans l`âtre du foyer où crépitait joyeusement une grosse bûche de noyer. Un petit cigare dans une main et un verre de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cognac &lt;/span&gt;dans l`autre, je ne tardais pas à tisonner dans ma solitude de doux souvenirs d`antan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L`atmosphère d`un air de fêtes y contribuait grandement. Après avoir quitté mon potager et juste avant de regagner mon bercail, je décidais de parcourir mon sous-bois au hasard de ma balade pour y rechercher un sapin. Mais, pas n`importe lequel! Le vrai sapin de Noël... Comme à chaque année, j`accomplissais cette tâche  avec sérieux. Parmi une multitude d`arbres, je sondais d`un oeil aiguisé chacun de ceux-ci pour finalement trouver celui qui était digne de trôner majestueusement dans mon salon près du grand foyer. D`une charpente droite et garnie de nombreuses branches aux aiguilles longues d`un vert foncé lustré, je l`abattus gaiement la hache à la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout était calme dans la maisonnée. Chacun vaquait à sa paresse... Mon beau sapin me dilatait agréablement les narines de son subtil parfum à l`arôme boisé très prononcé. Les yeux fixés sur des flammes hypnotiques, je me remémorais tendrement l`un de mes Noël préféré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que j`étais encore un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;p`tit cul&lt;/span&gt;, pas plus haut que trois pommes, j`avais volontiers, et en cachette, quitté la chaleur et la sécurité de ma couchette au milieu de la nuit pour crècher avec ma peluche sous un énorme sapin naturel situé dans le grand salon où j`avais peu l`occasion de m`y retrouver durant l`année. Je me souvenais que cet arbre fut tout décoré de guirlandes, de lumières et de parements riches et scintillants. Parmi des cadeaux aussi beaux les uns que les autres, je souhaitais la venue du vieil homme grassouillet, à la barbe blanche et au sourire sympathique. Le lendemain matin, sans doute tout recroquevillé comme un foetus, ma mère me réveilla doucement, le sourire aux lèvres, et me signifiait de sa main un présent que je n`avais pas repéré sous le sapin. Il était encore plus gros que les autres. Je tambourinais de joie à la vue de ma première voiture. C`était une brouette en bois avec laquelle j`eus arpenté pendant longtemps des chemins aux découvertes sans fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`étais heureux dans mes souvenirs! Avec une agréable fumée de cigare qui avait caressé ma gorge et quelques gorgées d`eau du paradis qui eurent réchauffé ma poitrine et l`esprit, je recherchais tendrement les bras de Morphée quand, pour ne plus me rappeler du temps qui s`était écoulé, j`entendis un bruit sourd à la fenêtre derrière moi. Aussitôt, sur son garde-à-vous, "Cliffette" aboya bruyamment le signal d`alarme. Au même instant, "Billy", tantôt couché en boule sur la tablette du foyer, bondissait sur le sol pour déguerpir je ne sais où, le poil tout hérissé. Le diable était aux vaches! Une panique s`était dangereusement emparée de nous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116664500139036114?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116664500139036114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116664500139036114' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116664500139036114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116664500139036114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/un-nol-inoubliable-partie-2.html' title='Un Noël inoubliable (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116652726847760124</id><published>2006-12-19T04:54:00.000-06:00</published><updated>2006-12-19T16:55:06.023-06:00</updated><title type='text'>Un Noël inoubliable</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les fêtes de Noël et du Jour de l`An approchèrent à grands pas et, plutôt que les habituels &lt;span style="font-style: italic;"&gt;toboggans&lt;/span&gt;, patins et skis, c`étaient les chandails à manches courtes, les chaises de parterre et les sceaux pour laver les voitures que j`aperçus ressortir dans le paysage de ma campagne. En cette fin d`un mois de décembre, même si les journées continuèrent à s`émietter au profit d`une pénombre hivernale, le soleil demeurait toujours chaud et réconfortant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`étais depuis peu rétabli de mes mésaventures rocambolesques dans le sous-bois en compagnie de Rocky, mon héros, que j`en profitais pour retaper quelques auvents défraîchis, remplacer le calfeutrage d`une ou deux fenêtres du rez-de-chaussée et pour étendre sur la corde à linge une dernière brassée avant que l`arrière-saison daigne se réveiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sol des Basses-Laurentides était toujours verdoyant. Les chrysanthèmes d`automne de mon jardin persistaient avec ténacité dans l`étalement de leurs couleurs du jaune, du brun et de l`orange, ce qui invitaient encore quelques insectes butineurs. Mon chaton "Billy" s`amusait à faire ses cabrioles dans un tas de feuilles mortes pendant que mon cabot "Cliffette", tout étendu sur son long, savoura paisiblement la chaleur de quelques doux rayons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`avais pourtant anticipé durant tout le mois de novembre un réveil froid, blanc et persistant, mais à la veille de me servir à nouveau d`une crème solaire, j`eus oublié toutes mes appréhensions... Rien ne laissait donc présager un changement radical de température, de telle sorte que ces dernières journées de l`année me rappelèrent celles vécues par de douces matinées de printemps. Seuls les vieillards de mon village, au dos tout recroquevillé, pouvaient se souvenir d`un pareil temps!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L`après-midi venu, je me dirigeais vers mon potager près de l`étang pour terminer quelques menus travaux abandonnés avant la saison des pluies. Les mauvaises herbes avaient depuis envahi le sol... Un coup de pioche ici, un peu de désherbage par là et le tour était joué. La terre désormais labourée pouvait m`offrir à nouveau toutes les merveilleuses ressources de ses entrailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant ce regain de vie et d`espoir, je m`abstenus néanmoins de planter quelques graines de semence même si la tentation m`était forte... Car, au moment où je me reposais un instant, appuyé sur mon râteau, j`aperçus une hirondelles retardataire perchée sur une branche d`épinette. Je me souvenais alors que l`une d`elle ne fait pas le printemps et que les jours se suivent mais ne se ressemblent pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116652726847760124?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116652726847760124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116652726847760124' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116652726847760124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116652726847760124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/un-nol-inoubliable.html' title='Un Noël inoubliable'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116638087837728228</id><published>2006-12-17T11:38:00.000-06:00</published><updated>2006-12-17T22:03:21.700-06:00</updated><title type='text'>Ma vie sans dessus dessous (Partie 11)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je ne pouvais plus me retourner le corps ni même la tête. Complètement paralysé, j`étais devenu la statue jumelle de Rocky qui le pauvre devait sans doute rendre son dernier souffle près d`un feu de camp réduit en cendre parsemé de braise. Tous les deux, chacun de son côté, nous agonisions atrocement dans la tyrannie d`un froid polaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudainement, je sentis quelque chose me chatouiller le cou. Même si je ne pouvais plus bouger pour trembler de tout mon corps comme un jeune feuillage au vent, je transpirais de peur. Le coeur sous la main, j`étais prêt à gerber tout mon p`tit déjeuner. D`un simple coup de dents et je devenais un pâté de première qualité! Mais, j`eus droit à un autre calvaire avant de subir mon coup de grâce. Comme si la bête voulait célébrer gaiement sa trouvaille, elle muglait sans retenu pour que je sois étourdi de son triomphe. J`aurais cru qu`il s`agissait d`un animal blessé fuyant l`autel du sacrifice tellement que son hurlement était perçant. Puis, plus rien. L`animal démoniaque s`était tu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps me paraissait long. L`écho des cris résonnait toujours entre mes deux oreilles quand, pour me surprendre, des lichettes chaudes et gluantes me varlopaient sans façon le cuir chevelu et le visage. Aussitôt recouvert de bave dégageant une forte odeur de lait caillé, je me doutais qu`il devait s`agir du veau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;p`tit sacripain&lt;/span&gt; n`en finissait plus de me surprendre. À chacun de mes respires d`un naufragé en haute mer déchaînée, il insérait sa longue langue dans ma bouche grande ouverte. Si je ne devais être dévoré de la tête aux pieds comme un poisson frit dans le bol d`un gros &lt;span style="font-style: italic;"&gt;matou&lt;/span&gt;, je crus achever ma vie, étouffé comme un condamné à mort la corde au cou...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans le "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;flic flac" &lt;/span&gt;d`un toilettage en règle, une lueur apparaissait pour complètement éblouir la forêt. Sans plus tarder, j`entendis le grondement d`un moteur au loin. Quelqu`un criait à gorge déployée: «Ho Hé! ...Ho Hé, je m`en viens...». Immédiatement, je reconnus la voix de Lancelot. Debout sur son cheval, à quatre roues, il se dépêchait de nous rescapter, Rocky et moi. Allongé dans une remorque près de mon héros toujours en vie, je pouvais voir le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;p`tit torrieux&lt;/span&gt; aux yeux ronds et noirs qui, bien attaché par le cou, tentait de nous rattraper aux galots pour poursuivre ses longs baisers. À cet instant, je ne pus m`empêcher de sourire, car, après tout, c`était grâce à son mugissement glorieux que Lancelot nous retrouva...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116638087837728228?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116638087837728228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116638087837728228' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116638087837728228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116638087837728228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/ma-vie-sans-dessus-dessous-partie-11.html' title='Ma vie sans dessus dessous (Partie 11)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116636881429473130</id><published>2006-12-17T08:46:00.000-06:00</published><updated>2006-12-17T21:58:51.796-06:00</updated><title type='text'>Ma vie sans dessus dessous (Partie 10)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ma vie était sans dessus dessous. Je souffrais beaucoup, mais vraiment beaucoup. J`étais tout raide de froid. Toujours pris au piège dans les griffes acérées de l`arbrisseau de la mort, je ne sentais plus mes membres. J`étais comme un malheureux petit poisson des chenaux abandonné sur la glace de St-Anne-de-la-Pérade. Tout ce que je percevais, c`était le vent sur mon visage qui sifflait un air sinistre et le p`tit mulot gris foncé qui s`agitait nerveusement autour de mon cadavre pour à chaque fois se cacher dans les souches d`un arbre dès que je hurlais mes douleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rideau de la nuit ne tardait pas à masquer tous mes points de repaire. Seul à mon désespoir, je broyais du noir au fin fond de mes pensées. Comment aurais-je pu deviner qu`un jour, le dernier de ma vie, je crèverais comme un chien? Pourtant, je me refusais à croire au dicton: "Tu vas mourir comme tu as vécu". Car, pour avoir toujours été sincère et attentionné avec les gens qui partagent ma vie, mon destin ne pouvait se dessiner tragiquement par quelques traits à l`encre rouge...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudainement, pour me sortir de ma lassitude morbide, j`entendis quelques craquements. Une volée d`oiseaux de proie s`envolèrent en fracas. Encore une fois, j`étais la cause d`une perturbation au coeur d`une forêt des Basses-Laurentides. Cependant, cette fois-là, j`avais conscience que j`étais l`appât d`un copieux repas du soir... D`autres bruits secs se firent entendre pour déchirer mes oreilles bien tendues. Une bête s`approchait lentement vers moi tout en reniflant bruyamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116636881429473130?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116636881429473130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116636881429473130' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116636881429473130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116636881429473130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/ma-vie-sans-dessus-dessous-partie-10.html' title='Ma vie sans dessus dessous (Partie 10)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116622623234250035</id><published>2006-12-15T17:19:00.000-06:00</published><updated>2006-12-15T20:54:28.360-06:00</updated><title type='text'>Ma vie sans dessus dessous (Partie 9)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La neige tombait toujours en rafale mais sans toutefois s`accumuler au sol. Contraint d`être étendu comme une poupée chiffon, le corps sans vie, je me sentais vraiment &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bêbête&lt;/span&gt;! Seuls le bruit de nos respirations ardues et le crépitement du feu de camp retentissaient à mes oreilles gelées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rocky ne marmonnait plus. Parfois, il bougeait nerveusement du pied ou de la main, mais sans plus. Il me semblait disparu dans un monde qui me fut inconnu. Heureusement que le feu se faisait réconfortant et gigantesque. Haut de plus de trois mètres, il nous tenait au sec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, il ne fallut pas longtemps pour que je sois de nouveau troublé. Mon approvisionnement de brindilles, difficilement obtenu, se volatilisait rapidement en un tas de poussière et de cendre comme de l`eau sur un bithume irradié par un gros soleil. Tout autour de moi, j`avais dérobé à la forêt ce qu`elle avait laissé pour compte en combustible. Plus rien ne tombait sous ma main, même pas un petit bout d`écorce d`arbre moisi... Alors, avant de me retrouver au dépourvu dans une noirceur totale d`une nuit automnale, je rampais de nouveau pour rechercher de quoi alimenter le feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face contre le sol, froid et rugueux, j`avançais lentement comme un escargot sur un tapis d`épines de sapin. À chacun de mes déhanchements douloureux, je grimaçais en silence tous les démons de la terre. Je cru qu`un boulet enflammé se retrouvait coincé dans l`une de mes jambes. Pourtant, malgré ma misère, je trouvais le courage de progresser entre des arbres denses et ramifiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette position inconfortable, tout me paraissait cependant différent. La majestueuse fougère à l`autruche que je foulais naguère insouciamment du pied m`enveloppait soudainement de ses longues tiges retombantes. Sous mon nez s`étalaient gracieusement des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;crottes&lt;/span&gt; de cervidés comme un jeu de petites billes.  À cet instant, j`eus l`impression de me retrouver dans l`univers magique d`&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alice aux pays des merveilles&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, mon bonheur d`un gamin étourdi ne fut que de courte durée. Pour me glisser à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;veuglette&lt;/span&gt;, je m`empêtrais dans les tiges épineuses d`un arbrisseau. À chaque mouvement, ma chair se déchirait et partait en lambeaux. Cette nouvelle douleur m`était tout aussi insupportable. J`étais désormais pris au piège comme un rat dans une souricière de laboratoire. Plus de feu pour ne me réchauffer ni pour ne me protéger, je me transformais rapidement en un appât de viande, crue et fraîche, pour tous les prédateurs de la forêt, petits et grands.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116622623234250035?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116622623234250035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116622623234250035' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116622623234250035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116622623234250035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/ma-vie-sans-dessus-dessous-partie-9.html' title='Ma vie sans dessus dessous (Partie 9)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116604566839604006</id><published>2006-12-13T14:53:00.000-06:00</published><updated>2006-12-17T15:39:41.633-06:00</updated><title type='text'>Ma vie sans dessus dessous (Partie 8)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La température était de plus en plus fraîche au point de devenir désagréable. Un vent nordique s`était levé pour souffler quelques flocons de la grosseur d`un dix sous. À l`endroit où nous nous trouvions, le sol n`était pas encore recouvert d`un épais manteau blanc. Mais, pour avoir récemment bravé ma première grande tempête de neige de la saison dans le Pays du Loup-Garou, je me doutais bien que je revivrais pareille circonstance d`un instant à l`autre. Cependant, j`espérais dans de meilleures conditions...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rocky était toujours paralysé comme la statue d`une pierre tombale et moi, souffrant d`une douleur à une jambe et encore trempé de la tête aux pieds, je sentais que j`allais devenir sa soeur jumelle... Alors, avant de mourir complètement gelé, mon héros me marmonnait à travers ses dents serrées de fouiller dans la poche de son pantalon. «Mais que diable, à quoi penses-tu?», lui demandais-je l`air étonné. Rocky fit mine de rien comme si le seul fait de bouger ses lèvres lui valait toutes les souffrances du monde. À cet instant, je compris qu`il était sérieux et j`obtempéra sur-le-champ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec une taille bien enrobée dans un jean trop serré, j`eus cependant de la difficulté à y insérer ma main. Mais, au bout de quelques tentatives infructueuses, je réussissais à vider tout le contenu de la petite poche. Un vrai bric-à-brac! Un couteau à cran d`arrêt, un vieux briquet à essence rechargeable, un petit crayon de bois rongé des deux bouts, des attaches, mais sans un sou... Rocky est le modèle type du fermier contemporain: fort, courageux et débrouillard comme pas un, mais pauvre comme un mendiant!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la main gauche, il me faisait signe de prendre le briquet et de son autre main tremblante, il me pointait des broussailles. Même si je n`étais pas malin comme lui, je compris immédiatement ce à quoi il faisait allusion. Je rampais alors comme une chenille sur un sol froid et humide afin de ramasser quelques brindilles. Malheureux que le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;p`tit torrieux&lt;/span&gt; de castor ne soit pas dans les parages, car je lui aurais volontiers et avec joie subtilisé quelques fruits de ses efforts! Néanmoins, après m`être écorché la peau ici et là sur des cailloux à peine dissimulés sous une mousses de sphaigne encore verdoyante, je pus finalement construire un petit feu de camp sous forme pyramidale. Pour avoir visionné plusieurs vieux westerns, j`avais idée de la chose...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout était fin prêt pour enfin se réchauffer la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;couane&lt;/span&gt;. Je pris le vieux briquet dans ma main et de mon pouce, je frottais énergiquement la pierre par une roue métallique. Mais, à ce moment-là, je ne m`attendais pas à subir un autre calvaire. Il était pire que ceux vécus plus tôt durant la matinée... Une flamme immense de couleur jaune-orangé monta si haut qu`elle me brûlait aisément les sourcils. Par chance que je portais une casquette! Rocky se tordait de rire tout en se soutenant fermement le ventre de ses deux mains. «À l`avenir, rappelle-&lt;span style="font-style: italic;"&gt;moé&lt;/span&gt; de régler la mèche de ton maudit briquet avant de m`en servir...», lui dis-je d`un ton sec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116604566839604006?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116604566839604006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116604566839604006' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116604566839604006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116604566839604006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/ma-vie-sans-dessus-dessous-partie-8.html' title='Ma vie sans dessus dessous (Partie 8)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116580838211572588</id><published>2006-12-10T21:17:00.000-06:00</published><updated>2006-12-11T00:09:01.466-06:00</updated><title type='text'>Ma vie sans dessus dessous (Partie 7)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le temps m`était compté. Je devais agir vite. Suspendu d`un pied par un filet d`acier, le visage de Rocky, bouffi, tournait dangereusement au violet. La situation était sans espoir à moins d`un miracle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenant le contrôle de mes nerfs, je grimpais à l`arbre comme un singe. Le pin blanc était long, dur et largement collé de résine odorante. Comme il me fut impossible de couper le filet sans un ciseau approprié, je donnais des coups de pied sur la branche sèche et rabougrie qui se prêtait de poulie. Cependant, j`avais peur, très peur. Peur de tomber... C`est pourtant le malheur qui se produisit!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non seulement la branche sur laquelle je me défoulais du pied se cassa pour libérer mon héros de sa fâcheuse position, mais aussi celle qui me permettait de m`agripper solidement d`une main. Sans plus de soutien, je dégringolais dans le vide comme un fruit mûr pour m`affaisser violemment au sol sur le corps meurtri de Rocky. Immédiatement, sur l`impact de ma chute, plusieurs pièges à mâchoires dissimulés non loin dans une végétation défraîchie s`entrechoquaient pour retentir un bruit de ferraille des plus terrifiants. La forêt avait serré les dents dans sa colère...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abasourdi, je me questionnais sur l`espèce animale que les braconniers salopards désiraient capturer? Sans plus tarder, Rocky reprit conscience. Il s`agitait nerveusement des bras et des pieds comme un bébé dans son berceau pour chercher désespérément de quoi respirer. Complètement allongé sur son cadavre, je l`étouffais sans m`en rendre compte. «Tasse-&lt;span style="font-style: italic;"&gt;toé&lt;/span&gt; d`là...», me dit-il d`une voix enraillée. «T`inquiète! Je voulais simplement écouter le gargouillement irrépressible de ton estomac vide...», lui répondis-je, l`air désolé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon héros était plus amoché que je le pensais. Incapable de bouger, il ne pouvait marcher jusqu`à la ferme. Mais, il en était de même pour moi... Ressentant des douleurs au niveau de la cuisse gauche, je souffrais le martyre pour grimacer à jamais comme un chien malheureux. Ne pouvant s`aider ni l`un ni l`autre comme deux frères, nous étions dans de beaux draps comme deux idiots...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116580838211572588?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116580838211572588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116580838211572588' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116580838211572588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116580838211572588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/ma-vie-sans-dessus-dessous-partie-7.html' title='Ma vie sans dessus dessous (Partie 7)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116553351826638640</id><published>2006-12-07T16:58:00.000-06:00</published><updated>2006-12-07T23:29:19.920-06:00</updated><title type='text'>Ma vie sans dessus dessous (Partie 6)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Si tantôt, j`étais gelé pour être coincé, les deux jambes dans le ventre de la terre, j`étais dès lors frigorifié dans l`eau glacée. Le courant déchaîné du ruisseau me transportait comme un billot de bois flottant à la dérive. Mais, avant de me perdre au loin dans une gueule assoiffée, je pus m`agripper après une branche d`un bouleau que le p`tit siffleux venait tout juste d`abattre de quelques coups de dent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais je ne m`étais vu transformé en bonhomme de neige. J`étais complètement recouvert de dépôts de givre de la tête aux pieds. À ce moment-là, je n`aurais conseillé à personne de se frotter à moi... Je bouillonnais de rage et ne pus me retenir pour pousser un hurlement de tous les démons. Il me semblait que de la fumée du feu de l`enfer me sortait des oreilles!   «La Nature n`aura pas la patte sur mon corps...», criais-je. Je devais retrouver mon héros quitte à tomber dans tous les autres pièges de cette forêt malicieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je marchais vite et je n`avais plus froid. De retour à l`endroit où j`entendis pour la première fois un gémissement, je remarquais une longue corde de lin torsadée et abandonnée au sol. Je cherchais du regard le bout de cette corde comme une flamme brasillant dans une traînée de poudre. Après quelques instants d`incertitude, mes yeux s`arrêtèrent enfin à la base d`un grand pin blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me retournant sur un pied comme une girouette affolée par de grands vents, je ne vis  rien au sol qui me donnait un nouvel indice de la présence de Rocky. J`étais dépourvu. Voilà longtemps que je n`avais pas entendu d`autres gémissements à me courber l`échine. Je demeurais debout et immobile comme un idiot. Et, quand pour me faire bondir comme une puce, quelque chose me frôlait la tête pour que ma casquette toute trempée tomba sur le sol. Juste au-dessus de moi, Rocky était suspendu par un pied comme une carcasse prête à être vidé de ses viscères... La bouche grande ouverte, les yeux fixes et les bras inertes, il ballotait doucement dans les airs. Pris au piège dans un filet de trappeur, le spectacle était des plus horrifiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116553351826638640?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116553351826638640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116553351826638640' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116553351826638640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116553351826638640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/ma-vie-sans-dessus-dessous-partie-6.html' title='Ma vie sans dessus dessous (Partie 6)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116525925766825423</id><published>2006-12-04T09:49:00.000-06:00</published><updated>2006-12-04T13:15:48.833-06:00</updated><title type='text'>Ma vie sans dessus dessous (Partie 5)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sur le sol rocailleux et passablement sec de la forêt dense, je pouvais, sans crainte, presser le pas vers l`endroit d`où provenait le gémissement. Car, avec un mois de novembre pluvieux, l`eau de la rivière avait largement débordé de son lit pour recouvrir une grande partie des champs de ma campagne. Seules les hautes terres furent épargnées. Tout le reste était inondé! Un vrai déluge... Les souris et les mulots fuyaient de tous bords tous cotés!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre gémissement d`un mourant se fit entendre. Il me semblait provenir derrière un énorme pin blanc situé de l`autre côté d`un ruisseau. Trop large et profond pour l`emjamber d`un bond, il m`était impossible de le traverser sans me risquer à marcher sur un amoncellement de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pissettes de bois&lt;/span&gt; entrelacées qu`un gros castor au ventre dodu s`affairait à construire de ses longues et puissantes incisives de couleur orangées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme un chat, je m`approchais sournoisement vers cet animal pour ne pas l`effrayer. Mais, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;p`tit torrieux&lt;/span&gt; me repéra aussitôt, malgré mes précautions. Feulant en voûtant son dos et en hérissant ses poils d`un brun foncé, il essayait de m`intimider avant de se glisser subtilement comme un poisson dans les profondeurs du ruisseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fier et courageux, je désirais plus que tout de surmonter cet obstacle pour rechercher Rocky. Un pied devant l`autre, j`avançais à pas de tortue. Je pouvais sentir le courant de l`eau qui tentait de forcer le barrage. Tout me semblait fragile comme un jeu de cartes. Un mauvais mouvement et je me gratifiais d`une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;p`tite baignade dans l`eau nordique &lt;/span&gt;dont la température devait inévitablement se situer près du point de congélation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le défi me paraissait plus périlleux que je me l`étais imaginé. Parfois, une partie du barrage cédait sous le poids de mon corps. Heureusement, qu`au milieu de cet amoncellement, deux jeunes arbres, solides, droits et vigoureux, me permettaient de m`agripper le temps de soupirer. Mais, au moment où je m`apprêtais à franchir les deux-tiers du trajet, le castor réapparaissait à la surface de l`eau et siffla. Le pauvre était de mauvais poils, pensais-je...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisant fi de sa présence, je poursuivais mon chemin d`un pied prudent, prêt à s`avancer, se rétracter ou reculer quand, je le vis s`approcher rapidement vers moi comme une torpille. Les yeux furibonds, il me semblait en beau fusil! Aussitôt, il toquait l`eau de la rivière à l`aide de sa queue aplatie et rugueuse d`écailles coriaces. Un éléphant jouant gaiement dans un étang avec sa trompe ne m`aurait pas plus éclaboussé de la tête aux pieds... Complètement déstabilisé, je perdis pied et tomba à l`eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116525925766825423?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116525925766825423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116525925766825423' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116525925766825423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116525925766825423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/12/ma-vie-sans-dessus-dessous-partie-5.html' title='Ma vie sans dessus dessous (Partie 5)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116491869927215411</id><published>2006-11-30T13:51:00.000-06:00</published><updated>2006-12-02T18:58:21.006-06:00</updated><title type='text'>Ma vie sans dessus dessous (Partie 4)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je suivais les traces dans le champ comme un chien pisteur. Légèrement gelée en surface comme une mince croûte de glace, la terre labourée cédait sous chacun de mes pas. Pendant un moment, je me laissais tendrement bercer par de doux souvenirs. Mais, ce plaisir ne me fut que de courte durée... Car, à l`instant où je m`apprêtais à fracasser le sol à nouveau pour jouir d`un bruit sec du genre "Cric, Crac, Croc", mes deux jambes s`enfoncèrent dans une marre de boue jusqu`aux genoux. Je m`aurais cru pris au piège comme un rat. Impossible de me dégager sans m`enfoncer davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement, je me sentais raidir comme un bloc de glace. Une panique, qui ne me fut pas étrangère, m`envahissait à nouveau. Le souffle court et le coeur battant, je tentais de me ressaisir avant de perdre la boule! Je me souvenais alors des prouesses de l`un de mes personnages de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;B.D. &lt;/span&gt;préférées: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Indiana Jones&lt;/span&gt;. En quête d`un trésor perdu, le célèbre archéologue aventurier s`était un jour retrouvé, malgré lui, coincé dans le sable mouvant. Pour se déprendre adroitement de ce gouffre mortel, il courbait la moitié de son corps vers l`avant afin d`assouplir son poids, et rampait comme un lézard. Sans plus tarder, je fis de même et me libérais aussitôt des griffes de la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le corps frissonnant et complètement recouvert d`une boue visqueuse, froide et humide, je reprenais, néanmoins, mes recherches tout en suivant la piste. Les traces me menèrent tout droit vers le sous-bois. Tout en prenant garde de sonder d`un pied la surface du sol avant d`avancer d`un pas, je reconnus au loin, le veau s`amusant à faire des cambrioles près d`une rigole d`eau gelée. Comme un chaton endiablé, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;p`tit sacripant&lt;/span&gt; tournait joyeusement en rond pour attraper sa queue. Cependant, à mon grand désarroi, aucun nouvel indice de la présence de Rocky ne se manifestait sous mes yeux, grands et ronds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je laissais le veau à ses occupations pour pénétrer dans la forêt. Semblable à celle se trouvant sur ma colline, cette végétation regorgeait de feuillus et d`épinettes. D`un arbre à l`autre, des geais bleus voltigeaient nerveusement au ras du sol. Il ne fallut pas longtemps pour que je sois saisi, encore une fois, par les cris des corbeaux. Perchés sur les branches tordues d`un vieux chêne rabougri comme des boules de Noël défraîchies dans un sapin sans aiguilles, ces oiseaux de malheur se moquaient éperdument de mes tourments. Quand, pour me dresser les cheveux sous ma casquette, un gémissement d`une terreur mortelle provenant du coeur du sous-bois déchira aisément ce brouhaha au-dessus de ma tête...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116491869927215411?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116491869927215411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116491869927215411' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116491869927215411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116491869927215411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/ma-vie-sans-dessus-dessous-partie-4.html' title='Ma vie sans dessus dessous (Partie 4)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116473901330855225</id><published>2006-11-28T12:06:00.000-06:00</published><updated>2006-11-28T22:52:37.376-06:00</updated><title type='text'>Ma vie sans dessus dessous (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Miss Daisy gémissait toujours. Elle me paraissait aussi vulnérable que les pétales d`une rose qui se flétrissent piteusement sur place sans tomber. Immédiatement, je prenais les choses en main. Je demandais à Lancelot de la raccompagner chez elle. Simplement vêtue d`une chemisette de nuit en coton aux imprimés des personnages de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Disney&lt;/span&gt;, elle ne devait pas se rendre davantage malade par un froid de canard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je connaissais très peu Rocky, mais suffisamment pour savoir qu`il n`était pas l`un de ces idiots qui partirait au loin sans laisser une note ou un message. Malgré son parler dur et son allure de rebelle tatoué, il était le plus respectueux de ses engagements, le plus doux, et le plus sociable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L`encan et l`abattoir d`animaux de pacage se trouvaient à plus de huit kilomètres de route de la ferme. Alors, j`écartais d`office cette piste pour concentrer mes investigations ailleurs. Après tout, quel fermier irait à pied vers ces lieux tout en tirant de ses mains un veau récalcitrant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme première recherche, je décidais de jeter un coup d`oeil dans les bâtiments de la petite ferme. Je me doutais bien que mes tentatives resteraient vaines d`espoir, mais pour m`en assurer, je m`y dirigeais sans plus tarder. Tout me semblait normal sinon quelques bêtes agitées. Il m`était facile d`en faire l`inspection. Car, d`un simple demi-tour de tête, je pouvais tout voir, même le fond d`un trou à rat... D`une construction simple et vieillotte, les bâtisses n`étaient point aménagées de recoins inutiles. Évidemment, j`eus beau crier à tue-tête pour que son nom résonna à mille lieux, mais aucun écho de sa voix ne rebondissait à mes oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quittant l`étable, je fus saisi par les ramages rauques et assommants de plusieurs corbeaux noirs. Tous perchés sur la corniche comme des écoliers en rang serré d`une cour d`école, ils me scrutaient avidement de leurs petits yeux charognards. Pour avoir fait la récente rencontre d`un Loup-Garou dans le coin de Mont-Laurier, je n`étais, à ce moment-là, nullement intéressé à me retrouver dans une autre aventure des plus rocambolesques... Aussitôt, je brandissais nerveusement mes bras en l`air comme un épouvantail animé. Affolés pour en perdre quelques plumes de leur queue arrondie, ils s`envolèrent dans un fracas d`enfer vers le sous-bois d`un champ fraîchement labouré. À la surface de la terre, je remarquais dès lors avec étonnement des traces de pas grossières qui se dirigeaient au loin...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116473901330855225?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116473901330855225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116473901330855225' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116473901330855225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116473901330855225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/ma-vie-sans-dessus-dessous-partie-3.html' title='Ma vie sans dessus dessous (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116456434086295048</id><published>2006-11-26T11:44:00.000-06:00</published><updated>2006-11-26T12:05:40.876-06:00</updated><title type='text'>Ma vie sans dessus dessous (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J`étais confondu. Déjà que je ressentais des serrements étourdissants comme si ma tête était prise dans un étau, je ne comprenais rien de ce que Lancelot me baragouinait! Comment Rocky pouvait-il se volatiliser une nuit, froide et humide, d`un mois de novembre avec son sacripant de veau? Et, pour quelle raison? J`eus beau interroger mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt;, mais aucune de ses réponses ne parvenait à me satisfaire. Alors, afin de combler ma curiosité, je pris la résolution de tirer cette affaire au clair et abandonnais sur-le-champ mon souhait de récupérer par un sommeil profond sous les couvertures, chaudes et réconfortantes, de mon lit douillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin de la petite ferme de Rocky, Lancelot me mentionnait qu`il avait remarqué que, depuis quelque temps, le jeune cow-boy manifestait des comportements bizarres, voire anormaux. Néanmoins, de par ses constatations relatées, je n`étais pas plus inquiet qu`un poupon après sa première tétée... Car, pour savoir que mon héros était capable, de sang froid, d`éteindre sa cigarette au bec à l`aide d`une tronçonneuse, rien ne pouvait lui résister dans ses élans téméraires! Rocky était un être différent. Il n`avait peur de rien ni de personne. Toujours prêt à rendre service, sa bonne volonté était inépuisable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé sur la ferme, je constatais avec stupéfaction que son vieux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pick-up&lt;/span&gt; de marque &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ford&lt;/span&gt; était toujours garé devant la maison. N`ayant qu`un seul véhicule pour se déplacer sur de longues distances, je pensais que mon héros devait nécessairement se trouver tout près. Sans plus tarder, sa charmante épouse, Miss Daisy, nous rejoignait aux pas de course pour s`effondrer en pleurs dans les bras de Lancelot. Pour distinguer sur son visage des traits tirés et des yeux gonflés, je crus que la pauvre avait dû se tourmenter pour verser toutes les larmes de son corps...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout d`un instant à me tordre les tripes et à me nouer la gorge, je lui demandais gentiment si elle savait où son mari pouvait se terrer. Tout en se secouant la tête en signe de négation, elle me marmonnait dans le creux de la poitrine de Lancelot qu`elle n`en avait aucune idée sinon que le veau avait encore fugué la veille au soir et que Rocky était parti à sa recherche. Pourtant, douze heures s`étaient écoulées depuis...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116456434086295048?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116456434086295048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116456434086295048' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116456434086295048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116456434086295048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/ma-vie-sans-dessus-dessous-partie-2.html' title='Ma vie sans dessus dessous (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116442686471412828</id><published>2006-11-24T21:23:00.000-06:00</published><updated>2006-11-25T09:15:54.756-06:00</updated><title type='text'>Ma vie sans dessus dessous</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En revenant de mon voyage dans les Hautes-Laurentides, je ne souhaitais que trois choses: oublier à jamais mes récentes aventures dans le pays du Loup-Garou, retrouver rapidement mes vieilles habitudes réconfortantes d`un célibataire endurci et mon lit douillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures parties au loin que déjà je me sentais déstabilisé dans mon quotidien. Je m`ennuyais, malgré tout, de mes sempiternels réveils par de chaudes et baveuses lichettes de mon cabot "Cliffette" et par des ronronnements mêlés de miaulements de "Billy", mon chaton attachant, mais constamment affamé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fatigue aiguë avait pénétré mon corps, ma vie, et mon âme. Les deux pieds collés sur le parquet de mon vestibule, les bras immobiles ne se balançant plus, le dos courbé vers l`avant et sans doute le visage placide et long comme celui d`un cheval après une course, je me décourageais au point de défaillir à la simple vue de la première marche de l`escalier pour me rendre dans ma chambre à coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, au moment où je m`apprêtais à décoller de cet endroit quelqu`un cognait avec vivacité à la porte d`entrée derrière moi pour me couper le peu de souffle qu`il me restait. Le coeur battant pour défoncer ma poitrine, je tergiversais quelques instants dans l`insécurité d`un gamin épeuré. Aussitôt, j`abandonnais mon état de somnambulisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi n`y avais-je pas pensé auparavant? À chaque fois que je voulais récupérer d`un surmenage ou de toute autre adversité, quelqu`un ou quelque chose venait de nouveau troubler ma vie. Mais, cette fois-là, il ne s`agissait nullement d`un petit animal de mauvais présage ou d`une quelconque pacotille. Sur le seuil de la porte se trouvait Lancelot, un tantinet nerveux et agité. Pour le voir à bout de souffle et se mouvoir constamment et de façon désordonnée, j`aurais cru qu`il avait été poursuivi par un essaim d`abeilles tueuses sur plus d`un kilomètre... «Qui a-t-il?», lui demandais-je avec empressement. «Rocky et son veau sont disparus depuis hier soir...», me répondit-il d`un ton élevé et empreint d`émotion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116442686471412828?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116442686471412828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116442686471412828' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116442686471412828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116442686471412828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/ma-vie-sans-dessus-dessous.html' title='Ma vie sans dessus dessous'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116414199148594919</id><published>2006-11-21T14:22:00.000-06:00</published><updated>2006-11-28T12:05:46.033-06:00</updated><title type='text'>Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 9)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je sentais ma fin approcher et pour cause. Sans aucune issue sinon la petite porte de bois devant laquelle mon pire ennemi se trouvait, tous mes espoirs de survie avaient disparu à jamais. Comment pouvais-je me défendre devant un tel monstre, sinon lui changer les idées? Sans plus tarder, je tendis la dernière bouteille de bière sous son nez et lui dit: «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;P`tin... Une p`tite dernière, mon t`chum...&lt;/span&gt;».  Cependant, à mon grand désespoir, dans un immobilisme terrifiant, le loup-garou me dévisageait toujours la langue pendante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me dépêchais alors de composer le numéro d`urgence sur mon portable, mais pour me retrouver au bout du bout du monde, mes tentatives restaient vaines. J`étais désemparé! À cet instant, j`étais prêt à mourir, mais pas vulnérablement comme un agneau dans la gueule d`un loup. Je cassais aussitôt la bouteille sur le sol pour ne garder que la partie lacérée du bec et, en un temps trois mouvements, je me levais pour bondir sur lui comme un fauve l`arme à la main. D`un courage et d`une vigueur qui m`étaient alors inconnu, je lui enfonçais à plusieurs reprises des coups dans le ventre. Dès lors affaibli pour perdre énormément de sang, ce colossal dénaturé ne tardait pas à riposter. Avec une rage quintuplée, il me projettait sur le mur par une simple empoignée. Le choc me fut si violent que je m`évanouissais sur-le-champ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, à mon réveil, tout me paraissait calme après la tempête. La tête sur le bord d`éclater, je cherchais à reprendre mes esprits. L`attente ne fut point longue, pénible et inquiétante. Car, dès que j`aperçus tous les murs de la cabane souillés de sang et mêlés de morceaux de chair, je me remémorais le calvaire vécu la veille. Je me dépêchais alors de quitter cet endroit maudit. Sur le chemin de mon retour que je retrouvais facilement entre des arbres et des arbrisseaux, je vis un animal blessé et épeuré qui se déplaçait avec difficulté non loin de moi. Je m`arrêtais un instant pour l`observer et je reconnus un loup gris avec un signe distinctif qui me rappelait étrangement mon hôte disparu. Une ancienne cicatrice se démarquait à travers les poils de son long museau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116414199148594919?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116414199148594919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116414199148594919' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116414199148594919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116414199148594919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/mon-voyage-au-pays-du-loup-garou_21.html' title='Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 9)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116405251928056829</id><published>2006-11-20T13:36:00.000-06:00</published><updated>2006-12-23T13:21:48.356-06:00</updated><title type='text'>Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 8)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La bête continuait toujours de se déplacer lentement sur la toiture pour de temps à autre gratter énergiquement de ses pattes. Aussitôt, la lumière d`une lune blanche et brillante transperçait les murs en cèdre, tordus et fendus par le temps, pour un tant soit peu éclairer l`intérieur de la cabane. Je pouvais alors apercevoir mon hôte s`énerver comme une souris pris au piège. Le nez collé sur le plafond et la bouche grande ouverte, il me semblait comme ensorcelé au point de devenir hors de lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l`intervalle, je m`étais retiré dans un coin de la pièce pour me recroqueviller au sol par peur d`être bousculé ou même piétiné par un fou furieux. Je sentais que quelque chose allait finir par aboutir. Mais, jamais au grand jamais, je ne pus m`imaginer un tel dénouement. Pendant que je cherchais désespérément de la main quelque chose pour me défendre au cas où je deviendrai le hors-d`oeuvre d`une meute affamée, mon inconnu mystérieux se mit à hurler aux loups. La bête sur la toiture ne tardait pas à l`accompagner dans un élan démoniaque. Leurs cris stridents perçaient le firmament.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`étais complètement terrifié! Les deux mains collées sur mes oreilles, je souhaitais que le déroulement de ces événements tragiques soit l`issu d`un malheureux cauchemar. Mais, il n`en était rien. Car, après avoir aboyer à gorge déployée sous une pleine lune, joyeuse et resplendissante, mon assaillant se retournait lentement vers moi pour commencer à geindre, puis à grogner comme un animal enragé. Les pupilles dilatées, les babines retroussées et dégoulinant de la salive, il me donnait l`impression d`être un homme transformé en loup-garou. Sans plus tarder, il déchirait ses vêtements avec rage. Pour voir tomber des lambeaux de tissus sur le sol, j`eus cru que des griffes recourbées et acérées se retrouvaient aux bouts de ses doigts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116405251928056829?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116405251928056829/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116405251928056829' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116405251928056829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116405251928056829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/mon-voyage-au-pays-du-loup-garou_20.html' title='Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 8)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116386564502473634</id><published>2006-11-18T09:33:00.000-06:00</published><updated>2006-11-18T19:46:46.166-06:00</updated><title type='text'>Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 7)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le temps s`écoulait comme l`eau dans une passoire. Toujours assis devant mon mystérieux inconnu, je bavardais comme une pie sous son nez. Seuls des hochements de tête ou des soulèvements de sourcil désabusés venaient de temps à autre troubler son visage de glace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que j`abordais avec émoi mes récentes mésaventures dans les bois où je m`étais perdu sous un ciel noir pour me retrouver seul avec un loup affamé, mon hôte me semblait, à cet instant, plus qu`intéressé. Il voulait s`enquérir des moindres détails. Non pas ceux qui me concernaient, mais plutôt ceux de la nature de la bête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je restais perplexe face à ses questions bizarres et saugrenues. Moi, qui était sur le bord de perdre la raison quand le loup rôdait sournoisement tout autour de ma carcasse, comment aurais-je pu reconnaître son sexe, son rang au sein de la meute et ses traits de caractère sinon qu`il dégageait une odeur pestilentielle de sa gueule? Pourtant, malgré mon ingnorance, mon inconnu s`acharnait toujours sur moi comme un disque rayé qui scande à dix reprises en moins de quinze secondes. Les yeux sortis de tête &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pis&lt;/span&gt; la langue pendante, cet homme grand et fort comme un dinosaure me donnait la chair de poule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C`était à mon tour de garder le silence même si j`eus envie de lui crier par la tête toute la rage qui s`était depuis peu installée en moi. Il était totalement indifférent à mes émotions. Comment aurais-je pu ne pas lui en vouloir? «J`tais pas une louve en rut...», lui bredouillais-je tout bas entre mes dents serrées. Soudainement, comme un serpent géant surgissant inopinément des abîmes de la mer, mon assaillant se leva avec vivacité pour que sa petite chaise rebondisse sur le mur. Debout devant moi, pendant qu`il me jetait un regard tragique à transpercer la chair de mon âme, je me sentais aussi vulnérable qu`une petite brebis égarée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne savais plus quoi faire ni quoi penser. Étais-je devenu la proie d`un meurtrier sanguinaire? À cet instant, je commençais à regretter mon choix de l`avoir suivi aveuglément dans la forêt. Je souhaitais hardiment que mon ange gardien me vienne en aide. Je fermais les yeux et tentais de me résonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre-temps, le froid et l`humidité avaient gagné sur moi. Pour sentir mes jambes engourdies et grosses comme des pastèques, je donnais un coup de pied dans le vide pour involontairement renverser la chandelle sur le plancher. Immédiatement, la petite pièce tomba dans une noirceur totale. Je croyais qu`après cet incident, tout redeviendrait à la normale pour que chacun retrouve son sang froid lorsque par hasard, une bête bondissait sur la toiture de la cabane. Ses pas lents et pesants résonnaient comme des tambours entre mes deux oreilles bien tendues. Aussitôt, mon inconnu commençait à renifler bruyamment comme un chien. Entre deux inspirations sifflantes, il recherchait une odeur qui me fut complètement imperceptible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116386564502473634?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116386564502473634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116386564502473634' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116386564502473634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116386564502473634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/mon-voyage-au-pays-du-loup-garou_18.html' title='Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 7)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116363335195013649</id><published>2006-11-15T17:01:00.000-06:00</published><updated>2006-11-15T21:57:25.436-06:00</updated><title type='text'>Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 6)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je restais debout et immobile au milieu de cet endroit exigu et sombre à l`atmosphère assez particulière. Pour être soudainement aveugle comme une taupe, je n`osais me risquer à faire un pas de peur de trébucher. Je sentais rapidement que l`air ambiant fut froid et humide. C`était autant sinon plus désagréable qu`à l`extérieur. Je grelottais au point de m`en disloquer les os.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon inconnu me semblait agité. Il fouillait nerveusement dans son grand sac. Tout d`un coup, j`entendis le frottement d`une allumette et tout le petit espace s`illumina. Devant la flamme d`une chandelle, un petit nuage de vapeur sortait de ma bouche à chaque fois que je soufflais. Comme un gamin poltron, je m`empressais aussitôt de lui arracher de ses mains cette source de chaleur pour me réchauffer un tant soit peu les doigts gelés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pus me réconforter un moment. Mais, pour avoir du mal à avaler ma salive, je cherchais des yeux la caisse de bière que j`avais volontiers transporté de peine et misère durant mon voyage dans la forêt. Je souhaitais hardiment que cette précieuse victuaille n`ait pas éclaté en mille morceaux par le gel. Heureusement, à mon grand soulagement, mes appréhensions furent trompeuses. Je me dépêchais donc de décapsuler une bouteille pour soulager mon gosier enflammé puis, par adresse, j`en lançais une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;p`tite frette&lt;/span&gt; à mon inconnu qu`il attrapa aisément au vol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un coin de la pièce se trouvaient deux petites chaises de bois à fond paillé et tressé. Immédiatement, je les empoignais pour les disposer l`une devant l`autre entre la chandelle de suif que j`avais méticuleusement inséré dans une craque du plancher. Assis face à face, je le regardais silencieusement un instant sur une lumière vacillante de couleur jaune orangé. Je remarquais quelque chose de bizarre. À ma grande stupéfaction, je crus un moment que la morphologie de son visage avait changé. Pour  croire que mon malin génie tentait encore une fois de me duper, je me frottais les yeux énergiquement et m`approchais lentement vers mon hôte pour le dévisager sans façon. Surpris de mon comportement, il s`enfonçait aussitôt dans le dossier de sa chaise. Dès lors mal à l`aise pour mourir de honte, je feignais être malade pour perdre toute coordination et, je me convainquis que mon imagination avait une fois de plus débordé par de simples jeux d`ombres et de lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116363335195013649?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116363335195013649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116363335195013649' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116363335195013649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116363335195013649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/mon-voyage-au-pays-du-loup-garou_15.html' title='Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 6)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116346165430576130</id><published>2006-11-13T17:31:00.000-06:00</published><updated>2006-11-14T08:37:30.023-06:00</updated><title type='text'>Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 5)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La neige tombait toujours en abondance sur les plaines et les montagnes des Hautes Laurentides. Le froid du vent qui balayait sans pitié mon visage et qui traversait ma poitrine comme un poignard me fut pénible, presque insupportable. Venant tout juste de quitter le confort de ma fourgonnette que déjà j`étais victime d`un malaise indéniable. J`éternuais, toussais et mon nez coulait comme une fontaine. Décidément, je pensais que je n`étais pas fait de bois et de pierre pour surmonter aisément les rigueurs de l`hiver du Grand Nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré que ma vue soit obstruée par de gros flocons, je tentais, tant bien que mal, de suivre mon inconnu qui me paraissait dur et déterminé. Déjà le paysage se parsemait de bancs de glace qui dépassaient largement mes genoux. Afin de ne pas me fatiguer d`avantage ni de risquer de me caser la gueule, je prenais soin de déposer mes pieds dans chacune de ses traces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le voir se diriger sans aucune hésitation entre des arbres et des arbrisseaux, et à travers de petits ruisseaux, des massifs de bois mort, des trous et des dépressions dissimulées sous la neige, j`en concluais que mon hôte devait connaître cet environnement hostile comme le fond de sa poche. Parfois, il s`arrêtait quelques instants pour me chercher du regard le temps que je le rattrape.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout d`une longue et difficile traversée, nous nous retrouvions au pied d`un cap de roche et sur lequel trônait une lugubre cabane de bois. Petite et rectangulaire comme une boîte à mouchoirs, et sans fenêtres, elle était à l`abandon, dans un piteux état. Mon inconnu me mentionna qu`elle avait servi autrefois comme lieu de passage aux chasseurs et aux trappeurs. L`intérieur ne fut guère plus accueillant. Une végétation sèche avait pris possession des lieux et le vent sifflait ses plaintes à travers les fentes des murs grisâtres. Même le vieux plancher de bois brut grinçait au rythme des rafales... Cependant, dans mes misères, je me consolais de me retrouver à l`abris dans ce modeste logis plutôt qu`au grand air le temps que la tempête s`éloigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116346165430576130?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116346165430576130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116346165430576130' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116346165430576130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116346165430576130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/mon-voyage-au-pays-du-loup-garou_13.html' title='Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 5)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116327640565113985</id><published>2006-11-11T13:47:00.000-06:00</published><updated>2006-11-13T13:00:10.773-06:00</updated><title type='text'>Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 4)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La tempête faisait rage.  Seuls sur la route, nous faisions la trace dans une neige lourde et collante. Dans l`intervalle, la température avait chuté tragiquement pour glacer l`antigel dans les laves glaces. Les deux mains bien crispées sur le volant et le dos courbé, j`étais nerveux au point de sursauter dans cette nature déchaînée. Mon mystérieux passager ne semblait s`en faire outre mesure. Lui qui venait d`un coin de pays sauvage où la vie devait être spécialement difficile, sans doute en avait-il vu d`autres plus dangereuses et terrifiantes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, rien n`arrangeait les choses. Même si je roulais à la vitesse d`une calèche du dimanche, les derniers indices qui me permettaient de m`enligner sans risquer de me perdre dans le gouffre d`un énorme et profond fossé disparaissaient un à un sous une épaisse couche de neige glacée. À cet instant, j`aurais cru me retrouver dans l`arcticle d`un grand désert blanc où les forces de la nature peuvent en un rien de temps bouleverser la vie d`un homme pour à jamais le tourmenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d`un coup, pour l`avoir craint comme la peste depuis le début de mon calvaire, ma batterie tomba à plat... Il m`était désormais impossible de rouler en voiture. Mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;trip de char&lt;/span&gt; venait tout juste de prendre une autre tournure... J`étais désemparé. Dans le fin fond du Nord des Laurentides, dépassé Mont-Laurier, je me doutais que, pendant quelque temps, nous étions pour les secouristes le cadet de leurs soucis!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regardais avec désespoir le type qui était assis à côté de moi. Cependant, dans mon malheur, je me réconfortais de ne pas me retrouver tout seul dans un tombeau que jamais je n`aurais imaginé comme tel... Pour être certain qu`aucun policier n`apparaîtrait sournoisement à la fenêtre de ma portière un carnet de billets de contravention à la main, j`empoignais une bouteille de bière et, à mon tour, je me désaltérais sans façon. Après tout, à ce moment-là, je m`étais convaincu qu`il valait mieux pour moi de mourir ivre, chaud et joyeux plutôt que troublé, gelé et raide comme une queue de castor...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudainement, mon inconnu me jetait un regard inquisiteur et me demanda froidement: «t`es capable d`enjamber des bancs de neige sans pomper comme un phoque?». «Ouais...», lui répondis-je avec hésitation. «Prends tout ce qui est utile et nécessaire dans ton &lt;span style="font-style: italic;"&gt;truck &lt;/span&gt;pour survivre en forêt et suis-&lt;span style="font-style: italic;"&gt;moé&lt;/span&gt;...». Aussitôt, je me dégourdissais les jambes pour me dépêcher de trouver et rassembler ce qu`il m`avait demandé. Jamais je ne m`étais retrouvé dans une telle situation. Nouvellement paysan, je n`avais acquis aucune connaissance des techniques de survie. Pendant que mon sauveur s`emparait de son grand sac en peau de vache à l`arrière de la fourgonnette, je me pressais de prendre mon téléphone cellulaire, une couverture de polar et ma caisse de bière et le suivais de près dans ses pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116327640565113985?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116327640565113985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116327640565113985' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116327640565113985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116327640565113985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/mon-voyage-au-pays-du-loup-garou_11.html' title='Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 4)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116310129323059375</id><published>2006-11-09T13:11:00.000-06:00</published><updated>2006-11-10T12:41:24.043-06:00</updated><title type='text'>Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le train ne tardait pas à rouler tout en sifflant son cri d`enfer pour poursuivre sa course folle. Le temps de revenir les pieds sur terre, je cherchais du regard mon bon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Samaritain&lt;/span&gt; pour me rendre compte qu`il disparaissait déjà au loin dans un tourbillon de neige poudreuse. Aussitôt, je courus à perdre haleine pour le rejoindre afin de lui proposer de m`accompagner dans mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;trip de char&lt;/span&gt;, ne serait-ce que la distance de quelques montagnes parsemées de chênes et de cèdres. Sans dire un mot, il accepta d`un simple hochement de tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais de ma vie, je n`avais vu quelqu`un d`aussi fort et imposant. D`une taille d`au moins six pieds et demi et les avant-bras de la grosseur d`un tuyau de poêle, son allure terrible m`impressionnait. J`étais complètement abasourdi pour en avoir la bouche grande ouverte! J`étais prêt à mettre ma main dans le feu que cet inconnu était imprégné d`une force surhumaine. Aucun obstacle ne devait lui murer son chemin... Même Hulk, ce monstre vert à la rage incontrôlable, n`avait qu`à bien se tenir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant qu`il déposait son grand sac en peau de vache à l`arrière de ma fourgonnette, je le parcourais discrètement des yeux. Il me paraissait mystérieux mais pas au point de trembler de peur. Au contraire, j`en étais captivé même s`il dégageait quelque chose d`indéfinissable... Il était vêtu d`un vieux manteau usé à la corde de style matelot et coiffé d`un bonnet serré de laine. Les traits de son visage étaient sévères. Sa mâchoire était étroite, mais carré et ses yeux étaient d`un bleu profond comme la mer Méditerrannée. L`une de ses joues était barrée par une cicatrice, un vestige d`une bagarre sans doute au cran d`arrêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis à côté de moi sur le siège de passager, il demeurait discret et silencieux. Il fixait  sans relâche la route sinueuse que mes phares éclairaient à peine. Afin de caser la glace, je lui offris une bière. Comme le grand-père Lamoureux, il s`empressait de décapsuler la bouteille pour enfiler le contenu d`un trait. Le pauvre diable devait être déshydraté comme une neige qui fond au soleil... Gardant une main sur le volant, je me dépêchais de lui en servir une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans plus tarder, il me mentionnait qu`après un long départ, il avait décidé de retourner dans son pays natal où règne la nature et les animaux sauvages. Sa voix forte et ferme me donnait froid dans le dos. Pour me prononcer clairement et lentement chacun de ses mots, je remarquais avec stupeur que de temps à autre, un étrange gargouillement sortait de son arrière-gorge ce qui me rappelait le ronronnement d`un chat...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116310129323059375?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116310129323059375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116310129323059375' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116310129323059375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116310129323059375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/mon-voyage-au-pays-du-loup-garou_09.html' title='Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116294424295332367</id><published>2006-11-07T17:39:00.000-06:00</published><updated>2006-11-08T14:40:11.706-06:00</updated><title type='text'>Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Au fur et à mesure que je m`aventurais plus profondément sur cette route sans fin, plus le ciel se faisait sombre et menaçant devant moi. Soudainement, de gros flocons tombaient doucement pour fondre instantanément sur le pare-brise de la voiture. Ce fut ma première neige de la saison. Dans ce spectaculaire décor, j`avais l`impression de me retrouver à l`intérieur d`une boule de verre remplie d`eau et de cristaux blancs qu`on venait tout juste de secouer agilement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, en moins de temps qu`il n`aurait fallu pour le dire, une neige aveuglante tourbillonnait tragiquement pour tomber plus fort sur des rafales de vent. Je ne pouvais plus distinguer la terre du ciel. Dans cette poudrerie hâtive d`un début de grand sommeil hivernal, tout le paysage était déjà recouvert d`un épais manteau blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sens aux aguets et un pied léger sur l`accélérateur, je demeurais alerte. Inquiet comme il m`arrive quand je me retrouve en présence d`un mystère, j`hésitais un instant de poursuivre mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;trip de char&lt;/span&gt;. Mais, une petite voix me susurrait sans cesse et sans répit du contraire. Harassé pour que la panique et la peur ne tardent de m`envahir, je me laissais gentiment convaincre et abandonna sur-le-champ toutes mes craintes et appréhensions quand dans une pénombre artificielle d`une fin de matinée, je vis sous mes yeux quelque chose, de grand et foncé, traverser rapidement la chaussée. Était-ce un orignal ou un ours noir? Je n`en avais aucune idée. En enfonçant profondément le pied sur la pédale de frein, la fourgonnette glissa dangereusement dans la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;slotche&lt;/span&gt; pour faire une embardée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette galère vertigineuse à me couper le souffle, je m`étais retrouvé coincé au milieu d`un passage à niveau d`une voie ferrée. Complètement estomaqué et étourdi comme si je sortais d`un manège endiablé, je me dépêchais malgré tout de m`extirper. Heureusement, je pus sortir par la portière sans difficulté. Cependant, à ma grande stupéfaction, je sentis le sol trembler aussitôt sous mes pieds... Au loin, un train roulait vers moi avec son phare cyclopéen trouant la noirceur d`un épais blizzard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour débloquer totalement, je ne savais plus quoi faire. Je n`arrivais plus à réfléchir! Juste au moment où la sirène du train retentissait son ultime signal, un géant aux muscles d`argile bondissait derrière moi pour me hurler: «mets l`embrayage au point neutre...». Immédiatement, sans me poser des questions, j`obtempérais comme un soldat sous les ordres et d`une simple poussée, il dégagea ma fourgonnette de sa fâcheuse position.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116294424295332367?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116294424295332367/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116294424295332367' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116294424295332367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116294424295332367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/mon-voyage-au-pays-du-loup-garou_07.html' title='Mon voyage au Pays du Loup-Garou (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116269133475287024</id><published>2006-11-04T19:17:00.000-06:00</published><updated>2006-11-04T20:21:07.076-06:00</updated><title type='text'>Mon voyage au Pays du Loup-Garou</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je n`avais pas fermé l`oeil de toute la nuit. Encore une fois, je m`étais tracassé pour le triste sort réservé à Jacinthe et son grand-père si rien n`était fait pour le renverser. Sans plus un revenu, la ferme des Lamoureux était en danger. Déjà, les rapaces se mettaient à la tâche pour narguer le vieux fermier afin qu`il capitule au bout de son désespoir. Cette terre riche et saine amendée naturellement de compost et de fumier était devenue un trésor particulièrement convoité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis sur le rebord de mon lit, alors qu`un soleil cru était sur le point de se réveiller, je regardais à travers la petite fenêtre à carreaux légèrement givrée, les nuages teintés de rose qui attrapaient gaiement les premiers rayons dorés. Dans ce bleu du ciel qui s`éclaicissait doucement, les silhouettes d`arbres et de végétations dénudés se reflétaient encore, tout de noir, sur mon étang partiellement gelé. Tout était calme dans une brume matinale d`un matin d`automne. Seules quelques bernaches tapageuses du Canada qui tardaient toujours à quitter ma colline vers de meilleurs cieux me rappelaient avec nostalgie les doux souvenirs d`une saison colorée à jamais passée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si ce magnifique paysage pouvait à lui seul égayer ma journée entière, ma tête était encore saturée d`idées noires. Je me creusais fort les méninges pour trouver une solution aux malheurs de mes amis voisins, mais rien ne venait illuminer mon esprit. Ma batterie était à plat! Alors, afin de me recharger rapidement, je bondissais de mon lit pour me préparer à faire un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;trip de char&lt;/span&gt;. Pour rouler sans même me demander le but de ma destination, je savais que cette idée folle ne pouvait que me faire du bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le compteur de ma fourgonnette n`eut tourné longtemps pour que j`aie oublié la raison de mon départ. À mon plus grand plaisir, les superbes décors de falaises escarpées surplombées de sapins, de cours d`eau tumultueux, de petits lacs bleutés d`une profondeur infinie et de champs dorés de foin roulé en boule se défilaient sous mes yeux grands et ronds. Comme un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;p`tit cul&lt;/span&gt; qui se retrouve pour la première fois dans une gigantesque foire d`amusements où se mêlent des cris de joie et des odeurs de maïs soufflés et de barbe à papa, j`étais émerveillé. Mais, malheureusement, pas pour longtemps! Au loin d`une route sinueuse et vertigineuse qui se perd dans le Nord des Laurentides, vers Mont-Laurier, d`épais nuages venaient soudainement assombrir mon humeur. Une tempête de neige s`annonçait tragiquement à l`horizon...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116269133475287024?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116269133475287024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116269133475287024' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116269133475287024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116269133475287024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/mon-voyage-au-pays-du-loup-garou.html' title='Mon voyage au Pays du Loup-Garou'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116240853446292706</id><published>2006-11-01T12:37:00.000-06:00</published><updated>2006-11-01T18:16:34.973-06:00</updated><title type='text'>La catastrophe (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aussitôt, Jacinthe apparaissait devant moi sous la table accroupi comme un enfant dans son carré de sable. «Que fais-tu là, mon p`tit lapin?», me demandait-elle le regard étonné. «Mummm... Je cherchais une carotte à gruger...», lui répondis-je en faisant une mine de réfléchir. Instantanément, ma chouchoute s`éclatait de rires. «Enfin, un premier rayon de soleil qui illumine ma journée!», pensais-je à voix haute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inquiet pour en perdre la tête, je ne tardais pas à la questionner sur la raison de toute cette agitation. Sur le coup, je vis la beauté de son sourire angélique disparaître comme par enchantement. Sous mes yeux horrifiés, son visage se transformait tragiquement pour devenir grave et limpide. Je sentis alors toute l`ampleur de la tragédie qui s`était abattue sur cette famille de cultivateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacinthe restait un instant silencieuse sur une misère aux yeux noyés de chagrin. Puis, avec une voix gémissante à me nouer la gorge et à me serrer le coeur, elle me dit: «nous allons peut-être perdre la ferme...». Immédiatement, je la pris dans mes bras et la serrais fort contre ma poitrine. Ensemble, nous étions blottis sous la table comme deux oiseaux frileux, au fond d`un nid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans pour être un spécialiste de la gestion de la terre et de ses ressources, je me doutais bien qu`avec les piètres résultats des dernières récoltes et des dettes excessives accumulées dus à des coups élevés de production par rapport à des prix relativement bas des produits de vente, qu`un jour à l`autre, plus aucun arrangement ne serait possible entre monsieur Lamoureux et ses créanciers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Subitement, je sursautais comme un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;polichinelle&lt;/span&gt; jaillissant de sa boite à surprise. Le sachant atterré par ce qui lui arrivait, vieux et malade, je me faisais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;du sang de punaise &lt;/span&gt;pour mon vieil ami.  Je sortis alors rapidement de ma cachette en entraînant Jacinthe aux pas de course vers l`endroit où le grand-père se défoulait plus tôt. À ma grande surprise, le spectacle était des plus désolants. Assis sur son vieux coffre d`outils, les jambes écartées, le corps arqué comme un point d`interrogation et la tête vers le bas, le vieux fermier murmurait des mots confus que seul un ivrogne d`habitude aurait pu en saisir la portée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le voir dans cet état de misérable, il me faisait pitié. J`étais bouleversé, triste et pensif. Le pauvre diable, comme bien d`autres cultivateurs, s`était tuer à l`ouvrage tous les jours de sa vie, du matin au soir, et même contre les caprices de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dame nature&lt;/span&gt;, pour cultiver les ingrédients du pain, le symbole de la nourriture et de la vie. Jamais ne s`était-il douté que tous ses efforts lui procureraient un sort pire que celui de la mort... À l`ère du développement durable, je pensais qu`il ne suffisait pas simplement de soutenir la terre pour qu`elle soit d`une meilleure qualité, mais aussi la soutenance humaine, afin de préserver l`avenir de l`agriculture. Je demandais donc à Jacinthe de m`aider à le transporter jusqu`à sa chambre pour qu`il puisse récupérer le plus rapidement possible de ses émotions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116240853446292706?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116240853446292706/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116240853446292706' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116240853446292706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116240853446292706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/11/la-catastrophe-partie-3.html' title='La catastrophe (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116232677950821516</id><published>2006-10-31T14:09:00.000-06:00</published><updated>2006-10-31T14:32:59.540-06:00</updated><title type='text'>La catastrophe (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je restais planté là sans bouger à le regarder et sans dire un mot. Je ne comprenais plus rien pour en avoir le corps et l`esprit figés comme un bloc de glace.  Voilà à peine quelques heures, le grand-père planait encore dans cette frontière entre la vie et la mort pour dès lors se débattre comme un démon emprisonné dans un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tabernacle sacré&lt;/span&gt;. Que s`était-il passé? Étais-je victime d`un mirage, d`une hallucination due à la fatigue? Je tentais de trouver des réponses à mes questions quand pour le voir de nouveau s`agiter dans tous les sens comme un singe, puis ingurgiter rapidement le contenu d`une autre bouteille de bière à même le goulot, je ne mis pas longtemps à tergiverser pour prendre la poudre d`escampette vers la vieille maison blanche où se trouvait sans doute Jacinthe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière la porte de la cuisine, le nez collé à la fenêtre comme un épieur, je me rendis compte que le tableau n`était guère plus réjouissant à la vue. Les casseroles et les ustensiles revolaient de tous bords tous côtés. Voulant à tout prix m`enquérir de cette situation qui était tout à fait anormale, je me risquais à y pénétrer. Je ne reconnaissais plus ma mignonne. Face à son comptoir, les cheveux en bataille et la robe de chambre en guenille, je crus un instant que ma &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cendrillon&lt;/span&gt; eût passé à tabac par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Javotte &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Anastasia&lt;/span&gt;. J`étais convaincu que le diable avait perturbé la quiétude de la maisonnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le coup, pour la première fois depuis mon installation à la campagne, je regrettais la tranquillité de l`appartement familial situé sur la rue Orléans, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve de Montréal, même si, je demeurais fortement attaché à mes nouveaux amis paysans. Sans plus tarder, la peur m`envahissait de nouveau. Voyant ma belle démoniaque manipuler dangereusement un long couteau pointu pour le lancer adroitement dans le coeur d`une énorme citrouille, je m`élançais agilement comme un chat sous la table pour m`y cacher. Ne pouvant plus tolérer ce branle-bas de combat, je m`empressais d`hurler: «Haaaa! Mais quelle mouche vous a piqué?».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116232677950821516?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116232677950821516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116232677950821516' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116232677950821516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116232677950821516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/la-catastrophe-partie-2.html' title='La catastrophe (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116224051189913568</id><published>2006-10-30T14:08:00.000-06:00</published><updated>2006-11-01T12:22:56.800-06:00</updated><title type='text'>La catastrophe</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je venais tout juste de tomber comme une pierre dans mon lit qu`aussitôt la sonnerie du téléphone retentissait bruyamment à mes oreilles. Raqué comme une barre de fer pour avoir la veille, déambuler comme un damné dans l`obscurité d`une forêt, froide et humide, il m`était pratiquement impossible de bouger malgré ma volonté. Mais, à force de me démener comme un marteau-pilon à la cadence d`une locomotive pour tenter de décrocher le combiné que je réussissais à prendre la communication après avoir roulé en bas de ma couchette complètement entortillé dans mes couvertures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l`autre bout du fil quelqu`un balbutiait rapidement des mots de détresse qui me semblaient incohérents. Il était vrai qu`à ce moment-là, ma tête était sur le bord d`exploser comme un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;maïs soufflé baignant dans l`huile chaude.&lt;/span&gt; Alors que je cherchais à reprendre mes esprits qu`immédiatement je reconnus la voix de Jacinthe: «Minou! Minou! ...Viens vite à la ferme, Grand-Papa pète les plombs...».  Dès lors redressé comme un nigaud, je me dépêchais de me libérer de mon carcan afin de retrouver ma mignonne qui me semblait, encore une fois, elle aussi sur le point de craquer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma hâte, j`avais oublié d`enfiler de chauds vêtements pour me protéger d`un froid de canard. Nerveux et angoissé, j`étais perturbé comme un appareil de mesure déréglé. Cet appel eut sur moi l`effet d`un électrochoc! Courant vers la ferme des Lamoureux, je n`avais même pas pris conscience qu`à cet instant, je foulais un sol gelé légèrement recouvert d`une première neige. La &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fale à l`air&lt;/span&gt; dans des habits de nuit, une ou deux orteilles égarées à travers de vieilles pantoufles, seul mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;coco&lt;/span&gt; était réellement protégé d`une casquette à rabats en poils de lapin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé devant la porte entrouverte de la "ched" à outils, j`étais estomaqué par ce que je vis et entendis. Le vieux fermier se déchaînait comme un torrent embrasé que rien ni personne ne pouvaient arrêter. De sa bouche ne sortaient qu`obscénités, insultes et blasphèmes accompagnés de crachats répugnants. Les poings brandis vers le ciel et tournant en rond pour parfois donner des coups de pied dans le vide, jamais je ne l`avais vu dans un tel état. Il me semblait en furie. Soudainement, je sentis quelque chose frôler de près ma casquette pour qu`elle se renverse sur le sol. Sans la voir venir, une bouteille de bière survolait ma tête comme un projectile pour se fracasser en mille morceaux derrière moi. Dans un excès de colère, le grand-père était complètement déboussolé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116224051189913568?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116224051189913568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116224051189913568' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116224051189913568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116224051189913568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/la-catastrophe.html' title='La catastrophe'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116206437925941228</id><published>2006-10-28T14:08:00.000-05:00</published><updated>2006-10-29T01:43:42.183-05:00</updated><title type='text'>Perdu dans ma tourmente (Partie 7)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La chouette s`était déposée agilement comme un fantôme sur une branche tordue à l`horizon d`un quart de lune. Bien agrippée dans la chair de l`arbre, elle me repéra aisément grâce à ses yeux grands, ronds et perçants. J`avais la conviction qu`elle se prévalait avec impudicité, un droit de regard sur le jardin secret de ma grande pusillanimité... Devant cet ange révolté, je me sentais dépourvu, mis à nu. Mais, pour me douter que je vivais mes derniers moments pour mourir bientôt comme un innocent agneau sur l`autel de la croix, dans mon inertie, j`admirais encore une fois le firmament qui s`était soudainement éclairci. À ce moment-là, il me paraissait plus beau que jamais. Comme un cadeau du ciel, tout scintillait de mille feux dans un fondement bleuté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étant contemplatif et empreint de sérénité pour en saisir l`esprit de ces lieux, un autre craquement sinistre résonnait subitement tout près de moi pour que je quitte dès lors mon état de béatitude. Mais, à peine n`eus-je le temps de prendre conscience du danger que je courais pour trembler à nouveau de la guibolle qu`aussitôt un cerf de Virginie au panache grandiose apparaissait devant moi en lisière de la clairière. Alors qu`il s`avançait lentement avec hésitation tout en agitant nerveusement sa queue et ses longues oreille, je m`émerveillais devant sa puissance, sa grâce et sa délicatesse que sont ses attributs. J`étais aussi impressionné qu`un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;p`tit cul&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;incrédule devant son précieux G.I. Joe&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors détendu et sécurisé comme si je me retrouvais dans les bras d`un être cher, je compris à cet instant que je pouvais être à la fois fort et délicat de nature comme cette créature aux yeux doux entourés d`un halo blanc. J`étais un homme qui pouvait vivre des sentiments de peur et de tristesse sans que ma virilité en soit atténuée pour toujours. Ces peurs qui minaient alors ma vie m`étaient devenues révélatrices d`une forme de vie créatrice. De par leurs contacts dans un environnement hostile et en les surmontant, je refaisais ma vie en décelant mes faiblesses et en redécouvrant mes forces. J`avais réussi à combatre le malin génie qui s`était caché en moi pour retrouver la paix. Je fixais toujours cet animal bienfaisant quand, après s`être incliner la tête avec adresse comme un serviteur devant son maître, il bondissait avec souplesse et de façon élégante parmi des arbustes pour s`en retourner d`où il venait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil ne tardait pas à se lever au chant du coq. Et, dès que je pus discerner mon paysage parmi les ombres de l`aurore, je reconnus non loin le sentier pédestre situé tout près de la limite de mon terrain. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sapristi&lt;/span&gt;! J`avais déambuler tout ce temps pour me retrouver malgré moi tout près de mon point de départ... Cependant, même si cette forêt me fut tantôt gourmande pour être par la suite généreuse, je me remémorais la raison pour laquelle je m`eus égaré. Je n`avais toujours pas retrouvé "Billy", mon chaton. Fatigué pour mourir, je décidais néanmoins d`aller me coucher pour poursuivre ultérieurement les recherches quand, au pied de ma colline, je vis "Clifette" courir vers moi la gueule grande ouverte et la langue pendante suivi de loin par mon p`tit fugueur aux poils ébouriffés. Une nouvelle journée d`automne commençait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116206437925941228?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116206437925941228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116206437925941228' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116206437925941228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116206437925941228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/perdu-dans-ma-tourmente-partie-7.html' title='Perdu dans ma tourmente (Partie 7)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116188172025430849</id><published>2006-10-26T11:24:00.000-05:00</published><updated>2006-10-27T00:05:59.716-05:00</updated><title type='text'>Perdu dans ma tourmente (Partie 6)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J`étais anéanti. Le coeur battant à tout rompre pour le sentir sur le point de céder, le souffle court presque inexistant, je cherchais désespérément à sortir de ma cachette. L`air était saturé d`eau glacée. C`était &lt;span style="font-style: italic;"&gt;frette&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;en tabarslak&lt;/span&gt;! Tous les poils de mon corps s`étaient instantanément dressés à l`unison, ma peau s`était tendue et tous mes muscles s`étaient crispés. Ayant de la difficulté à me lever pour avoir les jambes barrées, je me déplaçais à quatre pattes comme un poupon dans l`obscurité totale sur un tapis de cailloux, de racines et de végétations pourrissantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir déambuler quelques instants de peine et misère parmi des p`tites bestioles qui grouillaient de partout sous mon corps, je remarquais tout près devant moi une clairière s`illuminer soudainement par une lueur lunaire. Me dirigeant lentement vers ce lieu prodige afin de ne pas attirer l`attention une fois de plus que je fus, malheureusement, aussitôt atterré par une volée de chauves-souris qui voltigeaient au-dessus de ma tête pour s`esquiver d`un coup. Dans l`espace de quelques secondes, je crus décamper dans un tourbillon maléfique... Heureux qu`elle ne furent pas des vampires! Néanmoins, je restais sain et sauf dans ma galère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Debout au milieu de cet endroit dégarni et lugubre, une vapeur immaculée se dérobait à la surface du sol pour délicatement m`enrouler de son ombre comme un  voile transparent de soie. À cet instant, je me sentais léger comme une poussière d`étoile, mais par pour longtemps. Car, à peine n`eus-je le temps de goûter le néant que quelques souffles rauques et craquements aux sinistres échos virent de nouveau troubler mon esprit. Dans un état d`étrange abandon, je m`imaginais dépossédé de tous mes biens, y compris de mon corps. Je me peinais de ne pouvoir saluer une dernière fois mes amis et de leur dire combien je les aimais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours debout et immobile, les bras bien serrés contre ma poitrine comme un accusé innocent et vulnérable devant l`imputabilité d`un tribunal suprême, je demeurais tragiquement fragile de par mes peurs d`agression et d`envahissement qui ne se sont jamais refermées depuis ma tendre enfance. Confronté dans ma solitude avec cet âme inconnue dissimulée en moi-même, j`attendais le dénouement de ma souffrance lorsqu`une chouette effraie au plumage très pâle irradiait la clairière qu`elle survolait à une vitesse extraordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116188172025430849?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116188172025430849/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116188172025430849' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116188172025430849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116188172025430849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/perdu-dans-ma-tourmente-partie-6.html' title='Perdu dans ma tourmente (Partie 6)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116179509087022239</id><published>2006-10-25T11:30:00.000-05:00</published><updated>2006-10-26T06:51:33.103-05:00</updated><title type='text'>Perdu dans ma tourmente (Partie 5)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Alors abandonné à moi-même dans ce trou à rat, je sentis rapidement la peur m`envahir. J`eus l`impression de nager dans les eaux troubles sans bouée de sauvetage. Tremblant comme un mouton et inondé d`une sueur froide, je me recroquevillais dans le creux d`un tronc d`arbre en serrant fort de mes bras mes genoux sur ma poitrine. Je tentais de faire le vide en moi par peur de basculer dans l`horreur d`une panique incontrôlable. Mais, c`était inutile! Car, je me sentais déjà habité par une âme inconnue qui me rendait peu à peu étranger à mon corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun bruit ne venait troubler mes oreilles fragiles sinon le vent qui sifflait ses plaintes confuses. Même si j`étais tendrement enveloppé dans la douceur d`un lit de mousse prodigieuse installée à l`intérieur de ce tronc, je tentais de garder l`esprit pour demeurer alerte. Mais, voyant que je résistais toujours pour combattre comme un condamné à mort qui refuse de mourir sous la main agile d`un bourreau, un malin génie s`amusais à mes dépends. Sans que je le veuille, des pensées venaient cruellement me troubler. Je revivais alors cette angoisse dévastratrice que je ressentais étant gamin seul dans le noir de ma chambre où je me persuadais fermement de la présence d`un monstre infâme, laid et dangereux sous ma couchette qui venait me terrifier que par simple plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps me semblait s`éterniser ou ne plus être. Les yeux fermés, je m`efforçais de chasser à jamais ces horribles pensées en me remémorant de bons moments passés en compagnie de mes amis, Lancelot et Jacinthe, quand pour en déchirer cette quiétude d`un semblant réconfort, un hurlement de tous les démons se fit entendre. N`étant plus capable de garder les yeux clos, la surprise me forçant à les ouvrir grands et ronds que j`aperçus devant moi, à peine quelques doigts de ma carcasse bonne à dévorer, deux yeux en amandes jaunâtres d`une bête qui m`observait sournoisement dans un brouillard devenu tragiquement dense. Je ne pouvais distinguer ses formes pour me faire une idée de sa nature. Cependant, son souffle pestilentiel et son bruit sourd et menaçant d`arrière-gorge m`anéantissaient sur le coup pour que toutes mes fonctions vitales en soient troublées sous l`effet d`un choc émotionnel intense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`étais convaincu que mon heure avait sonné. Quelqu`un avait cassé le sablier de ma vie! En prêtant l`oreille avec effroi sur le déplacement de cette chose redoutable tout autour de moi, par sa respiration haletante et le bruissement délicat de ses coussinets plantaires sur les végétaux défraîchis jonchant abondamment le sol, j`attendais avec stupeur le coup de grâce de sa gueule sans doute béante aux crocs acérés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116179509087022239?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116179509087022239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116179509087022239' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116179509087022239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116179509087022239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/perdu-dans-ma-tourmente-partie-5.html' title='Perdu dans ma tourmente (Partie 5)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116170825325876991</id><published>2006-10-24T11:17:00.000-05:00</published><updated>2006-10-24T19:43:38.960-05:00</updated><title type='text'>Perdu dans ma tourmente (Partie 4)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je ne voulais me convaincre de l`inévitable par peur d`être affligé d`une blessure inguérissable. Accroupi comme un tailleur, je l`appelais sans relâche. Mais, toutes mes tentations demeuraient veines même si je restais accroché à l`envie de le caresser de nouveau dans mes bras. Il me semblait ne plus y avoir un brin de vie sous la fougère. La gorge nouée et le coeur serré, j`éprouvais d`abord de la colère envers ce chaton salutaire. Par la suite, dès lors trahi par son départ prématuré, je me rendais coupable de l`avoir laissé gambader librement dans cette forêt dangereuse regorgeant de prédateurs plus terrifiants les uns que les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ressentir subitement des fourmis dans les jambes, je devais inévitablement me faire à l`idée de sa mort. J`avançais lentement sur la pointe des pieds pour ensuite écarter délicatement de mes mains les longues frondes, pennées et dressées à la retombante, et à mon grand soulagement, je constatais qu`il s`agissait de la carcasse d`un jeune renard commun. Tout en reprenant mon sang-froid malgré cette triste découverte, je me persuadais moi-même de retrouver mon ami, sain et sauf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faisait de plus en plus sombre et de plus en plus froid. Une brume légère, opaque et humide à me donner des frissons s`élevait subtilement du sol. Tantôt surexcité pour halener toutes les odeurs sur son passage, mon chien se faisait dès lors discret pour me talonner de prêt... Déambulant comme une chimère recherchant inlassablement l`objet de sa convoitise, j`étais désormais désemparé comme un gamin perdu. Sans plus de points de repères, la forêt se fit gourmande. Seuls avec mon cabot poltron, nous étions les étrangers dans un monde inconnu et mystérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni voyant plus rien pour me retrouver dans le fond de la gueule d`un loup, je me risquais tout de même à me déplacer tout en taponnant maladroitement de mes mains tous les objets dont je ne pouvais discerner. Mais, m`ayant hasardé que d`une semelle, je trébuchais sur une souche d`arbre pour aussitôt me retrouver allongé sur mon plat ventre, la bouche immaculée de terreau au goût insipide. Sur le coup, pour me dresser les cheveux sur la tête, j`entendis un tumulte de longs gémissements, de grognements et de cris aigus retentissant de toute part et s`élevant jusqu`au ciel obscur à la noire épouvante. Au même moment, mon chien "Cliffette" déguerpissait au loin. «Reste &lt;span style="font-style: italic;"&gt;icitte&lt;/span&gt;, maudit clebs!», lui criais-je à gorge déployée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116170825325876991?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116170825325876991/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116170825325876991' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116170825325876991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116170825325876991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/perdu-dans-ma-tourmente-partie-4.html' title='Perdu dans ma tourmente (Partie 4)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116162294438006376</id><published>2006-10-23T11:21:00.000-05:00</published><updated>2006-10-24T12:20:45.723-05:00</updated><title type='text'>Perdu dans ma tourmente (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;D`un pas à l`autre dans cette étendue boisée, devenue rapidement dense et impénétrable, je furetais partout le moindre indice de sa présence tout en demeurant circonspect du regard sur les descentes abruptes, les trous dissimulés par la végétation et les cadavres d`arbres au ras du sol. L`humus et les feuilles mortes m`exhalèrent discrètement leur parfum suave sous mon nez. En repoussant avec précaution les branches sèches à la base d`un tronc d`épinette, l`une d`elles se fracassait d`un coup pour résonner comme un tir de carabine. Par ma faute, j`avais rompu involontairement le silence et la quiétude si particuliers en ce lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement, afin de m`avertir de mon insouciance maladroite, un minuscule écureuil roux dégringolait aisément de cet arbre pour s`arrêter sur une branche juste au-dessus de ma tête. Avec ses yeux noirs furibonds, il me poussait, promptement de sa petite gueule entrouverte, des "Tchic, Tchic, Tchic" constants et aigus tout en tambourinant nerveusement de ses pattes arrières. Je le regardais, un instant, se démener comme un petit diable pendant que mon chien lui obtempérait vivement ses objections. Mais, m`apercevant que la lumière du jour se tamisait tragiquement comme la tombée d`un rideau de théâtre, je faisais fi de ses admonestations par un geste de la main pour le moins invocateur et, je poursuivais inlassablement mes recherches. Je devais retrouver mon "Billy", advienne que pourra!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul avec mon fidèle ami parmi cette nature regorgeant de vie, je ne tardais pas à faire la rencontre d`une autre créature des bois. Tout en foulant le sol d`un doux et spongieux tapis de lichens entre des roches Laurentiennes, d`un grisâtre un peu rose aux surfaces arrondies, je fus distrait, cette fois-là, par le martellement d`un Grand pic mâle à la crête rouge écarlate. Bien accroché à la verticale sur le fût d`un bouleau, il s`acharnait avec une opiniâtreté étonnante sur les fruits de ses fouilles. Observant avec stupéfaction les débris de bois virevolter lentement vers le sol comme de gros flocons de neige, je me ravissais immédiatement d`une découverte inattendue. Au pied du tronc se trouvait  le collier rouge clair de mon chat et sur lequel son nom y était gravé. Alors rassuré d`être dans la bonne voie, sans plus tarder, je progressais  plus profondément entre les arbres longs et serrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenant précieusement cet indice dans ma main comme une relique, je gardais espoir tant que je n`étais pas certain de faire fausse route. Comme un fauve en quête de nourriture, tous mes sens étaient aux aguets. Les oreilles bien tendues et les yeux grands et ronds, je demeurais alerte quand, par malheur, je remarquais devant moi, au loin dans un chemin tracé parmi des herbes basses, une petite créature à la fourrure rousse, étendue sur le sol sous une fougère à l`autruche. Elle me semblait inerte comme une pierre. J`avais le souffle coupé. Encore une fois, totalement angoissé, je me laissais envahir par des idées morbides à me donner des sueurs froides...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116162294438006376?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116162294438006376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116162294438006376' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116162294438006376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116162294438006376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/perdu-dans-ma-tourmente-partie-3.html' title='Perdu dans ma tourmente (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116153455521274127</id><published>2006-10-22T10:59:00.000-05:00</published><updated>2006-10-25T23:54:35.890-05:00</updated><title type='text'>Perdu dans ma tourmente (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J`étais terrifié à l`idée de le perdre sous les dents acérées comme des rasoirs d`une créature diabolique. Outre "Cliffette", mon grand chien &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Labrador&lt;/span&gt;, ce chaton, avec son doux pelage tigré roux aux rayures plus foncées descendant tout le long de sa colonne vertébrale, était mon seul salut par de longues et  froides soirées d`automne. Ayant pris l`habitude de le caresser de la tête à la queue plusieurs fois par jour que déjà ses frôlements sur mes jambes et ses ronronnements apaisants me manquaient pour me torturer dans mes pensées. Sans plus tarder, je décidais donc de partir à sa recherche en compagnie de mon fidèle ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la luminosité crue d`un ciel bleu azur annonçant l`arrivée de l`hiver, je remarquais que mes érables, peupliers et noyers n`égayaient plus depuis peu ma colline bucolique des teintes du jaune, de l`orange et du rouge. Ils étaient tous désormais décharnés de leur atour pour n`afficher que des silhouettes taciturnes et alarmantes aux formes angulaires et squelettiques. Seuls les bouleaux sinueux, à l`écorce blanche, lisse et brillante, et les sapins verdoyants venaient adoucir ce paysage lugubre et cauchemardesque. Sur un vent en rafale, les feuilles mortes tombées sur le sol tourbillonnaient de bonheur à mes pieds avant de disparaître à jamais sous un épais manteau blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le souffle du Nord venait tout juste de se lever que déjà j`avais le bout du nez gelé. C`était un tantinet frisquet! Mais, tenaillé par une angoisse terrible, je poursuivais mes recherches pour en vain soulager mes inquiétudes. C`est en suivant son chemin, celui-là même dont il avait l`habitude de sonder aux pattes de velours tous les jours comme un maître sur sa plantation, que j`entendis un second miaulement en lisière de la forêt. Avec des sifflements sinistres dans la cime des épinettes, ce miaulement me semblait cependant moins distinctif que le premier. Néanmoins, ne voulant écarter aucune piste, je m`empressais de m`y rendre précédé de mon chien qui était déjà aux pas de course avec la queue en l`air et les oreilles au vent. Pour le voir bondir sur ses pattes arrières comme une puce affolée derrière une touffle de verdures folles, aussitôt j`aperçus une perdrix grise à la face rousse s`envoler subitement avec fracas pour de justesse échapper aux crocs d`un cabot enjoué... Déçu de m`être trompé que le temps d`un long soupir, je pénétrais plus en profondeur dans le sous-bois en espérant retrouver l`objet de ma tendresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116153455521274127?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116153455521274127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116153455521274127' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116153455521274127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116153455521274127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/perdu-dans-ma-tourmente-partie-2.html' title='Perdu dans ma tourmente (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116145261336054536</id><published>2006-10-21T11:57:00.000-05:00</published><updated>2006-10-21T12:43:33.383-05:00</updated><title type='text'>Perdu dans ma tourmente</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Voilà deux jours que je passais mes journées entières à m`occuper sur la ferme des Lamoureux. Afin de permettre à ma mignonne de récupérer le plus rapidement possible de son état lamentable à me faire pleurer comme un gamin perdu, je la remplaçais dans ses corvées quotidiennes. Lancelot s`était spontanément offert pour me donner un coup de main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tôt le matin, en arrivant, je nourrissais les animaux, veillais à leurs soins et après quoi, je nettoyais l`étable pendant que mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; trayait les mamelles des vaches. Sans pour en être convaincu, tout me semblait rouler comme sur des roulettes! Par la suite, je concoctais pour tous de bons repas à la marmithe avec des aliments consistants et pleins de santé. Ragaillardi, le grand-père, qui n`était plus cloué à son lit par la maladie, ne rechignait jamais une deuxième grande assiette, bien remplie jusqu`au rebors, sous le regard enjoué de Jacinthe et de Lancelot. Pour prêter l`oreille aux gargouillements de son ventre, j`avais la quasi certitude que le sympathique vieux fermier ne se privait de rien!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir venu, juste avant le coucher du soleil, après m`être rassuré du bien-être de chacun, je m`en retournais chez moi sur la colline quand, j`aperçus "Billy", mon chaton, quitter le pâturage des Lamoureux pour traverser lentement l`effroyable route de campagne parsemée de petits cadavres. Surpris qu`il se soit aventuré si loin de son chez-soi, je tentais de l`attirer par de doux sifflements rappelant ceux d`une souris en rut, mais peine perdue! Le p`tit fugueur s`arrêta un instant pour me regarder, agita nerveusement sa queue, puis poursuivait nonchalemment son chemin. Peut-être me faisait-il la tête pour l`avoir un tant soit peu abandonné? Quoi qu`il en soit, pour ressentir aussitôt un frisson qui roulait tout le long de mon échine, je me dépêchais de rentrer chez moi afin de me réchauffer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de rentrer pour m`&lt;span style="font-style: italic;"&gt;évacher&lt;/span&gt; comme un pacha devant un doux, chaud et crépitant feu de bois, les doigts de pieds en éventail dans l`âtre du grand foyer, j`en profitais pour m`approvisionner de quelques bûches d`érable quand, pour me faire frémir de peur, j`entendis un tapage infernal venant des profondeurs du sous-bois. Immédiatement, je vis une volée de petits oiseaux s`élever dans le ciel. Parmi les bruits de battements d`ailes et des gazouillements, j`aurais cru entredre un mélange de cris, de gémissements et de grognements. Un dragon à sept têtes crachant tous les démons de ses entrailles ne m`aurait pas autant fait sursauter!  Puis, un silence de mort planait sournoisement pour m`inquiéter... J`attendis quelques instants comme pour me rassurer, les sens aux aguets, lorsqu`un miaulement rauque et aigu me transperçait les oreilles. Aussitôt, je reconnus le cri de détresse de ma p`tite boule d`Amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Caht botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116145261336054536?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116145261336054536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116145261336054536' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116145261336054536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116145261336054536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/perdu-dans-ma-tourmente.html' title='Perdu dans ma tourmente'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116119507943317386</id><published>2006-10-18T12:33:00.000-05:00</published><updated>2006-10-18T17:49:08.656-05:00</updated><title type='text'>Le vieux fermier n`était pas complètement mort! (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Me tenant droit comme un échalas dans le seuil de la porte de la maison des Lamoureux, je regardais Lancelot d`un oeil curieux et sondeur. Son visage demeurait froid et implacable. Je compris alors le sérieux de son attitude sans toutefois me douter de l`étendue des conséquences. Aussitôt, il sortit de sa poche un bout de papier plié et m`informait qu`il avait reçu les résultats des analyses d`échantillonnage de grains provenant des cultures de la ferme. Je le dévisageais toujours impatiemment quand, pour être contraint comme un prisonnier, il poussa un long soupir avant de me dire: «rien n`est valable pour les standards élevés du marché biologique ni même pour nourrir les animaux de l`étable durant l`hiver à venir!».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement, mes bras tombèrent inertes. Je compris alors que toutes les récoltes avaient été contaminées! Comment Jacinthe qui, déjà fortement bouleversée, allait-elle surmonter cet obstacle? Je savais de par ses dires, qu`en surplus d`être malade, le grand-père était grandement endetté et qu`il travaillait comme un forcené du matin au soir pour presque rien, juste de quoi survivre gentiment...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agité pour en avoir le vertige, je cherchais désespérément une chaise pour m`y reposer. Je restais un moment accoudé sur la table de la cuisine, tenant ma tête à deux mains, quand je remarquais sous mes yeux une offre d`achat pour la ferme. Pour me douter que le vieux fermier était entre le ciel et la terre, des salopards, sans scrupules, n`hésitaient pas un seul instant à profiter de la situation pénible et cruelle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette deuxième mauvaise nouvelle eut sur moi une onde de choc, à un tel point que je n`arrivais plus à me contrôler. C`était sans doute ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;torchon&lt;/span&gt; qui mit Jacinthe dans tous ses états. Comme un chien fou qui court après sa queue, je maudissais à tue-tête tous les escrocs de la terre. Immédiatement, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; agronome m`empoigna pour me saisir et me dit: «c`est pas en te défoulant comme un abruti que tu vas régler tous les problèmes...». Avec son regard paternel et sa voix ferme, il était le seul à pouvoir me calmer quand j`étais en colère. À bout de nerfs et la tête baissée, une larme ne tardait pas à s`échapper pour couler doucement sur ma joue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudainement, j`entendis résonner partout dans la maison un bruit de pas comme si quelqu`un à la jambe de bois s`apprêtait à surgir de nulles part. À peine n`eus-je le temps de faire un demi-tour de tête que monsieur Lamoureux apparaissait devant moi, toujours suspendu à son long bâton tordu. Même s`il arborait un visage à l`aspect cadavérique d`un fantôme, le vieux fermier n`était pas complètement mort. Il y avait dans ses yeux une lueur d`espoir. Puis, sans plus tarder, comme le prophète Mahomet, il brandissait sa main en col de cygne dans les airs et invoquait le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Seigneur&lt;/span&gt; de lui donner encore la force de combattre avec ténacité et courage les coups bas que la vie lui imposait toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116119507943317386?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116119507943317386/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116119507943317386' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116119507943317386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116119507943317386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/le-vieux-fermier-ntait-pas-compltement_18.html' title='Le vieux fermier n`était pas complètement mort! (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116092693432078539</id><published>2006-10-15T10:07:00.000-05:00</published><updated>2006-10-15T21:03:51.780-05:00</updated><title type='text'>Le vieux fermier n`était pas complètement mort! (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J`étais bouleversé! Jamais, je ne vus Jacinthe dans un tel état. Son corps nu et sans défense sous une robe de nuit en mousseline bleu ciel m`inspirait quelque chose de rare. Je la reluquais silencieusement, la bouche grande ouverte et la langue pendante, pendant qu`elle déambulait quand le klaxon strident d`un camion me ramenait brutalement à la réalité. Sur la route de campagne vers laquelle ma choupette se dirigeait sans détour, une excavatrice roula à vive allure. Aussitôt, je laissais tomber le balai sur lequel je m`appuyais pour m`élancer aux pas de course vers ma belle misérable. Je n`eus juste le temps de l`agripper par le bras avant qu`elle se retrouve sous les roues du mastodonte!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`étais hors d`haleine et mon coeur battait à coups pressés. Je m`affolais comme un tourbillon de rivière avorton. Debout et immobile devant moi, elle me semblait ailleurs, inaccessible, froide et pleine de démons. En la ramenant vers la maison, je me demandais ce à quoi elle avait pensé. Tout d`un coup, sans crier gare, elle poussa un éclat de rire hystérique pour me faire dresser les cheveux. La tenant par la main, je sentais toute la foudre en elle qui la terrassait. Ses ongles bien encrés dans ma chair, je criais en silence ma douleur. Désemparé comme un enfant perdu, je tentais de la raisonner, mais en vain. Ma mignonne avait perdu l`esprit!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si devant la porte de l`étable, elle m`eut involontairement excité d`un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;plaisir&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;éruptif&lt;/span&gt;, dès lors, elle me faisait un peu peur... Je la regardais s`agiter comme un diable dans l`eau bénite pendant qu`elle me tenait toujours la main dans la sienne. Mon bras, avait doublé de volume en l`espace de quelques secondes, pour être secoué brusquement de tout bord et de tout côté. Heureusement pour moi, que son autre main ne me menaçait pas d`un long couteau pointu et affilé! Puis, sans m`en attendre, à bout de souffle, ma belle démoniaque s`affaissait à mes pieds dans l`herbe sèche et dorée pour ne plus bouger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour dans sa maison, je la déposais délicatement sur son lit. Elle était toujours inconciente. Soudainement, un rayon de soleil perça le ciel ennuagé pour illuminer sa chambre. J`observais tendrement son visage endormi. Malgré la beauté de ses traits divins, comme un papillon au couleurs de nuit, elle me semblait planer au-dessus d`une vallée profonde et obscure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Instantanément, une chaleur m`assaillait pour me suffoquer. L`air de la petite pièce s`était considérablement réchauffé. J`entrouvris doucement la fenêtre de bois pour respirer à pleins poumons une légère brise d`automne quand, sous mes yeux ébahis, j`aperçus Lancelot marcher lentement dans le chemin de la ferme, le dos légèrement arrondi vers l`avant, les mains dans les poches de sa veste de jeans et la casquette à palette retournée. À cet instant, je me dépêchais de le retrouver pour l`avertir du tragique événement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116092693432078539?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116092693432078539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116092693432078539' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116092693432078539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116092693432078539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/le-vieux-fermier-ntait-pas-compltement_15.html' title='Le vieux fermier n`était pas complètement mort! (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116078051287694202</id><published>2006-10-13T17:35:00.000-05:00</published><updated>2006-10-14T17:16:37.290-05:00</updated><title type='text'>Le vieux fermier n`était pas complètement mort!</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le temps était de nouveau maussade et pluvieux. J`en étais lasse d`être trempé dès que je me pointais le bout du nez sous un ciel gris et d`avoir les lunettes embuées parce que, de jour en jour, les degrés de chaleur ne cessaient de dégringoler comme un rocher en bas d`une montagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous mes amis paysans vaquaient à leurs occupations respectives. Jacinthe prenait soin de son grand-père convalescent, Lancelot, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; agronome, s`affairait encore dans les champs du matin au soir et Rocky, qui seul à faire l`élevage d`une vingtaine de vaches, était trop débordé pour me recevoir, ne serait-ce que pour piquer un brin de jasette. Alors, avant de broyer du noir pour me transformer en un loup-garou terrifiant, je décidais de faire une randonnée en voiture sur les routes encore colorées de ma campagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`espérais ainsi me libérer de mes pensées moroses, mais ce ne fut malheureusement pas le cas. Car, en quittant ma colline pour passer devant la ferme des Lamoureux, je fus saisi par quelque chose d`inhabituelle. Dans le petit pâturage face à la maison de "clabord", la vieille jument ruait inlassablement dans le vide. Pour la voir se casser le dos en deux, j`aurais  cru que le diable était accroché à sa crinière! Afin de m`enquérir de cette situation inopinée, sans plus tarder, je décidais de m`y arrêter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, à peine avais-je un pied sorti de la voiture que j`étais déjà accueilli par "Chausette", la chatte de la maisonnée. Le ventre plat, les yeux exorbités et le poil mal léché, elle me semblait affamée. Pour jeter un coup d`oeil tout autour de moi, il en était de même pour les autres animaux. Dans le poulailler, les poules gloussaient et se bousculaient entre elles pour se picorer nerveusement le bec et, dans l`enclos adjacent, les cochons grognaient bruyamment pour se dévorer la queue en tire-bouchon. Leurs cris me transperçaient la tête comme un poignard! J`en concluais donc, de par mes observations, que Jacinthe avait un tant soit peu négligé les soins et l`entretien de tous les animaux de la basse-cour. Alors, pour remédier à ce désastre, sur-le-champ, je me mettais à la tâche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les travaux allaient bon train malgré mon inexpérience. Après avoir nourri tous les animaux, râclé le fumier qui s`était accumulé autour des mangeoires et des abreuvoires, et étendu de la paille fraîche dans l`étable, je vis Jacinthe se déplacer lentement dans le jardin comme une vieille tortue. Avec un regard vide, les joues creuses, et les cheveux écrasés par l`oreiller, elle me faisait penser à une revenante qui insistait pour rester sur terre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116078051287694202?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116078051287694202/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116078051287694202' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116078051287694202'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116078051287694202'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/le-vieux-fermier-ntait-pas-compltement.html' title='Le vieux fermier n`était pas complètement mort!'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116058845530285770</id><published>2006-10-11T12:11:00.000-05:00</published><updated>2006-10-15T09:07:16.643-05:00</updated><title type='text'>Sérénade sous le vieil érable coloré (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il était amusant de les voir s`approcher vers nous, le pas dandinant, le corps redressé et battant des ailes. À peine épeurées, elles semblaient bien tolérer notre présence pour être un tantinet curieuses. Maladroitement, le mâle, -qui est généralement plus grand que la femelle-, tentait de subtiliser mon cordon de bottine à l`aide de son bec à lamelles, tandis que la femelle, immobile, nous jaugeait de ses yeux noirs tout en émettant un cancanement profond presque musical. Pour être aussitôt charmé par cette sérénade, j`aurais cru qu`elle me faisait de l`oeil!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fatigué par de vains efforts, le voleur de grand chemin, au plumage brun avec des lisières claires, abandonna rapidement sa quête pour se retourner promptement vers sa promise. La tête baissée et le cou ondulé, il lui sifflait tout bonnement quelque chose comme: «viens-t-en cocotte! ...On a assez perdu de temps &lt;span style="font-style: italic;"&gt;icitte...&lt;/span&gt;». Immédiatement, elle obtempéra pour le suivre vers l`étang afin de se régaler de racines et de petits mollusques parmi une myriade de poissons aux écailles scintillantes et multicolores.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours bien cramponnée dans le creux de mes ailes, Jacinthe me paraissait perdue dans de douces pensées où quelques anges lui jouaient à l`oreille de la harpe et du haut-bois. Sous un rayon de bonheur, chaud et caressant comme la main douce d`une mère attentionnée, je ne tardais pas, moi aussi, à m`évader dans un monde céleste où chacun vit d`amour et d`eau fraîche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entretemps, la vie nous avait filé entre les doigts à mesure que le soleil, tout souriant, disparaissait lentement à l`horizon de ma forêt. Nous nous réveillâmes tout raidi au moment où une brume fraîche et humide se levait du sol. Après s`être étiré comme un chat, nous remarquions que nos deux visiteurs étaient toujours dans l`étang à patauger gaiement. Leur halte dans mon paradis retrouvé leur semblait profiteur, quand sous nos yeux grands et ronds, deux jeunes loutres de rivière, au regard enjoué et insouciant, se faufilaient bruyamment et rapidement à travers les basses herbes pour se glisser dans l`eau. On aurait dit deux torpilles larguées des profondeurs de la forêt!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alerté par un danger, sur le qui-vive, les deux bernaches allongeaient leur cou vers l`arrière, par-dessus leur épaule, pour rechercher la cause de leur inquiétude et s`envolaient aussitôt comme elles étaient arrivées. Mon coeur en fut attristé. Nous les observions silencieusement s`éloigner dans un ciel rose-lilas époustouflant pour rejoindre à la queue leu leu leurs camarades tapageurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116058845530285770?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116058845530285770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116058845530285770' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116058845530285770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116058845530285770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/srnade-sous-le-vieil-rable-color_11.html' title='Sérénade sous le vieil érable coloré (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116041229899392610</id><published>2006-10-09T11:09:00.000-05:00</published><updated>2006-10-12T22:39:49.730-05:00</updated><title type='text'>Sérénade sous le vieil érable coloré (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sous un rayon de soleil éblouissant, trônait un gigantesque et majestueux érable coloré. Pour m`ébahir devant sa forme arrondie, sa robe d`un rouge vif et ses parures aux lobes dentellés oscillants sur le souffle d`un ange, cet arbre de bois franc me faisait gaiement penser à un merveilleux ballon dirigeable, prêt à s`envoler, et dans lequel j`aurais volontiers embarqué. Afin de mieux me ressourcer de cet endroit empli d`énergie sacrée, vitale et absolue, j`invitais Jacinthe à venir se détendre sous ce grand feuillus le temps de quelques soupirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis sur un doux et spongieux tapis de végétation et adossé sur un tronc, gros, massif et nervuré en profondeur, je rêvais éveillé la tête dans les nuages pendant que ma douce, qui comme une petite souris, s`était blotti profondément dans mon giron chaud et accueillant. Doucement, elle tortillait entre ses petits doigts agiles une mèche de mes cheveux. L`atmosphère était calme et vivifiante. Le son, des feuilles qui virevoltaient et qui tombaient lentement pour claquer sur le sol, nous fut une douce musique à nos oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L`odeur de l`humus qui se dégageait tout autour de moi me rappelait que la terre est un élément vital qui donne tout et qui reprend tout. C`était une raison de plus pour que je prenne, encore une fois, conscience de la chance que j`ai de vivre à la campagne et de l`importance de protéger cet environnement générateur, sain et naturel. J`eus également une bonne pensée pour le vieux fermier qui, pendant ce temps, devait récupérer par de bons soins prodigués. Il était encore trop jeune pour mourir et, je gagnais à revoir son regard critique et intéressé, et ses sourires approbateurs d`un grand-père chaleureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelques pieds du lieu où nous nous reposions tranquillement, je pouvais voir l`eau d`une source ruisseler sur quelques grosses roches pour se déverser rapidement dans mon étang et ainsi me ragaillardir de son gazouillis apaisant. Sans ne plus me souvenir comment nos lèvres en sont venues pour se rejoindre, je savourais tendrement les doux baiser de ma mignonne quand, pour nous surprendre et nous couper brusquement l`envie d`un amour insatiable, deux bernaches du Canada atterrissaient follement à la course, au pied du vieil érable. Dans un monde nouveau, magique et où, tout est possible, elles nous trompetaient royalement leur venue de "Ka-lunk, Ka-lunk, Ka-lunk" aiguës.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116041229899392610?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116041229899392610/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116041229899392610' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116041229899392610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116041229899392610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/srnade-sous-le-vieil-rable-color_09.html' title='Sérénade sous le vieil érable coloré (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116015472165976653</id><published>2006-10-06T11:47:00.000-05:00</published><updated>2006-10-07T18:09:10.650-05:00</updated><title type='text'>Sérénade sous le vieil érable coloré</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Monsieur Lamoureux se remettait lentement, mais sûrement de son malaise, malgré son âge avancé. Pour être fortement bouleversé par ses piètres récoltes de la saison, il s`en était fait du mauvais sang pour subir une défaillance respiratoire aiguë. Jacinthe avait les nerfs à fleur de peau. Car, depuis l`accident tragique entraînant dans la mort ses parents lorsqu`elle n`avait que douze ans, elle n`eut pour famille, ami et confident que son grand-père. Pour lui être reconnaissante, elle était donc au petit soin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vraie bonne fille, aimable, attentionnée et chaleureuse. Pour la voir à se démener comme une diablesse dans ses casseroles à préparer de bons et beaux repas consistants, regorgeant de couleurs et de saveurs, j`en étais presque jaloux... Je n`eus aucune difficulté à croire à un rétablissement prochain du vieil homme qui m`était à la fois mystique et attachant. J`avais hâte qu`il soit de nouveau sur ses pieds, accroché à son légendaire bâton tordu de Moïse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant un après-midi, alors qu`une belle lumière crue annonçait déjà l`arrivée de l`arrière saison, j`invitais ma douce à m`accompagner dans une ballade parmi les arbres joliment colorés surplombant ma colline. Je crus qu`un moment de répis ne lui ferait que du bien à la fois pour son corps et son esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil rayonnait de tous ses éclats comme il ne le fit jamais depuis le printemps. Je le présumais fortement embarrasé de nous avoir oubliés si longtemps... Néanmoins, Jacinthe et moi, nous nous réjouissions de sa grande générosité. Le temps était au beau fixe. Seule une légère brise d`automne venait, d`un moment à l`autre, nous chatouiller le bout du nez tout en berçant mollement les feuilles des arbres qui, auparavant vertes, virent en l`espace de quelques jours dans les merveilleuses teintes du jaune, de l`orange et du rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun bien vêtu d`un tricot de laine et d`une casquette, nous marchions lentement, main dans la main. Comme des gamins, nous nous amusions, du bruit que faisaient nos pas en fracassant les brindilles sèches qui jonchaient abondamment le sol pour résonner avec écho dans ce lieu bucolique et tranquille. Quand, pour être une fois de plus distrait par les merveilles de la nature, apparut sous nos yeux grands et ronds, un lièvre à la robe brun grisâtre! De ses yeux vifs à l`iris jaunâtre, il furetait le sol embelli aux couleurs d`une courtepointe pour dénicher une racine qu`il pourrait grignoter avidement sous ses incisives longues et obliques. Mais, cette mignonne petite créature aux longues oreilles au bout noir n`eut tôt fait de nous repérer pour disparaître vers l`orée de la forêt. Alors, vachement déçus, mais que le temps d`un soupir, nous nous émerveillions de nouveau devant un autre spectacle de la nature. Il était à couper le souffle!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116015472165976653?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116015472165976653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116015472165976653' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116015472165976653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116015472165976653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/srnade-sous-le-vieil-rable-color.html' title='Sérénade sous le vieil érable coloré'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-116005339029708866</id><published>2006-10-05T06:57:00.000-05:00</published><updated>2006-10-05T08:03:10.503-05:00</updated><title type='text'>De mauvais présages (Partie 4)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Soudainement, un vent violent se soulevait. Encore simplement vêtu de mon pyjama en flanelle de coton, je croyais le perdre tellement que la pression était forte. Légèrement arqué vers l`avant et toujours immobile, je tentais de résister de toutes mes forces devant cette nature déchaînée pour finalement culbuter sur le sol comme un feuille morte d`automne propulsée par un souffleur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt, mes inquiétudes se transformaient en panique. Mes deux fesses étaient ankylosées et je grelottais comme au fort de l`hiver. Sans plus tarder, de grosses gouttes de pluie, semblables à des clous, me tombaient dessus. Les éclairs s`abattaient avec acharnement pour déchirer le ciel d`encre noire et le tonnerre résonnait si fort que tout mon corps sursautait d`effroi. Affolé comme un fauve pris au piège, je me levais et me frottais énergiquement le postérieur, pour finalement m`éloigner de cet endroit maudit. Le trajet me paraissait terriblement long. Je broyais du noir comme un vache qui rumine! Mes pas devenaient lourds et lents au fur et à mesure que je m`approchais de la vieille maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelques semelles de la véranda des Lamoureux, je restais figé, les deux pieds nus dans une marre d`eau, sous une pluie froide et diluvienne. J`en étais complètement trempé et aveuglé! Me protégeant la vue à l`aide de mes deux mains, j`entrevoyais devant moi, dans l`ombre, une silhouette au teint plus blanc qu`un drap javellisé. J`avais la chair de poule comme si un fantôme m`était apparu! Je me demandais ce qu`il était survenu chez les Lamoureux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tremblant de tout mon corps, j`hésitais un instant avant de grimper rapidement les trois marches du perron la tête baissée. Aussitôt immobilisé devant Jacinthe, je constatais avec stupeur qu`elle avait le regard vide, perdu. Ses yeux étaient humides et tristes, elle semblait avoir pleuré. Sans même que j`eus le temps d`ouvrir la bouche pour souffler un mot, elle me dit d`une voix d`outre-tombe: «Grand-Pa est gravement malade...».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D`une certaine façon, j`étais soulagé de la nouvelle. Il n`était pas mort, du moins pas pour l`instant... La grande faucheuse pouvait encore attendre! Mais, voyant ma pichounette aussi désemparée et impuissante qu`une petite orpheline, j`en avais le coeur serré. Je l`entrelaçais aussitôt contre ma poitrine pour la caressser doucement d`une main réconfortante. La gorge nouée de chagrin, je lui chuchotais tendrement à l`oreille: «Chérie! Je suis là, avec toi et pour toujours...».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-116005339029708866?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/116005339029708866/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=116005339029708866' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116005339029708866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/116005339029708866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/de-mauvais-prsages-partie-4.html' title='De mauvais présages (Partie 4)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115999655696047615</id><published>2006-10-04T15:52:00.000-05:00</published><updated>2006-10-04T16:15:56.973-05:00</updated><title type='text'>De mauvais présages (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J`eus de la difficulté à me défaire seul de ma fâcheuse position. Se tortiller comme un serpent entre deux étaux ne m`était pas de tout repos! Mais, dès que je le pus, vivant l`angoisse d`un capitaine navigant en haute mer au fort de la tempête, j`accourus directement vers la ferme des Lamoureux pour retrouver Jacinthe. Comme un enfant agressé et angoisé, je ressentais un urgent besoin d`être consolé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant le pâturage du grand-père, je remarquais un événement étrange. Plusieurs vaches se battaient énergiquement la queue contre la clôture de pruche. Je me remémorais alors les leçons de mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; agronome sur le comportement des bovidés. Je savais que cette réaction, bizarre et saugrenue, annonçait prochainement le mauvais temps. Je jetais un coup d`oeil vers le ciel, et par bonheur, je constatais qu`il resplendissait d`une lueur bleue. Il n`y avait aucun nuage à l`horizon pour donner raison à ce présage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout en poursuivant mon chemin, une vache s`approcha brusquement vers moi pour me surprendre. À peine n`eus-je le temps de reculer d`un pas qu`elle me beuglait, pas une fois, ni deux, mais trois fois sous mon nez! Sachant que ce troisième présage m`annonçait la mort prochaine de l`une de mes connaissances, je m`en faisais outre mesure étant donné le déroulement infructueux du deuxième présage. «Bah! Tu ne me fais pas peur...», lui balançais-je.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Subitement, une volée de petits oiseaux noirs fendaient le ciel au-dessus de ma tête pour s`éloigner vers ma colline d`épinettes. Je me demandais ce qui put les effrayer quand, j`aperçus au loin dans le ciel, de sombres nuages de la couleur charbon s`avancer en cavalerie pour assombrir tout mon paysage. Ils étaient si terrifiants que je crus voir des montagnes volantes prêtes à tout pulvériser sur leur passage... Immédiatement, je commençais à m`inquiéter. «Et si c`était vrai?», pensais-je à voix haute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115999655696047615?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115999655696047615/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115999655696047615' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115999655696047615'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115999655696047615'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/de-mauvais-prsages-partie-3.html' title='De mauvais présages (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115989516668540149</id><published>2006-10-03T11:25:00.000-05:00</published><updated>2006-10-05T22:19:46.523-05:00</updated><title type='text'>De mauvais présages (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tantôt éreinté, écrasé et brisé comme un vieux cuir, je fus subitement réanimé comme Lazare. Mon coeur battait à vive allure. "Billy" cessa de ronronner pour s`ébourrifer le poil sur son dos. Il grimpa rapidement sur ma jambe pour finir sa course sur mon épaule. Avec ses griffes acérées et non rétractées dans ma chair, je crus, un instant, me transformer en un tronc d`arbre duquel il tomberait des copeaux de bois... La "chose" poussait un autre cri diabolique, puis un deuxième. Jamais de ma vie de citadin, je n`avais entendu quelque chose d`aussi effroyable! Je pensais que ça devait être l`une de ces bêtes monstrueuses qui s`amuse à terroriser les paysans... Et, pour cela, j`hésitais à me rendre vers la première fenêtre pour m`enquérir de la situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, pour avoir suffisamment tergiversé comme un âne et un pleutre, je bougeais donc d`un pas. Mais, pour rien n`y comprendre, je ne pouvais pas. Mes jambes restais paralysées comme si un scorpion m`avait piqué. La bête avait, pendant ce temps, repris ses hurlements pour faire frissonner le plus insensible des adeptes de films d`horreur. "Cliffette" se mettait à la partie pour japper à son tour. Alors, pour en finir avec ce calvaire, je me dirigeais vers la fenêtre tant bien que mal en me traînant les pattes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le souffle court pour respirer par le ventre et les mains tremblantes, je soulevais le châssis à guillotine et sortis la moitié de mon corps. Heureusement, "Billy" avait déguerpi de mon épaule et cela, à mon insu. Comme par hasard, je ne sentais plus les douleurs associées aux égratignures! La tête au grand vent d`automne, j`attendais impatiemment d`apercevoir la terreur qui fut la cause de tous mes malheurs matinaux. Des grognements retentisaient au loin, pour se rapprocher rapidement, de plus près. Soudainement, je vis une petite créature, courte sur pattes avec une tête nettement pointue, longue et aplatie tourner le coin de ma maison pour longer la façade. Son corps long et mince pourvu d`un gros cou me faisait penser à un matou épeuré marchant sur son ventre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crus reconnaître une belette. Heureusement, qu`elle ne m`avait pas remarqué! Car, je connaissais les superstitions que les paysans entretiennent à son égard. Si une belette affolée croise le regard d`un être humain pour se sauver vers sa gauche, c`est un signe de mauvais augure. J`en souhaitais pas plus déjà que j`étais mal barré! La bête continua sa course folle. Mais, sans crier gare, mon destin avait frappé! Le châssis de bois se referma pour tomber sur ma colonne vertébrale. Abasourdi, je poussais un grand cri de douleur à réveiller les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;maccabés&lt;/span&gt;.  Immédiatement, pour se retrouver sous mon nez, la belette me repéra. Elle me regardait droit dans les yeux sans bouger d`un poil. Le temps me semblait très long. Qu`allait-elle faire? Dans quelle direction s`enfuira-t-elle, à droite ou à gauche? J`avais l`impression de vivre le jeu suicidaire d`un pistolet sur la tempe: en tirant, si je suis encore vivant, c`est que j`ai gagné!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un instant à me couper le souffle, je vis la bête se lever la queue et arquer son dos. Elle me fixait toujours. Mais, par comble du malheur, je l`aperçus se sauver vers sa gauche tout en sifflant... Que me réservera l`avenir? Désemparé comme un épouvantail à qui on aurait coupé les quatre membres, je brandissais mes bras, comme pour invoquer le ciel, et criais mon désarroi aux loups.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115989516668540149?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115989516668540149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115989516668540149' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115989516668540149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115989516668540149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/de-mauvais-prsages-partie-2.html' title='De mauvais présages (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115980483183289026</id><published>2006-10-02T10:27:00.000-05:00</published><updated>2006-10-02T15:56:01.240-05:00</updated><title type='text'>De mauvais présages</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 102, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Durant toute la journée, je fus agité et mes nerfs étaient à fleur de peau. Je ressentais dans mon for intérieur une drôle d`impression, comme celle qui vous annonce un danger imminent... Seul, comme un lion en cage, je faisais les cents pas dans ma grande cuisine tout en me broyant les tripes. La tension avait monté en moi comme la lave d`un volcan. Pour avoir déjà vécu ce genre d`expérience, je savais que quelque chose de pourri se préparait. Mais, de quel malheur pouvait-il s`agir? Je n`en avais aucune idée et ce fut la raison de mon instabilité et de mon désarroi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les secondes et les minutes me paraissaient aussi longues que les heures et les journées. Pour me détendre, je me grillais un petit cigare. Mais, étrangement, son goût n`était plus le même. Il me semblait, à ce moment-là, complètement insipide. De même pour ma boisson préférée, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Whisky&lt;/span&gt; sur glace. Rien à la portée de la main ne pouvait donc me calmer si ce n`est à faire le vide en moi. Assis sur le rebord de mon lit, je fixais, à travers une petite fenêtre à carreaux, un ciel bleu nuit étoilé à l`horizon de ma forêt d`épinettes et de feuillus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les heures à venir me furent des plus pénibles. Je me réveillais souvent, le haut de mon pyjama remonté jusqu`au cou et le bas, baissé jusqu`aux genoux... Les fesses et la poitrine à découvert, et le front inondé de sueur glacée; j`avais dû somnoler comme un gamin terrorisé par un cauchemar! Allongé de travers sur un lit en bataille, je me retournais sans cesse d`un côté à l`autre comme le tambour d`une machine à laver. Si quelqu`un avait veillé auprès de moi, il aurait sans doute constater avec stupeur que je suis un type étrange qui, dans un sommeil agité, expulse ses tensions par des cris morbides et des gestes brusques et inattendus... Je le sais parce que c`est pour cette raison que ma dernière flamme m`a quitté!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir passé une nuit longue et mouvementée, à l`heure où le coq chante pour réveiller tout le voisinage, "Billy", mon chaton, bondissait sur mon corps meurtri, fourbu. Le ventre vide, le pauvre petit me murmurait à l`oreille une douce musique tout en me chatouillant le lobe de délicates, chaudes et rugueuses lichettes. Alerté par ce signal des plus invocateurs, "Cliffette", mon pitou, ne tardait pas, lui aussi, à se pointer le bout du museau pour répandre sa bave suave tout le long de mon bras pendant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le levé me fut plus difficile qu`à l`accoutumé. Cela me demandait non seulement une performance physique, mais aussi psychologique. Le dos voûté, les jambes flageolantes et les bras cassés, les paupières lourdes, la vision trouble et bien sûr, la gorge enrouée, je me traînais les pieds, comme une recrue forcée. J`aurais donné toute ma fortune pour rester allonger encore quelques instants... Quand, au moment où je m`apprêtais à mettre le pied sur la première marche de l`escalier pour me rendre au rez-de chaussée, j`entendis un cri discordant, aigu et strident venant de l`extérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115980483183289026?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115980483183289026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115980483183289026' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115980483183289026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115980483183289026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/de-mauvais-prsages.html' title='De mauvais présages'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115972037994382047</id><published>2006-10-01T10:58:00.000-05:00</published><updated>2007-02-24T18:32:08.351-06:00</updated><title type='text'>Rocky, mon héros! (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Le veau ne tarrissait pas de gambader pour parfois zigzager d`un côté à l`autre de la route. Je tremblais à l`idée de le voir se faire frapper sous mes yeux par une voiture ou un tracteur. Pendant ce temps, Rocky s`occupait toujours à couper son bois à la tronçonneuse la cigarette au bec. Affolé comme un bouc, j`avais beau crier à tue-tête, mais rien n`y faisait. Alors, j`accourais vers lui pour l`en informer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Arrivé derrière lui, la langue pendante et soufflant comme un phoque, je lui faisais des simagrées mais que seul un vieux singe pouvait sans doute comprendre. Rocky me semblait indifférent. Le moteur de sa machine au bruit infernal tournait toujours pendant que moi, j`étais sur le point de m`écrouler sur le sol, à bout d`efforts. Fatigué de faire le pitre, je lui criais dans le creux de son oreille: «Ton sacripain de veau à sacrer le camp sur le chemin...». Immédiatement, d`un geste téméraire et quasi insensé que seul un bûcheron en est capable, il éteignit sa cigarette à l`aide de sa tronçonneuse pour que j`aperçusse le bout incandescent s`envoler dans le ciel comme une fusée... La bouche grande ouverte, je n`en croyais pas mes yeux! Pour voir passer la lame à chaîne sous son nez, je crus, un instant qu`il était devenu fou. Mais, il en était rien. Après avoir glissé le reste de sa précieuse cigarette derrière son oreille, il déposait minutieusement sa bebelle du diable sur le sol pour ensuite bondir dans son vieux Pick-up et démarra en trompe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Debout et immobile comme un coq en plâtre, une seconde n`eut tombée pour que je fus entièrement enseveli dans un épais brouillard de poussières brunâtres. Étouffé comme la corde au cou, à cet instant, j`aurais cru mourir... &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Perdu comme seul au monde, je tentais tout bonnement de survivre quand je vis une lumière transpercer mon nuage des ténèbre. C`était le Pick-up de mon héros qui s`immobilisait dangereusement à un poil de ma carcasse. «Monte au plus sacrant, je vais avoir besoin de ton aide...», me criait-il. Immédiatement, j`embarquais  dans son engin comme un gamin heureux dans un parc de voitures tamponeuses... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Aussitôt sur le chemin, je l`informais de la direction vers laquelle le p`tit fugueur s`en était allé. Mais, avant même que j`eus le temps d`attacher ma ceinture de sécurité, au sommet d`une route étroite, nous apercevions au loin la devanture d`un grand camion renversé sur le côté. Sans plus tarder, je sentis Rocky s`énerver pour se manger les lèvres.  Au milieu de la chaussée, un costaud s`agitait nerveusement comme un singe en cage parmi une multitude de caisses de bière. Les poings en l`air, le pauvre diable babillait tout le vaisselier québécois entre ses dents serrées. Entre deux jurons bien salés, je me risquais tout de même à lui demander la cause de tous ses malheurs. Sans même me souffler un mot sinon un autre sacre, il me pointait du doigt un pâturage où, par bonheur, le p`tit torrieux, sain et sauf, s`excitait parmi des moutons affolés qui sautaient de tous bords tous côtés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Bon gentlemen que je suis, je tentais de consoler le camionneur pendant que mon héros s`affarait déjà à capturer son veau. Mais, avant même que j`eus le temps de décapsuler une bouteille de bière qui avait roulé jusqu`à mes pieds, je m`estomaquais de ce que je vis. À la manière d`un cow-boy de l`Ouest, Rocky contourna son veau aux yeux très noirs, tira sur sa queue et le traîna de force jusqu`à son Pick-up pour l`attacher.  Bouche bée devant sa dextérité, je me convainquis que mon héros fut très certainement imprégné de sa vie entière de la culture de la terre et des animaux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115972037994382047?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115972037994382047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115972037994382047' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115972037994382047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115972037994382047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/10/rocky-mon-hros-partie-2.html' title='Rocky, mon héros! (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115963284172433825</id><published>2006-09-30T10:44:00.000-05:00</published><updated>2006-10-01T08:37:03.083-05:00</updated><title type='text'>Rocky, mon héros!</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 255, 153);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Rocky est un jeune fermier de ma région des Laurentides et il a approximativement mon âge. Lui, et son épouse, Miss Daisy, forment un couple des plus charmants. Ensemble, ils cultivent une cinquantaine d`hectares de céréales à paille et de fourrages, et font l`élevage d`une vingtaine de vaches à lait. Il est l`un des petits fils de mon voisin monsieur Lamoureux, donc le cousin de ma douce Jacinthe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`ai fait sa connaissance le jour, où, j`ai subi ma première crevaison de pneu sur une route cahoteuse de ma campagne. Désemparé comme un gamin délaissé par sa mère, je tournais en rond devant ma fourgonnette quand j`aperçus dans un champ de blé, un homme qui me regardait étrangement. Trapu et costaud comme un gorille, il avait le regard serein qui semblait me dire: «Voilà un autre idiot qui est dans le trouble!». J`hésitais donc à l`interpeller de peur d`être ridiculisé. Car, un tantinet orgueilleux, il m`était humiliant de lui demander secours pour quelque chose dont tout homme, moindrement débrouillard, devait connaître...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le dis candidement, j`ai toujours été un abruti en mécanique automobile. Quand, je fais entretenir ou réparer mon véhicule, je feins toujours de comprendre le vocabulaire particulier des "gars de chars" ce qui provoque souvent des malentendus parfois marrants... Or, à plus de cinq kilomètres de ma maison et un téléphone cellulaire avec une batterie à plat dans ma main, je devais absolument vaincre ma cupidité masculine. Alors, je décidais donc de m`adresser à lui quand, pour me surprendre, il bondissait derrière moi comme un fauve. «Vous avez un pneu de crevé, Monsieur!», s`exclamait-il sur un ton sec et enlevé. Pour le voir, le regard attentionné, empreint de chaleur humaine, il me donnait la nette impression d`être un bon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Samaritain&lt;/span&gt;. Mais, avant même que je n`eusse le temps de bouger la tête ou de souffler un seul mot pour confirmer ses dires, il me rajouta: «ne faites rien, je vais revenir...». Aussitôt dit aussitôt fait. Il réapparaissait au volant d`un vieux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pick-up&lt;/span&gt;, chargé d`outils agricoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais de ma vie, je n`avais vu quelqu`un se démener comme lui... En deux temps, trois mouvements, il avait soulevé mon véhicule d`un cric et manié avec agilité une clef à roue en croix pour remplacer mon pneu crevé. Pour le remercier de sa bonne action, le soir même, je l`invitais à venir souper à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cabane à sucre de Tiguidou&lt;/span&gt;. C`était au printemps dernier et, depuis, je ne l`avais pas revu jusqu`à ce matin. Me rendant vers la Coopérative agricole pour acheter quelques bricoles, je l`aperçus devant l`étable de sa petite ferme. Prévenant comme pas un, à la veille des rigueurs de l`hiver, il s`affairait déjà à couper des billots secs d`érable pour en faire des bûchettes de foyer. Mais, à l`instant même où je m`apprêtais à lui rendre une petite visite de courtoisie, venant de son champ de pacage, un veau de printemps me barra le passage pour s`élancer tout droit vers le chemin public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115963284172433825?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115963284172433825/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115963284172433825' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115963284172433825'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115963284172433825'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/rocky-mon-hros.html' title='Rocky, mon héros!'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115947165619215874</id><published>2006-09-28T13:30:00.000-05:00</published><updated>2006-09-28T14:34:22.733-05:00</updated><title type='text'>Ma dernière tentation de l`été (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pendant que je pataugeais comme un caneton, Jacinthe grimpait sur une roche arrondie tout près de la chute d`eau. Sous de chauds et colorés rayons de soleil, elle s`extasiait devant la beauté des paysages. Sa féminité était à fleur de peau! Dans une pose décontractée digne de la statuaire antique, elle me dévoilait candidement toutes les jolies courbes de son corps sous un amour d`ensemble, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bustier à bretelles et tanga&lt;/span&gt;, en voile blanc aux motifs de petites fleurs roses. Ses cheveux dorés et sa peau satinée d`une orchidée, s`étincelaient comme des tissus précieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ébahi comme un gamin devant une vitrine de glaces, je contemplais avec concupiscence les gouttes scintillantes qui perlaient doucement sur son corps. Pour ressentir soudainement une montée de plaisir qui me fut peu coutumière, je désirais plus que tout me blotir délicatement contre elle. Je me laissais donc volontairement envoûter par cette fille de bonne famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement, je sortis de l`eau pour la rejoindre. Étreint contre son dos, chaud et soyeux, je sentis brusquement son corps se crisper. De mes doigts agiles, je chatouillais son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;petit bedon&lt;/span&gt;, à peine visible, tout en humant les doux parfums qui se libéraient de chaque pore de sa peau. Aussitôt, sa tête retombait en arrière pour s`accoter sur mon épaule. Sa respiration était palpable et il m`était facile de voir à quel point son désir était ardent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans plus tarder, je me laissais emporter par la tentation de la chair. Je goûtais son cou de ma bouche et de ma langue. Comme une abeille posée sur une fleur, je la dégustais avec les papilles en me délectant des saveurs qu`elle m`offrait. Pour ne plus se contrôler face à la bête en rut que j`étais, elle se retournait promptement vers moi. Elle me regardait, un instant, avec des yeux pleins de gentillesse et me donnait ensuite un doux baiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, dès que nos lèvres se faisaient front nerveusement et passionnément pour que nos langues se mélangeassent, nous entendîmes, tout près, un tapage infernal venant du lac. Trois canards à colvert s`envolaient à toute hâte pour généreusement nous éclabousser! Je me demandais ce qui put les effrayer, quand nous aperçûmes une boule noire aux poils lustrés sortir d`entre les roseaux et les quenouilles bordant la rive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès cet instant, je figeais de peur devant ce jeune ours noir. Tous mes muscles étaient engourdis, comme anesthésiés par le froid. Les foutus maringouins pouvaient donc facilement tournailler autour de mon cadavre pour pomper allégrement  tout mon sang!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma tourmente, j`avais oublié Jacinthe qui se faisait, pour une rare fois, silencieuse, jusqu`au moment où je la sentis dans mon dos pour se cramponner fermement à ma taille. Toujours immobile comme une pierre tombale, j`évitais de regarder la bête robuste dans les yeux de peur qu`elle nous attaque et dévore d`un plaisir sanguinaire... Cependant, pour l`entrevoir du coin de l`oeil, elle me semblait aussi inoffensive qu`une peluche au museau ciré en forme de cône!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme un chat épeuré, je restais néanmoins sur mes gardes... Puis, après un instant qui me parut éternel et intolérable, la petite boule de terreur cessa de nous renifler tout en grognant pour poursuivre tranquillement son chemin. Elle devait, sans doute, nous avoir confondus avec des épouvantails de champs aux odeurs inconnues... Alors, depuis longtemps &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dégrisé&lt;/span&gt; de nos ardeurs, Jacinthe et moi, nous reprenions désespérément notre souffle et nos esprits pour ensuite, quitter sur-le-champ ce petit coin de paradis. À cet instant, en silence, je m`étais juré de revenir avec ma &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pichounette&lt;/span&gt; une prochaine fois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115947165619215874?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115947165619215874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115947165619215874' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115947165619215874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115947165619215874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/ma-dernire-tentation-de-lt-partie-3.html' title='Ma dernière tentation de l`été (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115929412953515511</id><published>2006-09-26T12:21:00.000-05:00</published><updated>2006-09-26T14:11:09.016-05:00</updated><title type='text'>Ma dernière tentation de l`été (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je suivais Jacinthe pas à pas comme un innocent. Les yeux grands et ronds, j`admirais ce décor bucolique tout en aspirant, la bouche grande ouverte, l`air parfumé aux odeurs d`humus et de gomme de sapin. Étrangement, je crus revivre une chasse au trésor qui me rappelait quelques doux souvenirs de mon enfance. Sauf que, cette fois-là, je me retrouvais dans un lieu étranger. Tous les obstacles qui se présentaient à moi m`étaient totalement inconnus. Un sentier sombre et cahoteux encombré de grosses roches, des trous et des souches dissimulés par une végétation dense, et des cris et grognements d`animaux à faire dresser les cheveux, me rendaient la tâche ardue. Mais, aventurier et un tantinet curieux de nature, je n`abandonnais pas si facilement, même si, parfois, je désespérais comme un condamné à mort devant un buisson ardent que je savais devoir franchir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacinthe m`informait que ce sentier dans lequel nous serpentions depuis un bon moment était reconnu comme un ancien tronçon de route qu`empruntèrent les trappeurs de fourrures. Seul, à me promener dans cette forêt luxuriante et où la lumière du jour ne pénétrait que timidement à travers les feuillus, voilà &lt;span style="font-style: italic;"&gt;belle lurette&lt;/span&gt; que je me serais perdu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir marcher assez longtemps pour m`être lacéré la peau et tordu une cheville, j`entendis au loin un grondement. La richesse, d`un plaisir inassouvissable, se trouvait à la porter de la main... Encore deux ou trois pas et nous débouchions devant une vertigineuse chute d`eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme un imbécile, je restais bouche bée sous le regard amusé de Jacinthe. Jamais, je n`avais eu la chance de m`émerveiller devant un tel spectacle! Ce petit coin perdu, à l`allure d`une oasis, et dont la vue était à couper le souffle, était surplombé par des massifs rocheux à la végétation mature. Dans l`eau limpide comme du cristal, je pouvais y apercevoir des poissons, aux écailles multicolores et chatoyantes, zigzaguer sous une multitude de petits éclats de lumière scintillants et dansants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chaleur se faisait encore lourde en cette avant-midi d`un mois de septembre. Perché sur un rocher grenu de couleur rose et noir, je me dévêtais pour ne garder que mon caleçon. Attiré par le charme de ce lieu paisible, je m`élançais gracieusement dans le vide, les bras piqués devant pour aussitôt me retrouver en communion avec les bas fonds émeraudes du grand lac. Comme une anguille, je nageais au-dessus d`un lit sablonneux et légèrement caillouteux. Jacinthe ne tardait pas à me rejoindre pour, elle aussi, se rafraîchir dans une eau douce et vivifiante. Ensemble, nous étions comme des enfants au paradis!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115929412953515511?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115929412953515511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115929412953515511' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115929412953515511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115929412953515511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/ma-dernire-tentation-de-lt-partie-2.html' title='Ma dernière tentation de l`été (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115914054895964196</id><published>2006-09-24T17:18:00.000-05:00</published><updated>2006-09-24T18:35:34.256-05:00</updated><title type='text'>Ma dernière tentation de l`été</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(153, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L`été fut catastrophique et la saison des récoltes approchait à grand pas. Nombreux furent les agriculteurs de ma région qui redoutaient ce moment. Car, durant les mois passés, le soleil se faisait taquin et capricieux pour daigner se montrer le bout du nez. Le sol n`avait même pas eu le temps de s`assécher pour qu`il soit de nouveau regorgé d`eau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours sous un ciel gris et pluvieux, nous subissions la colère de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Zeus&lt;/span&gt;, le Roi des dieux et le dieu du Ciel et des Orages. Cependant, dans les champs, les grenouilles coassaient de bonheur. D`un bond à l`autre, sans crainte, elles piquaient la tête première dans des marres d`eau toujours profondes! De même pour les limaces et les escargots, ils étaient tous rassemblés en orgie sur des tiges, dévorant tout sur leur passage. Fort heureusement pour les cultivateurs, les grands hérons, les marmottes et les renards s`en donnaient, eux aussi, à coeur joie pour se rassasier de toutes ces bestioles juteuses et croustillantes. Chacun trouvait donc son compte, sauf ceux qui entrevoyaient une récolte généreuse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bon matin, quand le soleil avait décidé de s`installer pour de bon dans un ciel bleu lumineux, je pris ma bicyclette et parcourais les routes étroites et sinueuses de ma campagne. La journée s`annonçait donc, pour une rare fois, splendide sous des rayons chauds et carressants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé devant un champ de blé doré vacillant doucement au gré des vents, j`aperçus Lancelot, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; agronome, qui s`occupait à régler sa moissonneuse-batteuse de manière à éliminer les grains moisis pour ne garder que les grains sains. Ne voulant l`importuner dans son travail et surtout lui éviter de subir un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;crève-coeur&lt;/span&gt; pour ne pas m`accompagner dans ma randonnée, je poursuivais tranquillement mon chemin sans l`interpeller ni le saluer de la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir pédalé quelques minutes sur une brise légèrement parfumée à l`odeur de la rosée du matin, je reconnus au loin Jacinthe qui, corbeille à la main, cueillait des fleurs sauvages sur le bord des chemins. Elle était vêtue d`une jolie robe en popeline de coton et coiffée d`un grand chapeau de paille. Parmi des asters de couleur bleu de mer et des verges d`or du Canada, je croyais admirer une toile peinte de la main d`un artiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacinthe connaissait bien les lieux comme le fond de sa poche. Petite fille d`un fermier, elle avait grandi parmi les champs de cultures, les animaux de pacage et de basse-cour, et le fumier... Et, pour savoir que j`étais un garçon de la ville et nouvellement installé dans le secteur, elle m`invitait chaleureusement à l`accompagner à pied sur un petit sentier de terre parmi de hautes herbes folles que seule une personne avertie pouvait distinguer. Sans être pour autant un idiot, je me doutais bien que j`allais découvrir l`un des mille plaisirs de vivre à la campagne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat Botté,&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115914054895964196?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115914054895964196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115914054895964196' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115914054895964196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115914054895964196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/ma-dernire-tentation-de-lt.html' title='Ma dernière tentation de l`été'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115903747075147545</id><published>2006-09-23T12:25:00.000-05:00</published><updated>2006-10-01T14:33:06.660-05:00</updated><title type='text'>Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 11)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Encore une fois, j`eus de la difficulté à reconnaître mon&lt;span style="font-style: italic;"&gt; pote &lt;/span&gt;agronome. Les muscles crispés, les yeux exorbités et, haletant comme un animal traqué, Lancelot paraissait déterminé comme un soldat au combat. Le vieux fermier ne se laissait pas pour autant intimider. Après avoir grogné en raclant le parquet de bois de ses deux pieds, il s`avançait rapidement vers la porte d`entrée tout en brandissant son long bâton de Moïse, un peu comme un taureau enragé qui fonce la tête baissée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au même moment, Jacinthe se mit à crier à tue-tête comme une folle. J`aurais cru qu`on l`avait égorgé ou qu`on était sur le point de le faire! Instantanément, monsieur Lamoureux s`immobilisa en plein mouvement comme s`il eut reçu une décharge électrique. Aterré comme après un désastre, le visage tout pâle, il baissa son bras devant le jeune téméraire et se mit à trembloter. D`une voix geignarde, il nous baragouinait qu`il regrettait son comportement. Pour le voir l`esprit chamboulé comme un vieillard qui parle tout seul sur son banc, je me sentais aussitôt attendri, sur le point de pleurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À deux semelles derrière lui, j`hésitais entre dire ou faire quoi que ce soit. Quand, pour me surprendre, il se retournait brusquement vers moi pour me fixer avec des yeux tristes et larmoyants d`un gamin à qui on aurait confisqué son ourson en peluche. Je me doutais  bien qu`il  avait quelque chose d`important à me dire mais qu`il préférait s`abstenir.  Pour le rassurer, je déposais doucement ma main sur son épaule et lui dit: «n`ayez aucune crainte! Je peux tout encaisser...». Immédiatement,  le grand-père se ressaisissait et me demanda: «te rappelles-tu de la malédiction dont je t`avais parlé?». «Oh! Que si...», lui répondis-je tout en hochant nerveusement la tête. «Et bien, ...j`avais volontairement omis de te renseigner d`un point de détail pensant que tu en serais peut-être épargné...», me rajouta-t-il sur un ton hésitant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cet instant, je sentis mes jambes vaciller. Mes oreilles sifflaient atrocement un train d`enfer et ma tête était sur le bord d`exploser. Pour être stressé et désabusé par la tournure des événements récents, j`étais tendu comme un ressort à bout de course! La chaleur de la pièce se faisait soudainement suffocante et insupportable. Je transpirais comme un pommeau de douche et étourdi comme un caillou qui roule, j`aurais cru me retrouver coincer dans une boîte de bois maissif, satinée noir et capitonnée velours... Pour éviter de m`écrouler comme un château de cartes, je m`empressais de m`asseoir près de Jacinthe. Me rétablissant peu à peu, je fis au grand-père des gestes de la main pour l`encourager à poursuivre son histoire. D`abord hésitant, le vieil homme ne tardait pas longtemps à collaborer sous des regards inquisiteurs et nous instruisait de la légende que son père lui avait racontée lorsqu`il était tout petit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon ses dires, cela se passait en l`an 1789 pendant que les Français faisaient leur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Révolution&lt;/span&gt;. Un jeune fermier irlandais s`installait sur la colline pour y cultiver des céréales à paille. Il était robuste et brave, mais un peu présomptueux. Un jour, il fit la rencontre d`une jeune canadienne qui, comme plusieurs demoiselles de cette époque, était belle, adroite et très spirituelle. On eût dit d`elle qu`elle était un ange, tant sa beauté rayonnait... Comme par miracle, un seul de ses sourires éclatants de bonheur suffisait à chacun pour oublier ses malheur! Ils se marièrent et ensemble, ils construisirent leur maison sur le flanc de la colline. Mais, le conte de fée tourna rapidement en cauchemar! Car, pour être jaloux de sa beauté mirifique, et furieux du bien qu`elle produisait autour d`elle, il la tenait sous clé, en cage dans le grenier. Par un hiver rigoureux, sans chauffage, elle ne tardait pas à tomber malade pour mourir doucement, mais sûrement, de froid, d`ennui et de désespérance. Pour ne plus supporter sa solitude, et malheureux d`avoir perdu un grand trésor qu`il voulait que pour lui seul, le jeune fermier devint fou. Une nuit où il faisait aussi noir que le fond de la gueule d`un loup, il mit le feu à la bâtisse pour que tout le ciel de la colline soit illuminé des flammes de l`enfer. Plus jamais on le revit. Mais, depuis ce temps, à chaque éclipse lunaire, un démon hante la colline afin d`exposer ses artifices malicieux envers et contre tous les propriétaires de la vieille maison de pierres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115903747075147545?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115903747075147545/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115903747075147545' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115903747075147545'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115903747075147545'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/lancelot-sen-va-t-en-guerre-partie-11.html' title='Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 11)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115870905240778763</id><published>2006-09-19T18:01:00.000-05:00</published><updated>2006-09-19T23:21:16.556-05:00</updated><title type='text'>Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 10)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Monsieur Lamoureux soupirait longuement, passait ensuite lentement sa main sur son cuir chevelu dégarni et me répondit: «après quelque temps, quand l`événement tragique n`était plus pour chacun qu`un malheureux souvenir, Josephat réapparaissait dans les rues du village, totalement méconnaissable.. Son visage meurtri et vieilli, ses yeux mornes et livides, et ses mouvements raides et saccadés, lui donnaient l`allure d`un automate. Si auparavant, il était la risée de tous, à partir de ce moment, il était devenu le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;croque-mitaine&lt;/span&gt; qui hantera pour toujours nos esprits. Pour être insaisissable et plus solitaire que jamais, il s`installa sur une pointe de terre à bois appartenant à son frère et construit une cabane où il vécu, depuis, loin des regards fugaces.». Je crus dur comme fer à l`histoire pathétique de Josephat. Au fil des ans, de par sa rancune dévorante, il avait dû, sans doute, accentuer son état dépressif et méfiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Lancelot veillait au grain. Assis sur un gros coussin devant le grand foyer, il tenait fermement dans ses mains le tisonnier. Sous la seule source de lumière qui provenait des bûches flambantes dans la cheminée, s`animaient gaiement quelques ombres sur les murs de la pièce noirâtre. J`aurais cru qu`ils s`agissaient de vrais petits diables, aux  sabots fourchus et  à la tête camuse ornée de deux cornes sur le front, dansant autour d`un feu! "Cliffette", le chien, ronflait dans sa corbeille et "Billy", le chaton, se faisait toujours discret comme une souris dans son trou. L`horloge carillonnait ses trois coups mélodieux quand, sans raison aucune, je remarquais monsieur Lamoureux qui se mettait, encore une fois, martel en tête. Était-il tourmenté? C`est pourtant l`impression qu`il me donnait en faisant tourbillonner nerveusement le contenu de son verre que je venais tout juste de lui resservir. Il fixait des yeux grands et ronds, Jacinthe, qui à son tour, le dévisageait sans retenue. Je sentais qu`ils me cachaient quelque chose! Instantanément, comme un déclic, une idée vint me troubler la raison. «Et si la personne qui s`en est pris à moi la veille n`était pas Josephat?», pensais-je à voix haute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement, le grand-père baissait encore la vue et tapa nerveusement du pied. Il semblait prendre la mouche! Subitement, après un instant d`hésitation, il se leva brusquement, vint vers moi et me fixait des yeux brillants comme les tisons du foyer. J`étais complètement terrifié au point d`en perdre le souffle! Il brandissait sa main, tordue et tremblante, sous mon nez et me dit sur un ton sans équivoque: «non! ...Pour ton salut, tu ne dois pas chercher à savoir...». Sans plus tarder, avant même que je réalise la portée de ses paroles énigmatiques, Lancelot bondissait sur la porte d`entrée comme un tigre en chasse pour empêcher qui que ce soit de s`enfuir. «On a tiré sur mon meilleur ami et on ne doit pas chercher à savoir... Vous allez  sur-le-champ nous dire de quoi il s`agit, exactement!», s`écriait-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115870905240778763?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115870905240778763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115870905240778763' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115870905240778763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115870905240778763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/lancelot-sen-va-t-en-guerre-partie-10.html' title='Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 10)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115853223528120496</id><published>2006-09-17T16:43:00.000-05:00</published><updated>2006-09-18T08:41:25.296-05:00</updated><title type='text'>Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 9)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jacinthe nous racontait que Josephat était le frère aîné de feu Albert MacMahon, l`ancien propriétaire de ma vieille maison sur la colline. Toujours à rire à grands éclats d`une feuille qui tombait, d`une poule couveuse qui s`effrayait pour en perdre ses plumes ou d`une fille qui le regardait, Josephat était reconnu par tous comme un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;couillon&lt;/span&gt;, voire un imbécile. Force de nature, son mètre quatre-vingt-cinq imposait cependant la crainte à ceux qui, en paroles, désiraient le chahuter un peu. Méprisé et exploité par une mère et un frère après le décès du paternel, et moqué par presque tous les gamins, il était malgré tout un bon garçon, toujours prêt à rendre quelques menus services sur la ferme comme ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si l`heure se faisait tardive pour entendre des bruits de fauteuil, des  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;snifferies &lt;/span&gt;et des bâillements, j`étais attentif comme pas un. J`attendais le dénouement, sans rien dire, entièrement accroché à ses lèvres. La voix presque muette, Jacinthe se tut un instant. Elle prit son verre pour tranquillement laper une petite gorgée de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Whisky&lt;/span&gt;, tira ensuite, langoureusement, une longue et suave bouffée de son petit cigare, et poursuivait son récit: «c`est quand la mère des deux frères mourut que tout bascula! Comme il était de la coutume que l`aîné soit désigné comme l`héritier de la ferme, Josephat faisait de beaux rêves... Devant les insultes, l`autorité implacable et l`absence de ressentiments de la part de ses proches, il s`encourageait toujours en se bouchant les deux oreilles. Mais, l`avenir lui réservait de mauvaises surprises pour qu`il en perdit tout espoir. À la mort de sa mère, de par les stipulations de son testament, c`était Albert, et non Josephat, qui hérita de la ferme et de ses plantations. Nous avions entendu dire qu`elle lui avait pourtant léguer un petit pactole en argent pour couvrir, pendant quelque temps, ses subsistances, mais, malheureusement, le pauvre d`esprit ne vit jamais la couleur ni toucher la texture d`un seul billet de Banque!».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir écouter la narration de l`histoire de Josephat comme un gamin sur un banc d`école, j`étais bouleversé, presque ému et attendri aux larmes. Pourtant, je me doutais bien qu`il s`agissait du même individu qui, la veille, avait brandi sa carabine sur moi pour la dégainer et, qu`à peine quelques minutes, je le considérais toujours comme mon pire ennemi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un moment de silence s`était installé dans la pièce comme si chacun de nous était en proie à une profonde réflexion. Subitement, monsieur Lamoureux se redressa pour que tous les os de son corps crissent d`abominables bruits secs à faire sursauter de peur. Je crus d`abord qu`il s`agissait d`une bûche qui crépitait joyeusement. Mais, il en n`était rien. Le grand-père brandissait aussitôt sa main tordue en forme de col de cygne et nous informait de la suite de l`histoire: «par une nuit d`hiver, où le vent soufflait en rafales et où la neige se transforma en épines, Josephat se rebella contre son frère et sortit de force plusieurs animaux de l`étable au grand froid. Je me souviens de cette nuit comme celle de mes noces... Les beuglements et les cris aigus déferlaient de partout pour que j`en ai les cheveux dressés sur la tête. J`abandonnais sans rechigner la chaleur de mon lit et me précipitais sur la fenêtre de ma chambre pour voir si un ange n`apparaîtrait pas dans le ciel de la colline pour annoncer la fin du monde... Mais, au lieu de ça, à la lumière d`un fanal éclairant la porte ouverte de l`étable, je vis deux misérables se batailler comme des diables dans l`eau bénite. Ils étaient pas mieux que des vauriens ensorcelés d`une rage meurtrière... Ils s`assenaient chacun de violents coups de poings au visage. Au bout de quelques minutes horrifiantes, Albert maîtrisa, mais non sans peine, son frère qui tentait  vainement de se débattre. Il n`en fallait pas plus pour qu`Albert le chasse sur-le-champ de la ferme. Il savait qu`habiter avec un homme rongé par la haine et la jalousie était comme vivre avec un pistolet chargé sur la tempe...». «Mais, qu`est-il devenu Josephat?», lui demandais-je impatiemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115853223528120496?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115853223528120496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115853223528120496' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115853223528120496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115853223528120496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/lancelot-sen-va-t-en-guerre-partie-9.html' title='Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 9)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115826356551439251</id><published>2006-09-14T14:22:00.000-05:00</published><updated>2006-09-15T08:58:03.503-05:00</updated><title type='text'>Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 8)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je savais qu`un épais brouillard de ténèbres avait tragiquement pris possession du ciel nocturne de ma campagne. Afin d`éviter de faire poireauter davantage monsieur Lamoureux pour que, l`humidité et le froid, pénètrent jusqu`à la moelle de ses os, je m`empressais de lui ouvrir la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt le passage libre, il s`introduisait rapidement comme un ours en colère pour s`immobiliser au milieu de la grande pièce. D`un demi-tour de tête, il scrutait les moindres recoins. Il semblait nerveux et préoccupé. «Quel bon vent vous amène?», lui dis-je, hésitant. Sans m`en attentre, il se retourna brusquement vers moi pour me jeter un regard stoïque. «Qu`as-tu fait de ma p`tite fille?», me demandait-il sur un ton grave et poignant tout en brandissant dangereusement son long bâton de pèlerin, tordu et noueux, dans ma direction. J`étais perdu comme un loup solitaire! Je cherchais à comprendre ce qui le motivait ainsi, quand une voix douce et frêle se fit entendre en sourdine: «Grand-pâ! ...Ne te fais pas de mauvais sang pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;moé&lt;/span&gt;, je suis là!». Immédiatement, le pauvre diable exalté abaissait son arme pour rechercher Jacinthe. À quatre pattes sur le canapé, la misérable se remuait comme un ver pour se débarrasser de la couverture de fourrure sous laquelle elle s`était cachée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès que le vieux fermier eut repris ses esprits et que moi, le malheureux, je me sois remis de mes émotions, j`invitais tout le monde à venir se détendre devant un chaleureux feu de bois que Lancelot venait tout juste de réanimer dans le foyer. Je déposais une bouteille de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Whisky&lt;/span&gt; et des verres sur la table d`appoint et offris à qui le désirait, un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Montecristo&lt;/span&gt;. À ma grande surprise, aucun ne rechignait l`un de mes petits cigares roulés à la main. Même Jacinthe se laissait tenter par une petite douceur de la Havane!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque les nerfs, les tendons et les muscles tendus de chacun s`étaient relâchés sous les effets de quelques petits plaisirs de la vie, je me risquais à leur demander, à monsieur Lamoureux et à Jacinthe, la raison de leur venue. Aussitôt, le grand-père semblait indisposé. La tête penchée vers le sol, il claquait bruyamment du talon au rythme du tic-tac de l`horloge. Jacinthe me regardait le visage rougi comme si elle avait été prise en faute... «Pour avoir entendu quelques bribes, je savais que toi et Lancelot, vous complotiez quelque chose dans le dos de Josephat...», me soufflait-elle entre les dents serrées. Instantanément, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote &lt;/span&gt;agronome agita nerveusement ses doigts sur le rebord de la tablette de la cheminée pour attirer mon attention. Il m`affichait un empathique petit sourire narquois. Faisant fi de son attitude de gamin, je me détournais de lui pour interroger à nouveau Jacinthe: «Josephat: Qui est-il?». «C`est l`idiot du village!», me répondit-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115826356551439251?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115826356551439251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115826356551439251' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115826356551439251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115826356551439251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/lancelot-sen-va-t-en-guerre-partie-8.html' title='Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 8)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115799875470246567</id><published>2006-09-11T12:45:00.000-05:00</published><updated>2006-09-12T23:20:22.620-05:00</updated><title type='text'>Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 7)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sur le premier cognement retentissant, "Cliffette" bondissait rapidement vers la vieille porte d`entrée. Le regard soutenu, les poils du dos dressés, et la queue haute et raide, il grognait furieusement les babines retroussées. Un danger était tout près... "Billy" le chaton, qui venait tout juste de reprendre ses habitudes de marmotte sur la tablette du foyer, déguerpissait encore une fois vers un ailleurs plus tranquille et sécurisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un verre d`élixir à la main, Jacinthe le laissa aussitôt tomber à ses pieds pour qu`il éclate en mille morceaux. La pauvre n`avait même pas eu le temps ni le plaisir d`y tremper ses petites lèvres en forme de tulipe! Lancelot tournait en rond, affolé comme un pigeon blessé, pendant que moi, contrairement à mes habitudes, je demeurais calme, mais non pas sans être inquiet. En un rien de temps, l`atmosphère redevint tendue sur un fond de suspenses et de suspicions!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On cognait toujours à la porte avec vigueur. Sans avoir idée qu`elle était faite de bois massif, épaisse de trois pouces, j`aurais cru qu`elle était sur le point de céder sous des coups de savate. Recroquevillée sur le canapé comme un colimaçon et entièrement dissimulée sous une couverture de fourrure, Jacinthe gémissait sans retenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d`un coup, sans crier gare, le lion rugissait à pleins poumons: «allez-vous-en!». Mais, rien n`y faisait. Le calvaire se poursuivait de plus belle... Je me risquais le premier à mourir sous la torture en me dirigeant à pas de loup vers le vestibule. Subitement, comme si l`imposteur avait senti ma présence, il cessa de s`acharner comme un bouc. Un silence de mort courait dès lors dans toute la pièce. Nous étions tous muets comme des cadavres. Même "Cliffette" s`était tu pour s`accroupir le ventre sur le parquet! Seuls un claquement de dents et des crissements de bottes venaient adoucir cette étrange et terrifiante musique des abîmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudainement, je vis la poignée tourner lentement pour grincer horriblement. Quelqu`un essaya d`ouvrir la porte. Sans plus tarder, je me dépêchais de fermer le loquet en fer forgé et m`éloigna de cet endroit maudit pour rejoindre mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; agronome. Accroché à lui comme un pot de colle, je pouvais voir ses yeux exorbités, la bave dégouliner de ses lèvres, et  sa poitrine se gonfler terriblement comme un ballon en baudruche. Il arrivait à peine à dissimuler sa nervosité... Aussitôt, pour ne plus se contenir, Jacinthe cria de toutes ses forces. Son cri fut si perçant qu`elle avait dû réveiller tous les morts du canton!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps nous avait tragiquement perdus de vue. Pour avoir jeter un coup d`oeil rapide sur l`horloge, la grande aiguille de la pendule semblait lambiner sur place. Il était une heure du matin. Je me tourmentais pour essayer de décortiquer l`incompréhensible quand, venant de l`extérieur, une lumière jaunâtre déferla sur tous les murs de la pièce pour nous éblouir les yeux. Derrière la fenêtre de la cuisine,  un individu demeurait immobile, cambré et suspendu à un long bâton. Il tenait un fanal à la main. Même si cette silhouette n`avait rien d`humaine, elle me rappela quelqu`un. Je m`approchais sournoisement de quelques pas et immédiatement, je reconnus monsieur Lamoureux. Sans même rechercher Jacinthe du regard, je lui criais le coeur réjoui: «Jacinthe! N`aie plus peur... C`est ton grand-père!»,  J`étais dès lors soulagé et apaisé comme un enfant perdu qui retrouve enfin sa mère. Sans le savoir, je m`étais tordu les tripes pour rien!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115799875470246567?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115799875470246567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115799875470246567' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115799875470246567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115799875470246567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/lancelot-sen-va-t-en-guerre-partie-7.html' title='Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 7)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115776670973006408</id><published>2006-09-08T19:29:00.000-05:00</published><updated>2006-09-08T20:56:29.490-05:00</updated><title type='text'>Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 6)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lancelot était amoché comme s`il s`était lui-même glissé dans sa moissonneuse-batteuse. Pour s`être allongé sur un sol froid et humide durant toute la veillée, reniflant, les yeux gonflés, le corps noué et la nuque brisée, le misérable en avait pris pour un bon rhume!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Debout et chambranlant comme un piquet sur le point de tomber, il tenait difficilement Jacinthe dans ses bras. Elle était toujours inerte, presque sans vie. Sans plus tarder, j`invitais mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; à la déposer délicatement sur le canapé. La pauvre avait perdu connaissance sous une pluie de feux et de plombs!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entretemps, les flammes de mon foyer s`étaient faites discrètes et paresseuses. Je me dépêchais de les réanimer à l`aide du soufflet, pour que la pièce soit de nouveau chaleureuse et accueillante. Soudainement, ma &lt;span style="font-style: italic;"&gt;belle au bois dormant&lt;/span&gt; se réveilla d`un profond sommeil au lointain voyage. À genoux près d`elle, je la réconfortais du mieux possible en lui murmurant de petits mots doux à l`oreille. Le front suintant et les yeux hagards, elle balbutiait en minaudant: «non! ...Non! Pas lui, ...c`est pas lui!».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré que j`étais heureux qu`elle fut miraculeusement épargnée d`une tragédie des plus sanglantes, j`en étais pas moins rassuré... Je me questionnais sur la raison de sa venue inopinée. «Celà devait être très important pour qu`elle se soit cheminée jusqu`ici, seule dans le noir...», disais-je tout en cherchant du regard mon ami. »Elle a dû entendre quelques bribes de notre conversation concernant notre complot...», me répondit-il d`un ton ferme et sans équivoque. Sa voix transperçante et pleine d`autorité me glaça les veines!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt, Jacinthe tentait péniblement de se soulever en s`appuyant sur ses coudes. Lentement, elle tourna sa tête de droite à gauche. Puis, elle arrêta son regard sur moi. Les yeux fixes et gorgés d`eau, elle semblait sur le point de fondre en larmes. Immédiatement, je la pris dans mes bras pour la serrer fort contre ma poitrine. Sur de petits gémissements et une respiration accélérée, tout son corps palpitait, secouer de longs frissons. J`avais la gorge nouée et le coeur serré! J`étais triste, profondement triste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cet instant, Lancelot toussa horriblement comme un vieux moteur. Pour le voir, le dos arqué comme au dragon, j`aurais crus qu`il s`apprêtait à cracher de ses poumons un torrent de flammes. J`abandonnais un moment Jacinthe pour leur préparer, à elle et lui, un petit remontant de gitan. Par la même occasion, j`en profitais pour ingurgiter ostensiblement deux ou trois petites lampées de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;gin&lt;/span&gt; afin de soulager mon gosier altéré...Tous les événements vécus depuis les dernières vingt-quatre heures m`avaient mis les nerfs à plat. À fleur de peau, j`étais sur le point de craquer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lancelot avait remarqué mon état lamentable de chien battu et, aimable comme pas deux, il vint vers moi pour me masser vigoureusement le haut des épaules. Cette tendre attention eut pour effet de me ravigoter en un rien de temps. Dès lors vigoureux comme une tige de blé dansant au gré du vent, je retournais auprès de ma belle créature qui avait repris des poils de la bête. Remise de ses émotions tragiques et bouleversantes, elle s`apprêtait à délier sa langue quand, soudain, quelqu`un cogna à la porte...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115776670973006408?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115776670973006408/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115776670973006408' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115776670973006408'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115776670973006408'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/lancelot-sen-va-t-en-guerre-partie-6.html' title='Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 6)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115757159776036286</id><published>2006-09-06T13:51:00.001-05:00</published><updated>2006-09-07T22:01:48.876-05:00</updated><title type='text'>Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 5)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L`attente fut longue et pénible. Entretemps, une brise humide et saturée d`eau s`était infiltrée dans la pièce pour me glacer le dos. Du coin de l`oeil, je pouvais apercevoir de la fenêtre, une brume opaque qui s`élevait du sol pour entièrement assombrir mon paysage de bleu teinté nuit. Pour être tantôt dans les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;affres&lt;/span&gt; de l`eau-de-vie, j`étais dès lors totalement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dégrisé&lt;/span&gt;. Car, même avec ses lunettes de vision nocturne, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; était désormais fichtrement mal foutu comme un aveugle sans canne blanche ni chien-guide!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bruits de pas résonnaient toujours comme si quelqu`un s`amusait à faire le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sot &lt;/span&gt;pour piétiner sur place. Mon chien "Cliffette" avait les oreilles bien tendues. Je lui ordonnais de rester sur ses gardes. Soudainement, un feu d`artifice explosa, suivi d`un deuxième. Tout le ciel de ma campagne s`illuminait de couleurs multicolores. Puis, vint une décharge de carabine. Un tir n`attendait pas l`autre comme dans un peloton d`exécution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma colline s`était transformée en un redoutable &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Champ de mars&lt;/span&gt;! Mais, je n`eus longtemps à me ronger les os pour que l`ennemi soit terrasé. Aussitôt, parmi des aboiements graves et rauques, j`entendis un cri horrifiant et persistant comme si on avait saigné un goret. Mes tympans en prirent un coup! J`étais devenu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dingue&lt;/span&gt;, prêt à me jeter, la tête piquée devant, dans le gouffre de la folie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir vécu un instant à me couper le souffle, vint un silence de mort. Comme si la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Grande faucheuse&lt;/span&gt; avait oeuvré à mon insu, pas le moindre bruit ne venait me chatouiller les oreilles fragiles et crevées. Encore une fois, je me laissais emporter par mes petits scrupules. «Et si le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;forcené&lt;/span&gt; avait d`abord abattu mon ami pour ensuite venir me tuer?», pensais-je à voix haute tout en sanglotant de tous mes membres. Je savais que même si l`ennemi tombait au sol, ce n`était pas un gage de victoire... Dur comme le roc et immortel comme un démon, le vieil homme pouvait toujours se relever pour achever son travail!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que je me tourmentais dangereusement, lentement la porte d`entrée s`ouvrit. Son grincement sinistre me donna la chair de poule. J`avais envie de vomir. Aussitôt, "Cliffette" se cheminait rapidement vers ce lieu maudit. Toujours cambré dans mon fauteuil comme un écureuil dans son nid, entièrement convaincu de mourir dans la seconde d`une fin atroce, je me risquais, tout de même, à y jeter un coup d`oeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour me rouler les yeux dans une lumière diffuse provenant d`une veilleuse de nuit, je reconnus la silhouette de Lancelot. À cet instant, je poussais un long soupir de soulagement. Jamais je ne fus aussi heureux! Mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; agronome s`en était tiré courageusement pour être sain et sauf. Sans plus tarder, je me levais pour le retrouver. Mais, avant de bondir sur lui comme un veau dans un champ de luzerne, je remarquais qu`il tenait dans ses bras le corps inerte d`une femme. J`étais complètement estomaqué! «Regarde qui est tombé dans notre embuscade!», me dit-il d`une voix enraillée. C`était Jacinthe! «Mais, que diable venait-elle faire sur ma colline dans le noir?», bredouillais-je.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115757159776036286?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115757159776036286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115757159776036286' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115757159776036286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115757159776036286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/lancelot-sen-va-t-en-guerre-partie-5_06.html' title='Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 5)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115740426288354517</id><published>2006-09-04T15:34:00.000-05:00</published><updated>2006-09-04T16:11:02.936-05:00</updated><title type='text'>Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 4)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L`horloge grand-père carillonna ses heures. J`aurais cru que cette fois-là, elle résonnait plus bruyamment que d`habitude!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la veille d`un jour de l`an, je comptais fébrilement les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ding-Dong &lt;/span&gt;profonds, mais non pas avec joie et empressement! Il était onze heures. Sur le dernier coup retentissant, je me laissais dangereusement envahir par une peur de culpabilité. Je me doutais que le moment fatidique arriverait bientôt... Pour me souvenir de l`agilité avec laquelle le vieil homme de la forêt manipulait son long fusil, je m`imaginais entendre des cris de douleur et de détresse qui s`élevaient dans une clameur horrible. Mon seul désir était de tout gâcher pour que le complot tombe à l`eau!  Mais, afin de ne pas flancher au risque de paraître un lâche aux yeux de mon  courageux ami, je m`abstenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Debout devant le foyer qui répandait une chaleur douce, enveloppante et constante, je tremblais de tout mon corps pour m`en éclater les dents! Sans cesse, telle une poupée mécanique, je soulevais ma casquette pour me gratter machinalement le cuir chevelu. Sur la tablette de la cheminée, traînait une vieille bouteille de Cognac à moitié vide. Je la pris d`une main, la débouchonna de l`autre, et la lapais bruyamment à même le goulot. Aussitôt, étourdi pour en avoir le coeur sur la main, j`eus terriblement chaud. Je crus que le plancher de bois sur lequel je me trouvais, se dérobait sous mes pieds!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour éviter de m`écraser comme une mouche, je reculais d`un pas pour m`&lt;span style="font-style: italic;"&gt;effoirer&lt;/span&gt; dans mon fauteuil de style bergère. Dès lors, j`entendis une voix d`outre-tombe qui me dit: «Prends garde à toi! Car, sinon, tu devras te repentir de tes actes...». Immédiatement, je me basculais de côté pour jeter un coup d`oeil tout autour de moi. Rien, ni personne ne s`y trouvait! Pourtant, j`étais persuadé de ne pas rêver. Je m`empressais de me pincer, puis de cogner du bois, afin de me convaincre de mes sens. Mais, j`en demeurais pas moins dans l`impasse! J`étais tellement engourdi que mon corps paraissait ne plus m`appartenir... Alors, une question me vint en tête: «un démon s`amuserait-il à me tromper pour me voir boulversé et effrayé?». Subitement, je bondissais de mon fauteuil comme si la foudre m`était tombée dessus. Cependant, pour aussitôt chanceler comme la flamme d`une bougie, je m`écroulais de nouveau dans mon trône pour m`y carrer profondément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le souffle court et brûlant, je cherchais désespérément à m`oxygéner les poumons encrassés par l`angoisse. Soudainement, le satané carillon résonna encore. Une heure s`était écoulée depuis ma dernière longue et profonde respiration. Je n`étais tout simplement plus capable de me contrôler ni de me supporter. À bout de nerfs, je sursautais comme un cabri en mal de vivre! Je ne cessais de penser à mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; qui, seul dans le noir, veillait caché. Mais, sans même reprendre mes esprits, quelque chose venait de surcroît les troubler. De la fenêtre que j`avais laissé entrouverte par consigne, j`entendis un bruit de pas qui s`approchait lentement vers la maison. Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;forcené&lt;/span&gt; des bois était tout près. Je crus devenir fou! Allais-je être responsable d`un massacre à la carabine?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115740426288354517?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115740426288354517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115740426288354517' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115740426288354517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115740426288354517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/lancelot-sen-va-t-en-guerre-partie-4.html' title='Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 4)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115722325196181070</id><published>2006-09-02T13:26:00.000-05:00</published><updated>2006-09-02T22:37:46.856-05:00</updated><title type='text'>Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En quittant la ferme des Lamoureux, tout en marchand d`un pas rapide, nous élaborâmes à voix haute un plan d`action à la manière de soldats d`élites. Comme des frères jumeaux, nous complotions une frousse de tous les démons que le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vieux&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;torrieu &lt;/span&gt;n`était pas prêt de revivre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était convenu que mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; agronome se rendrait chez ses parents pour se procurer quelques feux d`artifice, une vieille carabine à plombs et des lunettes de vision nocturne qu`il venait tout juste d`acheter dans une vente de débarras, pendant que moi, je me cheminerais directement vers ma vieille maison sur la colline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soufle court et tout en sueur, Lancelot arriva peu de temps après, les bras chargés d`artilleries. Sachant où le vieil homme se tenait la veille au soir pour en avoir été informé au préalable, il s`occupait déjà à installer ses pétards à mi-hauteur dans la terre. Par la suite, d`un petit coup d`oeil, il identifiait rapidement le trou dans lequel il se terrerait dans le noir pour guetter le moindre mouvement suspect. Puis, comme un boulet de canon tiré verticalement, il vint vers moi pour me donner ses dernières consignes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout était fin prêt avant le moment tant attendu! Nous nous donnions une vigoureuse poignée de main, crachèrent chacun, trois fois par terre, et ensuite, hurlions aux loups notre joie dont l`écho résonna aisément à mille lieux. L`heure de la revanche avait sonné...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès la tombée de la nuit, pour ne savoir quand le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;scélérat&lt;/span&gt; allait de nouveau se pointer, l`oeil du diable au bec, Lancelot se cachait aussitôt derrière un arbrisseau tout près de la maison. La veillée se faisait fraîche et humide. Sous un ciel étoilé, mais toujours sans lune, une colonne ondulée de fumée blanchâtre s`élevait fièrement de mon étang. J`aurais cru discerner de cet endroit mystérieux, une danse macabre de chimères se donnant la main de vie à trépas! C`était le prélude d`une nuit terrifiante où l`existence d`un gai folichon, aux idées malicieuses, allait soudainement basculer dans l`angoisse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ses lunettes de vision nocturne sur le nez, mon complice devait sans difficulté apercevoir, mes chauve-souris voltiger follement de belles pirouettes, mon matou errant, à la crinière ébouriffée, rechercher inlassablement de quoi se mettre sous la dent, et toutes les autres bêtes sauvages qui, soir après soir, viennent rôder près de ma maison. Comme un chat dans l`obscurité, rien ne pouvait donc lui échapper à son attention!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon côté, je suivais ses directives comme si ma vie en dépendait. Pour ne pas éveiller des soupçons, comme la veille à pareille heure, j`allumais un feu de foyer et je m`affairais à mes occupations habituelles, c`est-à-dire: rien sinon m`affaler comme un pacha dans mon fauteuil préféré, un verre d`alcool dans une main et un cigare cubain dans l`autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout était calme dans ma campagne, mais je demeurais pourtant agité comme un sabot! Le temps me paraissait terriblement long. Je gigotais des pieds et resserrais sans relâche mes poings pour que mes articulations émissent des craquements aux mélodies sinistres. Je pensais à mon meilleur ami qui, seul dans le noir, attendait patiemment comme un fauve en chasse. J`aurais voulu être à ses côtés pour le supporter dans sa témérité et ainsi partager son festin d`un bonheur incommensurable de vengeance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115722325196181070?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115722325196181070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115722325196181070' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115722325196181070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115722325196181070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/09/lancelot-sen-va-t-en-guerre-partie-3.html' title='Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115704829294911302</id><published>2006-08-31T12:52:00.000-05:00</published><updated>2006-08-31T19:57:31.413-05:00</updated><title type='text'>Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lancelot n`était pas un être de tempérament violent. Mais, lorsqu`il était témoin d`une injustice grave ou qu`il avait connaissance du tort causé volontairement à l`un de ses amis, il pouvait s`emballer pour devenir un fou furieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tension était à son comble dans la vieille maison de bois. Inquiet, je tentais de le calmer et lui dit: «tu sais, mon vieux, je suis toujours envie!». Mais, loin d`être apaisé comme un enfant dans les bras de sa mère, mes mots eurent pour effet de grandir sa colère. «Tu verras, cet énergumène aura ta peau un jour!», s`écria-t-il. Le visage rouge et les mains tremblantes, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; agronome se décourageait de mon insouciance face à un danger qui lui semblait bien réel. Pour me questionner à savoir qui était la vraie victime, je croyais rêver éveiller. Pourtant, je savais pertinemment que cet ermite de la forêt n`était pas fait de bois mou!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt, un cri retentissait dans la cuisine pour me dresser les cheveux. Le lion avait rugi du fond de ses entrailles toute sa fureur. Debout, Lancelot déposait ses poings serrés sur la table, poussa un long soupir et me regardait droit dans les yeux. Je ne le reconnaissais plus. Avec son regard froid et transperçant, il me mortifiait. Puis, après un moment d`effroi à me couper le souffle, sur un ton ferme et sans équivoque, il me dit: «nous allons lui régler son compte à cette vieille chouette de malheur!».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le coup, je demeurais sceptique quant à la réelle nécessité d`une douce vengeance. Avec le temps, je pensais me convaincre que cette histoire, digne d`un film d`épouvante, n`était en fait qu`un mauvais rêve. Mais, pour l`avoir écouté attentivement me décrire une nature humaine dans ce qu`elle a de plus vil et grégaire, Lancelot avait réussi à me persuader, et je commençais à me trépigner comme un gamin auquel on aurait promis de révéler un secret...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que mon meilleur ami me faisait part de ses intentions machiavéliques, Jacinthe nous avait temporairement quitté pour rejoindre son grand-père au champ. Dès son retour, Lancelot me fit un signe de la main pour me signifier de garder le silence. Je compris alors que notre complot devait rester discret. Il devait penser que la pauvre créature était trop docile et peu rebelle pour confronter un si grand danger. Sur ce point, j`entretenais quelques scrupules, mais j`obtempérais, sans rechigner, comme un bon soldat. Sur-le-champ, nous délaissâmes la compagnie de notre charmante hôtesse pour nous diriger vers ma maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115704829294911302?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115704829294911302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115704829294911302' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115704829294911302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115704829294911302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/lancelot-sen-va-t-en-guerre-partie-2.html' title='Lancelot s`en va-t-en guerre (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115687247414661635</id><published>2006-08-29T11:49:00.000-05:00</published><updated>2006-08-29T12:41:35.676-05:00</updated><title type='text'>Lancelot s`en va-t-en guerre</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Après m`être miraculeusement libéré des griffes de mon terrifiant voisin, même si j`étais mort de fatigue, je me cheminais directement vers la ferme des Lamoureux pour retrouver Lancelot, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; agronome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je savais que vers le début de la matinée, il s`y trouverait pour s`occuper &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à faire le train&lt;/span&gt;. Debout dans l`entrée de la vieille étable, je restais immobile et désemparé comme un enfant battu. Je le voyais me regarder le visage stupéfié. Il cessa immédiatement de traire les mamelles d`une vache et, d`un ton ferme, il me demanda: «qui a-t-il?».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`aurais bien voulu lui faire part de mes craintes pour ainsi me soulager d`un poids, mais je demeurais muet comme un pape, le regard sans doute vide et atterré. Je sentais que je n`avais plus sur moi un véritable contrôle. Subitement, et de façon inopinée, j`eus terriblement chaud pour haleter et suer comme un porc et mon corps devint une pierre dont je ne pouvais plus supporter de mes jambes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étendu sur le sol, je recouvrais peu à peu mes esprits. Accroupi près de moi, Lancelot me fixait des yeux, grands et tristes. Encore légèrement étourdi et désorienté, je l`interrogeais sur mon état: «dis-moi... Est-ce qu`une vache affolée m`a piétiné la poitrine avec violence et régularité?». «C`est tout comme!», me répondit-il tout en me faisant un clin d`oeil des plus convaincants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement, je poussais un rire convulsif. Mais, pour dès lors éprouver une sensation de déchirure dans tous mes muscles, je me soutenais le ventre de mes deux bras. Grinçants des dents, je gémissais une douleur qui m`était encore inconnue. Toujours aimable et attentionné comme pas un, Lancelot m`aida à me relever. Et, pour avoir de la difficulté à marcher, il me soutenait de son bras jusqu`à la maison des Lamoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers le milieu de l`après-midi, pour m`être endormi comme une bûche sur un lit d`appoint, je me réveillais agréablement sur un délicieux fumet d`un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pot-au-feu&lt;/span&gt; me rappelant de doux souvenirs de mon enfance. L`odeur de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bonne bouffe&lt;/span&gt; qui s`était répandu partout dans la maisonnée m`aida grandement à me ravigoter. Le pas pataud comme un ours, je me dirigeais vers la cuisine pour rejoindre Lancelot et Jacinthe. Aussitôt, je m`émerveillais devant un grand bol de légumes, frais et colorés du jardin, accompagné de gros morceaux de boeuf que mon hôtesse venait tout juste de me servir. Affamé comme un loup, je dévorais sans aucune manière. Le boeuf aux légumes était si bon que j`en redemandais, candidement, encore et encore, sous le regard étonné de Lancelot et de Jacinthe. Ma santé ne m`inquiétais pas plus que d`habitude puisque mon estomac est aussi solide que celui d`un rhinocéros!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Complètement rassasié, le ventre bien ballonné, je leur racontais mes mésaventures dans les moindres détails depuis la veille au soir. Lancelot m`écoutait attentivement tout en tapotant nerveusement sa grosse cuillère. Assis sur sa chaise, il semblait nerveux, agacé comme un cheval avant une course. Puis, pour ne plus se contenir, il explosa sa rage qui s`était graduellement installée en lui. «Le vieux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;snock&lt;/span&gt; a pété les plombs!», s`exclamait-il tout en bondissant de sa chaise. Jacinthe et moi, nous demeurions bouche bée. Nous l`observions tourner en rond dans la cuisine comme un lion en cage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115687247414661635?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115687247414661635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115687247414661635' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115687247414661635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115687247414661635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/lancelot-sen-va-t-en-guerre.html' title='Lancelot s`en va-t-en guerre'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115670503373615794</id><published>2006-08-27T13:16:00.000-05:00</published><updated>2006-08-28T12:45:44.323-05:00</updated><title type='text'>L`ermite de la forêt (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J`étais terrifié, mon sang se glaça dans mes veines. Sans issue, j`étais pris au piège comme un poisson dans le filet! Je souhaitais hardiment que le temps ne me soit pas compté...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Doucement, je me retournais tout en demeurant sur place. Le tronc du grand pin, dur comme le roc, était devenu mon seul bouclier face à une menace impensable, mais pourtant bien réelle. Le dos contre cette colonne odorante, je suppliais mon ange gardien de me venir en aide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l`instant même, il y eut une décharge. Le bruit était tel que j`aurais cru que le tonnerre s`abattit au-dessus de ma tête. Mes deux oreilles étaient complètement bouchées. Aussitôt, partaient en éclat de gros morceaux d`écorce de l`arbre derrière lequel je me cachais. J`étais plus vulnérable que je le pensais. Par instinct, je me laissais glisser, le corps allongé sur le tronc pour m`écraser au pied de ma stèle! Je n`eus guère de difficulté à faire le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;poulpe&lt;/span&gt;, car j`étais déjà &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mou comme une chiffe&lt;/span&gt;. J`attendais là, immobile et silencieux comme un mort vivant, en espérant que le forcené, sans retenue ni maîtrise de soi, s`imaginerait s`être trompé dans son jugement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, ma tête était sur le bord d`éclater. Comme un film en accéléré, je voyais, en noir et blanc, les dernières séquences de ma vie que je m`apprêtais de vivre. D`abord, je gisais dans cette poussière de terre, à demi courbé, et agonisant sur la dernière goutte de vie qui m`habitait. Ensuite, dans une pièce sombre comme un mur de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tripot&lt;/span&gt;, sur des cris et des pleurs persistants, trois visages tristes aux auréoles d`une grande lumière calme, me regardaient. C`était Jacinthe, Lancelot et Rocky.  Puis, pour reposer dans une petite prairie, une brise de fraîcheur, parfumée aux fleurs sauvages, me pénaîtra afin que mon esprit soit apaisé et libéré à jamais.  Mais, je n`eus tôt fait de recouvrer tous mes sens, car un deuxième coup de fusil résonna dans la forêt. Sur-le-champ, je sentis une balle me frôler le flanc. Une petite et peu profonde blessure apparut instantanément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`implorais le ciel que le vieil homme fasse un entracte dans sa folie meurtrière. Dès lors, pour ressentir une vive douleur, un déclic se fit dans ma tête. Étant convaincu que cette matinée était la dernière de ma vie, je pensais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;taquiner le diable&lt;/span&gt;. Je m`imaginais me lever et dévoiler ma personne sous ses yeux démoniaques pour lui tenir tête et me battre. Mais, à la dernière seconde, juste avant d`accomplir mes gestes de bravoures, je sentis la peur m`envahir comme le venin d`un scorpion coulant dans mes veines. Je pensais à tous mes désirs encore inassouvis!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, j`ai voulu me retourner pour jeter un coup d`oeil en direction de l`ermite. Mais, étant toujours sous l`emprise d`une peur bleue, j`hésitais. Alors, je décidais de me laisser glisser de nouveau, et cette fois-ci, à la manière d`un ver de terre. Pour me retrouver dissimulé dans une souche, la face contre un tapis d`humus, je me risquais, à ce moment-là, de me pointer le bout du nez. À travers les feuilles d`un arbuste rabougri, mes yeux roulaient dans tous les sens. Et, pour aussitôt, remarquer que le long fusil était de nouveau accoté sur la cordée de bois, j`attendis patiemment, un instant, et rampais, le corps contre le sol, vers ma maison.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115670503373615794?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115670503373615794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115670503373615794' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115670503373615794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115670503373615794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/lermite-de-la-fort-partie-_115670503373615794.html' title='L`ermite de la forêt (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115647359457240212</id><published>2006-08-24T20:57:00.000-05:00</published><updated>2006-08-25T12:31:17.066-05:00</updated><title type='text'>L`ermite de la forêt (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Complètement dissimulé derrière un énorme pin blanc, plus gros qu`un tonneau de vin, je surveillais discrètement la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cabane&lt;/span&gt; d`un oeil scrutateur. J`attendais patiemment d`apercevoir celui qui était devenu mon pire ennemi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps d`attente me semblait long. Tout était immobile et silencieux dans cette forêt humide, sombre et profonde. Harassé par un nuage de moustiques et de mouches suceuses de sang, je pensais battre en retraite quand j`entendis, le grincement d`une porte de bois. Immédiatement, j`entrevoyais au travers des branches, un vieil homme à l`allure déglinguée. Vêtu d`un jean défraîchi et d`une chemise à carreaux, en pièces, dont les lambeaux pendaient deça et delà, il s`affairait à préparer un feu de camp sur lequel était adroitement suspendu une marmite en fonte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, de cet endroit, je ne pouvais l`identifier correctement. Alors, comme une fouine, je me pointais le bout du nez de plus près pour me cacher derrière un autre grand pin dont la cime qui, par un temps colérique, devait aisément cogner aux portes du paradis. Pour m`être déplacé comme une panthère, aux pas feutrées, je me mordis aussitôt la queue! Sur une cordée de bois de chauffage était accoté un long fusil...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop longtemps debout et stationnaire comme un piquet, je me fatiguais rapidement. Je ressentais des fourmis dans les jambes. Sans plus tarder, mes genoux s`entrechoquèrent. Pour me dégourdir, je reculais d`un pas. Or, à mon grand désarroi, j`ai eu la maladresse de mettre le pied sur une branche morte pour déchirer la quiétude qui y régnait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt, alerté d`un danger, le vieil homme bondissait sur son long fusil avec l`agilité d`un écureuil. Son arme sous l`épaule, le doigt tordu rivé sur la gâchette, il surveillait d`un oeil aiguisé de faucon le moindre mouvement suspect dans les buissons. Prêt à faire feu comme un soldat sous les armes, rien ne lui semblait échapper à son attention!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`haletais et transpirais abondamment. Je savais pertinemment, que si je faisais la bêtise de déguerpir à toute vitesse comme une gazelle affolée, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;forcené&lt;/span&gt; au visage ridé et ravagé par la haine me tirerait des balles dans le dos pour que ma poitrine ressemble étrangement à du fromage gruyère...  Au moindre bruit, même le plus subtil, il brandissait sa carabine avec la souplesse et la certitude d`une aiguille de boussole. Soudainement, par comble du malheur, une pomme de pin tomba à mes pieds. Pas un centième de seconde ne s`était écoulé que le bout du canon était déjà pointé dans ma direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115647359457240212?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115647359457240212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115647359457240212' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115647359457240212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115647359457240212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/lermite-de-la-fort-partie-2.html' title='L`ermite de la forêt (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115630474636369862</id><published>2006-08-22T22:00:00.000-05:00</published><updated>2006-08-24T12:30:40.586-05:00</updated><title type='text'>L`ermite de la forêt</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 153, 102);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jusqu`à tout récemment, je m`étais miraculeusement préservé de l`agressivité malsaine. Jamais, un individu ne m`avait été aussi discourtois que le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;maraudeur&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis ma tendre enfance, j`ai le souvenir d`avoir toujours été cajolé et protégé par des parents aimables et bienveillants. J`étais l`un de ces enfants chanceux qui, fort de caractère, pouvait s`émanciper sans difficulté, dans la vie. Les moqueries et les insultes, si j`en avais connaissance, m`étaient indifférentes comme l`eau qui coule sur le dos d`un canard. Il m`arrivait, certes, d`être de mauvais poils lorsque je rencontrais des obstacles, -et encore aujourd`hui-, mais jamais sans ignorer l`importance de respecter la personne ou le bien qui me causait des ennuis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premières lueurs matinales apparaissaient déjà dans un ciel majestueux de couleur rose-orangé. Or, le coq avait beau chanter ce matin-là. J`étais toujours éveillé! En aucun temps, je ne m`étais autant creusée la cervelle. Pour avoir suivi religieusement, et réussi, tous mes cours de philosophie au Collège,  je me remémorais quelques enseignements reçus. Les hommes sont-ils bons ou mauvais de nature? Sans équivoque, cette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nuit des Ténèbres&lt;/span&gt; me donnait un goût amer sur la nature humaine!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt, sans même me concocter un petit déjeuner au poêlon comme j`en ai l`habitude, je me rendis sur le lieu où le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rat des champs&lt;/span&gt; se tenait la nuit passée.&lt;br /&gt;De cet endroit, il était loisible à qui le voulait, aux intentions malicieuses, d`épier mon intimité à travers les fenêtres de ma maison. Immédiatement, je constatais ma vulnérabilité et un léger frisson de terreur se glissa tout le long de ma colonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jetant un regard inquisiteur sur mon environnement, je pouvais encore distinguer des empreintes de semelles, laissées au sol, dans de la terre légèrement humide. Dès lors, j`étais désireux de satisfaire ma curiosité, mais surtout soucieux de corriger celui qui s`était payé ma tête, comme l`aurait fait un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bon père de famille&lt;/span&gt; envers un fils dévoyé et rebelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour m`en douter, les traces me conduisirent vers le sous-bois qui se trouve de l`autre versant de ma colline. À cet endroit, se trouve un chemin de fer abandonné qui se perd dans une forêt dense et privée de clairières. À ma connaissance, personne n`osait s`y pointer le bout du nez... Mais, pour avoir perdu tout indice de retrouver mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;scélérat&lt;/span&gt;, je tentais tout de même de m`y aventurer. Je n`eus tôt fait de déambuler la longueur de trois pas, le corps crispé et les oreilles aux aguets, que je découvris, au loin entre des arbres d`une sapinière primitive, une petite cabane au revêtement de toile rouillée, et dont l`allure était des plus délabrées. Plusieurs débris et rebuts traînaient ici et là autour de cette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bicoque. &lt;/span&gt;Je pensais alors qu`il devait s`agir d`une ancienne cassine de chasseurs jusqu`au moment où j`aperçus de cet endroit, une épaisse fumée noire s`échapper d`un tuyau de plomberie en guise de cheminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115630474636369862?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115630474636369862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115630474636369862' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115630474636369862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115630474636369862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/lermite-de-la-fort.html' title='L`ermite de la forêt'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115609968448591323</id><published>2006-08-20T13:14:00.000-05:00</published><updated>2006-08-22T21:10:41.983-05:00</updated><title type='text'>Le maraudeur (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 153, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Réalisant un danger inhérent, je me détortillais rapidement le corps pour me mettre à l`abri. Enroulé dans la draperie jacquard, les yeux fermés et tremblant de tous mes membres comme la feuille d`un peuplier par de fortes brises du Nord, je me souvenais alors d`une vieille superstition: "Lorsqu`une chauve-souris vole prêt de vous, cela signifie que quelqu`un vous a trahi ou ensorcelé!". Si l`une de ces bestioles répugnantes me valait déjà un mauvais sort pour mourir sans s`en apercevoir, je n`osais me casser le ciboulot pour une douzaine...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un instant d`émoi pour en perdre la raison, cette fois-ci, je tendis simplement l`oreille dans l`ouverture de la fenêtre. À mon grand soulagement, je distinguais un bruit de pas s`éloignant tranquillement vers le sous-bois. Or, même si le maraudeur s`en était allé, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dégrisé&lt;/span&gt; d`un plaisir incommensurable, je demeurais néanmoins affolé comme une bête grièvement blessée dans son enclos. J`oubliais mon lit douillet et me rendis au rez-de-chaussée suivi de mon fidèle ami. Comme un coup de vent, je me précipitais vers la porte d`entrée pour vérifier si elle avait été bien verrouillée. Puis, pour me calmer les nerfs et hydrater ma gorge sèche, enrouée et irritée, je me dirigeais vers la grande cuisine pour me servir, de nouveau, un verre de cognac. Je n`eus fait fait longtemps d`avaler le précieux contenu pour m`en resservir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans crier gare, un coup de froid me traversait le dos. La fraîcheur d`une nuit d`automne s`était déjà installée dans la maison. Je constatais alors que le foyer ne crépitait plus sa douce musique. À l`aide d`un soufflet, je le réanimais. D`un coup, de petites flammes paresseuses apparaissaient à travers les restes d`une bûche carbonisée. Je déposais quelques brindilles sèches de façon ordonnée ce qui ne tardait pas à réchauffer la pièce. Mais, même avec un gosier dilaté et un corps enflammé, je restais toujours agité. J`avais la bougeotte comme un feu follet un soir de printemps dans un cimetière! Je me demandais quel être ignoble pouvait s`amuser de mes tourments et pour quelle raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tapant du pied, les deux mains appuyées sur le rebord de la tablette de la cheminée, les yeux fixes et les dents serrées, une phrase me traversa brusquement l`esprit: "Qu`est donc devenu le chaton?". «Billy!», m`écriais-je. Pour ne plus le retrouver sur le lieu où il avait l`habitude de se reposer, je me retournais violemment pour le rechercher du regard. Avec mes yeux de l`lynx, je ne tardais pas à le repérer dans la corbeille de "Cliffette", frissonnant de terreur sous la couverture. À l`instant rassuré que nous étions tous, sain et sauf, je m`assoyais dans mon fauteuil préféré pour me détendre comme je le fus au début de la soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115609968448591323?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115609968448591323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115609968448591323' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115609968448591323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115609968448591323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/le-maraudeur-partie-3.html' title='Le maraudeur (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115603716393166378</id><published>2006-08-19T20:06:00.000-05:00</published><updated>2006-08-20T18:18:41.430-05:00</updated><title type='text'>Le maraudeur (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 153, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Courageux comme un lion, je me risquais à glisser la tête sous le châssis à guillotine. Aussitôt, j`aperçus l`horrifiante lueur incandescente piquer tout droit vers moi comme une étoile filante pour rebondir sous mon nez. C`était un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pétard&lt;/span&gt; fumant! Un rat des champs aux intentions malveillantes trouva son aventure si plaisante qu`il en fit une gorge chaude!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À peine n`eus-je le temps de me ressaisir qu`un rire railleur retentissait de cet endroit maudit pour étouffer allégrement tous les aboiements de "Cliffette". Pris de panique, je tentais de vociférer toute ma colère la bouche grande ouverte. Mais, à mon grand désarroi, ce ne fut qu`un cri muet de mort qui s`échappa de ma gorge serrée. J`avais le respire coupé. Tout mon corps s`était paralysé, comme engourdi après un effort immense. Le sang m`était monté à la tête et ma cervelle bouillonnait de rage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir repris mon souffle, j`avalais la salive accumulée dans ma bouche, et me risqua à nouveau de hurler aux loups. Sans plus tarder, de ma poitrine haletante, s`élevait un cri terrifiant pour faire trembler le sol. "Cliffette" cessa d`aboyer. J`avais hurlé si fort que le pauvre perdit sa langue au chat!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je demeurais toujours dans la même position, suant et soufflant comme un boeuf. Cherchant à voir dans ce néant avec des yeux plus grands que le ventre, rien ne se manifestait, pas un autre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;oeil du diable&lt;/span&gt; ni même un rire narquois. Tout était dangereusement silencieux et immobile sous un ciel sans lune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, au moment où je m`apprêtais à me retrancher dans mon fortin, un tourbillon de battements d`ailes me soulevait les cheveux pour me glacer le sang. Sans le vouloir, j`avais invoqué dans cette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nuit des&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ténèbres&lt;/span&gt;, une volée de chauve-souris au-dessus de ma tête, qui était toujours à découvert et sur le bord d`exploser. Je crus, un instant, la perdre à jamais!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115603716393166378?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115603716393166378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115603716393166378' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115603716393166378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115603716393166378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/le-maraudeur-partie-2.html' title='Le maraudeur (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115577589233607365</id><published>2006-08-16T19:17:00.000-05:00</published><updated>2006-08-16T22:52:19.140-05:00</updated><title type='text'>Le maraudeur</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour sentir une légère brise fraîche d`un crépuscule du mois d`août, celle-là même qui nous chatouille l`échine et qui nous rappelle gentiment que la belle saison n`est pas éternelle, seul dans ma vieille maison sur la colline, j`allumais un feu de bois dans le foyer de la grande cuisine. Affalé confortablement dans mon fauteuil en cuir de style bergère, les deux pieds dans l`âtre de la cheminée, je me détendais comme un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pacha&lt;/span&gt;, à regarder fixement des flammes, goulues et endiablées, de couleur bleue et jaune-orangé. Tout près de moi, "Cliffette", ce grand chien &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Labrador&lt;/span&gt; de couleur miel, se reposait, recroquevillé et les yeux fermés, dans sa grande corbeille d`osier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L`atmosphère était douce et fluide comme la surface de mon étang aux nénuphars. Un verre de cognac dans une main et un petit cigare cubain dans l`autre, le temps défilait paisiblement dans la simplicité de mon quotidien sans que j`en eus l`impression... Seul le retentissement du carillon de l`horloge Grand-père me rappelait douloureusement, d`une heure à l`autre, que j`étais un mortel qui pouvait encore s`agiter nerveusement de tout son corps!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le onzième coup sonnant, pour bayer aux corneilles depuis trop longtemps, je décidais d`abandonner ce lieu réconfortant sur le doux crépitement d`une grosse bûche se consumant. Avant de monter sur l`étage pour me coucher, je déposais délicatement mon verre sur la tablette de la cheminée à côté de "Billy", le chaton récemment adopté, qui s`était profondément endormi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où je mis le pied sur la première marche de l`escalier, un bruit sourd m`effraya. Aussitôt, alerte comme un veilleur de nuit, je m`immobilisais un instant pour prêter l`oreille. Mais, pour ne percevoir que le souffle court et précipité de mon chien qui me regardait la gueule grande ouverte avec la langue pendante, je poursuivis tranquillement mon chemin vers mon lit douillet en me convainquant qu`il devait s`agir, sans doute, du vent qui hurlait dans la cheminée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allongé sous une chaude courtepointe cousue par les mains de ma mère, les bras sortis et les doigts entrecroisés sur ma poitrine, je m`apprêtais à m`endormir quand j`entendis un autre bruit, similaire au précédent. Immédiatement, "Cliffette" aboya à la meute. Je savais que par son timbre de voix, différent, il était méfiant envers un étranger qui avait pénétré son territoire. Le corps crispé, les oreilles dressées et les deux pattes avant agrippées sur le rebord de la fenêtre à carreaux entrouverte, il se faisait un devoir de nous défendre, "Billy" et moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pauvre s`affolait toujours. Tout d`un coup, une fumée à l`odeur âcre et piquante s`infiltrait sournoisement dans la pièce pour me monter au nez. Inquiet comme si j`étais en proie à une dangereuse folie, je me redressais comme un pic et sautais d`un bond, les pieds joints, pour me diriger vers la fenêtre derrière mon précieux ami. Les poings serrés et le coeur battant, je savais pertinemment qu`il ne pouvait s`agir d`un petit animal rôdant dans la pénombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux écarquillés comme ceux d`un chat dans l`obscurité, je tentais d`apercevoir quelque chose, mais peine perdue. Le ciel étoilé de ma campagne des Laurentides s`était éclipsé dans une nuit plus ténébreuse et dangereuse que le fond de la mer! Pas une faible lumière ne me permettait de distinguer une quelconque silhouette. Seule une petite lueur rouge, étincelante, se manifestait sous mes yeux comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l`oeil du diable&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115577589233607365?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115577589233607365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115577589233607365' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115577589233607365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115577589233607365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/le-maraudeur.html' title='Le maraudeur'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115548948246584619</id><published>2006-08-13T11:32:00.000-05:00</published><updated>2006-08-15T08:24:58.190-05:00</updated><title type='text'>Une nature belle à croquer  (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 153);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sur le chemin de la ferme, pour avoir l`habitude de contempler la nature verdoyante dans ce qu`elle a de plus merveilleux, je n`avais d`yeux, cette fois-ci, que pour les adorables petites boules de poils que je tenais précieusement dans mes bras comme s`il s`agissait d`un trésor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas plus haut que trois cerises, mais déjà aisément agiles et espiègles, je pouvais douloureusement sentir, sur mon corps désormais meurtri, leurs petites griffes aussi piquantes et acérées qu`une aiguille de chirurgien!  "Chausette", la femelle, se faufilait entre mes pas pour, de temps à autre, se caresser doucement la joue sur l`une de mes jambes tandis que "Le p`tit lion", nous suivait de loin comme s`il était  alléché par l`odeur de mon sang...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé devant le perron de bois de cette vieille maison chaleureuse peinte d`un blanc immaculé, j`aperçus le vieux fermier s`occuper dans son champ récemment ravagé par l`orage. Ne voulant l`importuner que pour si peu, après avoir déposé les petits démons sur le sol, j`avais décidé de m`en retourner sur ma colline pour revenir après le souper. Mais, soudainement, j`entendis une douce voix qui me saisissait comme si une légère brise m`avait rafraîchi le corps par une journée chaude et écrasante. À l`instant séduit, je me retournais comme une girouette. À travers une porte-mousticaire, une demoiselle au regard pétillant m`observait curieusement. C`était Jacinthe, la petite fille de monsieur Lamoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tel un idiot, je demeurais immobile comme un coq en plâtre. Tout d`un coup, elle ouvrit la porte, glissa un pas devant l`autre comme dans une marche nuptiale et déposa doucement ses petites mains à la peau satinée sur la rampe aux montants joliment sculptés. «Vous vous souvenez de moi?», me demanda-t-elle avec un sourire discret. Je tentais de répondre, mais peines perdues. J`étais comme ensorcelé par un sortilège! Je ne pus, malgré tout, que bredouiller un ou deux mots incompréhensibles, tout en hochant nerveusement la tête en signe d`affirmation. Pour l`avoir trouvé séduisante, l`autre jour, dans le champ de son grand-père sous un ciel colérique à terroriser le plus insensible des adeptes de films d`épouvantes, elle était là, devant moi, aussi belle et charmante qu`un ange incarnant le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacinthe était attifée d`une jolie robe décolletée en fine popeline de coton aux doux imprimés fleuris. Ses cheveux, dorés comme le soleil, étaient liés par un ruban assorti à sa robe et ses yeux de la couleur bleue, comme le ciel et la mer, brillaient autant sinon plus que deux étoiles scintillantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je continuais toujours de l`admirer, en silence, jusqu`au moment où elle s`approcha vers moi pour me demander si j`étais désireux de rencontrer monsieur Lamoureux. Immédiatement, j`abandonnais mon état léthargique d`un poisson qui agonise sur la banquise, et lui répondis que non. Je ressentais alors une étrange sensation. Tous mes sens étaient bouleversés, empreints de concupiscence! Mes jambes étaient molles comme une poupée chiffon et mon coeur battait à la chamade. Son léger parfum d`agrumes m`exhalait les narines au point de ressentir une envie folle et irrésistible de la prendre dans mes bras, de la serrer fort contre ma poitrine et de l`embrasser. Mais, même si je m`extasiais comme un albatros qui se laisse librement porter dans un courant d`air au-dessus de l`océan, je demeurais néanmoins aussi nerveux et anxieux  qu`un enfant le premier jour de classes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M`apercevant, sans doute, complèment subjugué par le sentiment de plénitude, la bouche grande ouverte et les yeux hagards, elle déposait ses mains sur les miennes et me donna un doux baisé sur les lèvres. Aussitôt, pour me surprendre, un petit démon grimpa sur ma jambe comme sur le tronc d`un arbre. Poil pour poil identique à son paternel, il me démontrait, à sa manière, son affection en me chatouillant le cou de petites lichettes chaudes et rugueuses. Sur le coup, Jacinthe ne put s`empêcher de rire aux éclats! Et, sur ce bonheur instantané, attrapé au filet de l`amour, je lui demandais gentiment si je pouvais la soustraire de ce petit fardeau ce qu`elle ne refusa point...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115548948246584619?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115548948246584619/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115548948246584619' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115548948246584619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115548948246584619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/une-nature-belle-croquer-partie-3.html' title='Une nature belle à croquer  (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115524730782876060</id><published>2006-08-10T16:25:00.000-05:00</published><updated>2006-08-12T08:50:37.580-05:00</updated><title type='text'>Une nature belle à croquer  (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 153);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aussitôt, à peine n`eus-je le temps de soupirer, qu`une bête, aux yeux de feux, me regardait sournoisement sous de longues frondes, pennées et retombantes, d`une fougère à l`autruche. Trop bien dissimulée dans une noirceur totale, je ne pouvais me faire une idée de sa nature. Devais-je m`en inquiéter pour prendre la poudre d`escampette?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bête continuait toujours de m`observer et moi, le pauvre, je tergiversais...J`étais à la fois curieux et terrifié comme un môme en quête de sensations fortes. Quand, soudain, la créature se montrait le bout du nez.  À l`instant même, je reconnus un chat à la frimousse adorable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, accroupi genoux contre poitrine, je tentais de l`apprivoiser en imitant maladroitement le cri doux d`une souris. D`un pas de velours, il s`avança lentement, le ventre contre le sol, pour dévoiler complètement son corps. C`était un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tabby&lt;/span&gt; tigré roux aux lignes plus foncées descendant tout le long de sa colonne vertébrale. Avec sa crinière ébouriffée, il ressemblait étrangement à un petit fauve. La tête baissée, les oreilles dressées et ramenées vers l`arrière, le dos en arque et le poil complètement hérissé sur l`échine, il me semblait en corère, voire même en rage! Mais, pour avoir eut la compagnie d`un chat depuis mon berceau jusqu`à tout récemment, il ne m`effrayait guère...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Salut, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;p`tit lion&lt;/span&gt;!», lui dis-je sur un ton rassurant. Sans plus attendre, il me répondit par un impétieux grondement félin. Non surpris par son attitude cavalière, je me convainquais alors qu`il était de mauvais poils ce matin-là...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où je m`apprêtais à rebrousser chemin devant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sa Majesté&lt;/span&gt; pour l`abandonner à son royaume, un autre chat sorti de la même cachette. Cette fois-ci, je reconnus une belle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;American Wirehair&lt;/span&gt; avec sa robe noire et blanche au signe distinctif d`un "V" de poils blancs, inversé sur le front et s`étalant sous le menton jusqu`à la poitrine. Pour la voir s`approcher vers moi avec les yeux mi-clos, les moustaches relâchées, et tout en ronronnant une douce mélodie comme si elle était heureuse de retrouver son maître, je me rassurais alors de son caractère compatissant. Sans aucune hésitation, je la caressais doucement pendant que son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;matou&lt;/span&gt;, en retrait et sur ses gardes, me guettait du coin de l`oeil tout en remuant nerveusement le bout de sa queue comme la ligne d`une canne à pêche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d`un coup, un, deux, puis trois chatons de la grosseur d`un cornichon, passaient entre mes jambes, de derrière vers l`avant, pour gentiment me surprendre. Curieux, enjoués et charmants à croquer, ils se couraillaient à la queue leu leu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remarquais que la chatte portait fièrement à son cou un collier à médaillon et sur lequel il était gravé "Chausette, 630, Chemin des Patriotes". Je connaissais bien ce lieu. C`était la ferme des Lamoureux. Pour exprimer mon désir d`adopter une petite &lt;span style="font-style: italic;"&gt;boule de poils&lt;/span&gt;, sans plus tarder, je m`en allais retrouver le maître de la plantation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115524730782876060?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115524730782876060/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115524730782876060' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115524730782876060'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115524730782876060'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/une-nature-belle-croquer-partie-2.html' title='Une nature belle à croquer  (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115499109158991205</id><published>2006-08-07T17:23:00.000-05:00</published><updated>2006-08-08T13:34:21.796-05:00</updated><title type='text'>Une nature belle à croquer</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 255, 153);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Par un bel avant-midi du mois d`août, ensorcelé par une légère brise parfumée à la sève de sapin provenant de mon sous-bois, comme pris au piège par un sortilège, je décidais de m`y aventurer au hasard de mes pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l`abri d`une chaleur suffocante et insoutenable, et où seuls quelques rayons de soleil s`immisçaient timidement parmi un feuillage dense, j`aperçus au pied d`un grand pin blanc dont la cime se perd audacieusement dans le ciel, des ronces aux longues branches épineuses regorgeant de mûres sauvages devenues à maturité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accroupi comme un tailleur sur un tapis spongieux de lichens, comme un glouton, je me régalais plein les babines de ces petites baies juteuses, d`un violet très sombre. Quand, soudain, pour me dresser les oreilles comme un chevreuil alerté, j`entendis le craquement d`une branche sèche, déchirer la quiétude apaisante de la forêt. Aussitôt, je faisais un tour de tête à la manière d`une chouette pour scruter l`environnement, mais rien ne se manifestait sous mon regard attentif. Le temps semblait s`être arrêté. Sachant que les ours noirs raffolent de ces petites douceurs du paradis, j`avais l`oeil inquiet d`un cheval le mors aux dents. Mais, pour ressentir subitement des fourmis dans les jambes à rester immobile comme la statue d`un tombeau, je tentais de me ressaisir avant de perdre la tête au quatre vents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque tout me semblait redevenu à la normale après quelques moments de palpitations, je me laissais de nouveau tenter par le doux péché véniel de gourmandise. Pour en être aussitôt rassasié comme par un festin savoureux, ma bouche pleine de joie, je me levais et poursuivais ma ballade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au tournant d`un petit sentier d`herbes battues, je m`étonnais des couleurs et des ombres du sous-bois. Tout me paraissait à la fois merveilleux et mystérieux. Les deux pieds dans le coeur d`un sol riche, encore mouillé par la rosée du matin, je m`imaginais seul au monde parmi cette nature généreuse et sauvage. Tout d`un coup, pour me sortir brusquement de mes rêveries d`un gamin sur la lune, une volée de perdrix s`élevait des arbrisseaux avec fracas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement, je m`aurais cru dans une gigantesque bataille d`oreillers! De tout bord tout côté, ces oiseaux de la grosseur d`un poulet, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;s`épivardaient&lt;/span&gt; dans le ciel pour momentanément assombrir le paysage de plumes et de duvets de la couleur gris-brun. En étais-je la cause de leur frayeur? Je n`en avais aucune idée. Cependant, avant même de me convaincre de ma culpabilité ou que, d`horribles pensées me traversent l`esprit pour me donner à nouveau un désagréable frisson dans l`échine, j`aperçus non loin, droit devant le bout de mes semelles, de hautes herbes s`agiter follement. Telle une torpille, quelque chose se dirigeait rapidement vers moi à travers cette verdure dense et extatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115499109158991205?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115499109158991205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115499109158991205' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115499109158991205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115499109158991205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/une-nature-belle-croquer.html' title='Une nature belle à croquer'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115475051396944601</id><published>2006-08-04T22:23:00.000-05:00</published><updated>2006-08-05T07:56:09.406-05:00</updated><title type='text'>À la découverte d`un champ biologique avec Lancelot, mon pote agronome (Partie 4)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 153, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Devant cette hécatombe, mes mâchoires claquèrent et mes bras tombèrent inertes. J`étais complètement abasourdi. Comment la nature pouvait-elle être paisible et généreuse pour, d`un instant à l`autre, devenir cruelle et destructrice? J`avais beau me questionner, mouliner mes neurones, mais aucune réponse ne me venait à l`esprit. Cependant, je savais pertinemment que, malgré cette tragédie, tous les agriculteurs de ma région, dont monsieur Lamoureux, se devaient de surmonter cette épreuve afin de poursuivre leur projet pour lequel ils y ont consacré tous les jours de leur vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au loin, au-delà de la cime des épinettes, le vent hurlait toujours sa colère sur la colline d`où se situe ma maison. Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;démon serpent &lt;/span&gt;s`en était allé. Seule à mes pieds, une brume opaque, légère et humide, déferlait subtilement entre les cadavres pour répandre un étrange parfum de la mort. La lumière du jour s`atténuait doucement comme la tombée du rideau de théâtre. Jacinthe fut la première à nous rejoindre au milieu du champ. Son grand-père la suivait, loin derrière, comme s`il participait à une procession funeste. D`une main, il se soutenait fermement sur sa longue perche tordue et de l`autre, il tenait un vieux fanal de fer-blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Tout va bien?», nous demanda-t-elle sur un ton inquiet d`une mère tourmentée qui retrouve enfin ses rejetons égarés. Pour ne pas avoir été présenté auparavant, je gardais le silence. Ce fut Lancelot qui la rassurait en lui mentionnant que nous avions vécu, lui et moi, de belles émotions, semblables à celles vécues dans un manège de carnaval. Jacinthe poussa alors un long soupir et me regardait avec le visage d`un ange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si dans le ciel, il ne restait plus qu`une lueur orangée en voie de disparaître dans une nuit étoilée, j`étais immédiatement envoûté par son charme et sa beauté. Je pensais qu`elle devait être incontestablement bénie des dieux! Ses longues mèches dorées, entièrement frisées, illuminaient adorablement son visage, lisse et satiné, pour la rendre encore plus ravissante qu`un rayonnement sur l`eau d`un ruisseau. Sans crier gare, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cupidon m`avait dès lors frappé avec son petit carquois!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Lamoureux ne tardait pas à nous rejoindre. Essoufflé comme un phoque, il regardait ses plants, qui étaient couchés sur le sol, avec des yeux noyés de chagrin. Puis, après avoir repris son souffle, tout en pointant le ciel de sa perche, il mentionna à gorge nouée comme s`il s`adressait au Seigneur: «tu me mets encore à l`épreuve! Mais, avant de quitter à jamais mon champ pour te retrouver dans ton paradis, je te donnerai la preuve de mon courage et de ma volonté!».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin de notre retour vers la ferme des Lamoureux, Lancelot, Jacinthe et moi, nous marchions lentement et en silence, bras dessus bras dessous tout en suivant le vieil homme au pas hésitant. Soudainement, sous une douce lumière vacillante projetée par le vieux fanal, j`entrevis dans l`&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ombre de la mort&lt;/span&gt;, une longue couleuvre qui fuyait désespérément nos pas sur un sol, complètement glacé, et une marmotte qui se régalait goulûment d`un épi de maïs sucré. Je constatais alors que la vie reprenait déjà son cours habituel...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115475051396944601?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115475051396944601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115475051396944601' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115475051396944601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115475051396944601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/la-dcouverte-dun-champ-biologique-avec_04.html' title='À la découverte d`un champ biologique avec Lancelot, mon pote agronome (Partie 4)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115455624074157967</id><published>2006-08-02T16:18:00.000-05:00</published><updated>2006-08-05T12:12:14.073-05:00</updated><title type='text'>À la découverte d`un champ biologique avec Lancelot, mon pote agronome (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 153, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tel un soldat fier à l`esprit rude, Lancelot continuait toujours son inspection, malgré les vents forts et violents qui sévissaient à travers le champ. Tantôt immobile et paisible, tout le paysage s`animait dès lors dangereusement. Les tiges de maïs se balançaient d`un côté à l`autre, vigoureusement, et cela me donnait l`effroyable impression d`être perdu de tout bord tout côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désemparé comme un gamin en pleur, je pensais tomber dans un gouffre inconnu. «Attend-&lt;span style="font-style: italic;"&gt;moé&lt;/span&gt;!», lui criais-je à gorge déployée. Mais, sous un ciel plus noir que le fond de la gueule d`un loup et où, seuls les éclairs illuminaient le sol durant quelques fractions de seconde, dans le fracas des coups de tonnerre, toutes mes tentatives restaient veines! Trop préoccupé à terminer son travail pour lequel il avait été mandaté, mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pote&lt;/span&gt; s`en était allé, me laissant seul parmi des ombres qui me donnaient la chair de poule...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d`un coup, pour rester immobile comme un épouvantail des champs, je sentis quelque chose, de froid et humide, se mouvoir lentement sur mon pied pour, par la suite, s`enrouler rapidement sur ma jambe. Même si je devais me protéger le visage de mes mains pour ne pas recevoir une volée de coups de tiges, semblable à celle d`un fouet déchirant la chair du corps, je tentais néanmoins d`y jeter un regard curieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, à cet instant même, un joug s`abattait sur le champ de monsieur Lamoureux. Je fus désormais prisonnier sous une pluie torrentielle mêlée de beaucoup de grêles. Immédiatement, je sortis de mon état cadavérique pour sautiller d`un pied sur l`autre et me projetais à plat ventre sur le sol. Je m`imaginais vivre mes derniers instants sous le regard amusé d`un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;démon serpent&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;C`est alors que j`invoquais le Seigneur: «qu`ai-je fait pour mériter un tel supplice?». Chacune des grêles qui tombait sur mon dos me donnait l`impression que l`on me lapidait de galets de la grosseur d`un oeuf de dinde! Même si j`étais recroquevillé comme un animal blessé et que je me protégeais la tête à l`aide de mes mains, je souffrais le martyre de Saint Étienne.  Quand, soudain,  au moment où j`allais déraidir mon corps pour l`abandonner à tout jamais aux bêtes féroces et aux oiseaux rapaces afin qu`il soit dévoré d`un trait, je sentis une chaleur  m`envelopper  tel un baume apaisant.  Même si le vent soufflait toujours à rafales glacées et que les tiges de maïs tombaient, une à une, sous les grêlons comme des condamnés à mort fusillés par un peloton d`exécution, je n`éprouvais plus aucune douleur. Étais-je mort, pour être affranchi à jamais du mal de vivre? Je n`en avais aucune idée jusqu`au moment où, j`entendis Lancelot me chuchoter à l`oreille que la tempête allait bientôt s`éloigner. Complètement allongé sur mon dos, il me protégeait d`une nature déchaînée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N`eut tôt dit que ses prédictions se concrétisaient. Le ciel s`éclaircissait pour laisser entrevoir un coucher de soleil à l`horizon d`un champ complètement dévasté et anéanti. Ces sentinelles affublées en aigrette regorgeant de ressources avaient rendu l`âme. Seul un plant téméraire, ici et là, se tenait encore à moitié debout pour saigner à blanc. Le spectacle était des plus horrifiants. Le sol était tout recouvert d`un amas de billes de glace. Je m`aurais cru le jour d`une première neige! Estomaqués, Lancelot et moi, nous gardions le silence. Soudainement, au loin, nous entendions des échos de cris déchirants. C`étaient monsieur Lamoureux et sa petite fille, Jacinthe, qui nous interpellaient. Sachant que nous étions reclus entre les griffes acérées d`une bête gigantesque à sept têtes défilant sur leur champ au gré d`un vent colérique, ils s`en inquiétèrent pour se faire du mauvais sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115455624074157967?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115455624074157967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115455624074157967' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115455624074157967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115455624074157967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/08/la-dcouverte-dun-champ-biologique-avec.html' title='À la découverte d`un champ biologique avec Lancelot, mon pote agronome (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115440095378570507</id><published>2006-07-31T20:52:00.000-05:00</published><updated>2006-08-03T08:04:14.403-05:00</updated><title type='text'>À la découverte d`un champ biologique avec Lancelot, mon pote agronome (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 153, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;    Avant de s`enfoncer plus profondément dans une jungle vénézuélienne de plants de maïs, Lancelot m`informait que pour faire une inspection juste et globale d`un champ, il était prémordial de se déplacer en zigzag à comptant cent pas d`un lieu à l`autre. Mais, trop préoccupé de scruter les tiges qui me frôlaient le corps pour dénicher les bêtes tant redoutées, je lui portais peu d`attention...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendu au trentième pas, je m`exclamais, haut et fort: «j`en ai trouvé une!». Pour le voir se tressaillir subitement comme s`il eut reçu une décharge électrique, mon cri devait être des plus saisissants! Immédiatement, il cessa son inspection militaire d`une relève de la garde pour me retrouver. Sur l`une des feuilles retombantes d`une tige de maïs, se trouvait une coccinelle orangée marquée de plusieurs points noirs.  Tout d`un coup, elle s`envola pour se poser sur le dos de ma main. Sans dire un mot, Lancelot leva son bras vers le ciel comme pour me signifier de faire le mort. Surpris par son comportement saugrenu face au danger que cette bestiole pouvait réellement m`engendrer, comme un gentil pantin, j`obtempéra tout de même. Puis, il me dit: «savais-tu que les paysans accordent beaucoup d`importance au nombre de tâches qu`une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bête à Bon Dieu&lt;/span&gt; peut avoir sur son dos lorsqu`elle se pose sur une main?». Pour le regarder avec insistance, sans doute le visage long comme celui d`un cheval, je pensais de quel genre d`enseignement supérieur avait-il reçu? Faisant fi de mon regard des plus idiots, il me rajouta: «si tu fais le décompte des points noirs, tu découvriras le nombre de mois de bonheur que tu vivras prochainement!».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intrigué comme s`il me lisait ma bonne aventure, j`entrais, les yeux fermés, dans son délire, et comptais à voix haute le nombre de points. «Huit!», m`écriais-je  sur un ton réjoui avant que cette petite coquine ne s`envolât de nouveau. Néanmoins, même si j`étais heureux de mon avenir raconté sur le dos d`une petite bête, je reprenais mes esprits et lui demandais si la coccinelle était un insecte nuisible. Pour se secouer la tête comme le gong d`une horloge Grand-père, il me donnait la réponse. Puis, tout en me signifiant de son index le dessous d`une feuille, il me demandait d`y jeter un coup d`oeil. Je soulevais alors la longue feuille avec la plus grande précausion comme si un danger des plus menaçants pouvait s`y dissimuler. Et, pour ne rien voir, sinon des points minuscules, presque invisibles, d`un vert bleu, s`agglutinant sur la chair de la tige, les uns sur les autres, telle une orgie, il me dit d`un ton grave d`un maître d`école: «la coccinelle est un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;prédateur naturel&lt;/span&gt; qui peut à lui seul dévorer jusqu`à cinq cents pucerons par jour!». Pour me redresser aussitôt le corps comme si un fantôme m`était apparu, je restais bouche bée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout en reprenant son inspection après avoir griffonné quelques notes sur son calepin, je le suivais, pas à pas, comme un chien de poche, et tombais subitement dans l`une de mes réflexions. Je me demandais comment une si petite créature pouvait se régaler d`autant de parasites et, s`il s`agissait du même coléoptère qui, à l`automne, et en grand nombre, viennent se regrouper sur la façade des maisons, exposée, côté sud, pour tenter tant bien que mal de s`infiltrer afin de passer la saison froide aux frais de leur hôte! Mais, à l`instant même où je m`apprêtais à lui poser ces questions, le vent s`éleva instantanément pour que, tous deux, nous  en perdions nos chapeaux. Saisi par ce souffle d`un dieu colérique, j`oubliais tout pour dès lors en perdre la raison. Je levais ma tête vers le ciel et je l`aperçus devenir gris, puis noir en un instant. Je crus alors que le soleil avait soudainement décidé de déguerpir comme un lapin affolé, mais il en était rien! Des nuages menaçants, teintés à l`encre noire s`étaient avancés, rapidement, comme une charge de cavalerie pour aussitôt assombrir tout le paysage. «Ce soir, l`orage s`annonce de première classe!», m`écria Lancelot tout en poursuivant son inspection comme si cela ne l`effrayait guère...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant ma randonnée en bicyclette, pour avoir aperçu plusieurs champs de culture de maïs s`étaler sous mes yeux ébahis, j`avais remarqué que le champ de mon voisin était plus vigoureux et verdoyant  que les autres, et je demandais la cause à Lancelot. Immédiatement, il me déclara, dans un élan solennel, que le champ de monsieur Lamoureux n`avait jamais reçu d`application d`engrais chimiques, ni de pesticides ou d`herbicides de synthèse tout comme ses semences utilisées n`avaient jamais été issues du génie génétique. Et, comme ses sols avaient accumulé plus de compost, de fumier traditionnel et de poudre d`os au fil des années, et pour n`avoir jamais été labouré en profondeur, cette façon de faire, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à l`ancienne&lt;/span&gt;, aida grandement à conserver l`eau, à limiter l`érosion et à maintenir une qualité dans la couche arable. «Et, c`est pour cette raison que ses plants de maïs sont visiblement plus vigoureux?», demandais-je l`air estomaqué. «Ouais!», me répondit-il tout en me faisant un clin d`oeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur cette affirmation des plus évocatrices, un coup de tonnerre retentissait aussitôt pour me faire bondir les deux pieds joints et pour en avoir les cheveux dressés sur la tête. Une décharge simultanée de plusieurs  canons  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sur le Champ de Mars &lt;/span&gt; ne m`aurait pas été moins insoutenable et  terrifiante!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115440095378570507?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115440095378570507/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115440095378570507' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115440095378570507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115440095378570507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/07/la-dcouverte-dun-champ-biologique-avec_31.html' title='À la découverte d`un champ biologique avec Lancelot, mon pote agronome (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115410842522058637</id><published>2006-07-28T11:55:00.000-05:00</published><updated>2006-07-29T18:38:46.420-05:00</updated><title type='text'>À la découverte d`un champ biologique avec Lancelot, mon pote agronome</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(204, 153, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;     Par un bel après-midi, je décidais de prendre ma vieille bicyclette et de faire une longue randonnée sur les chemins de ma campagne. Après plusieurs jours pluvieux et tempéreux d`un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;déluge à Noé&lt;/span&gt;, la température était redevenue agréable et la journée s`annonçait idéale pour une telle distraction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous un soleil radieux qui assécha rapidement les petites marres d`eau qui s`étaient soudainement multipliées comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;des&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pains et des poissons&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;sur les routes cahoteuses et sinueuses, et sous une légère brise chaude, parfumée aux asclépiades communes, lentement, je pédalais tout en contemplant les mille merveilles de la nature. Parmi une chute d`eau spectaculaire qui tombe d`un rocher escarpé et des cascades à couper le souffle, des vallées et des montagnes verdoyantes, des mosaïques de champs labourés et des petits étangs naturels regorgeant de canards sauvages et tapageurs, je me laissais séduire jusqu`en à perdre la raison. Quand, sur le chemin de mon retour, juste avant le coucher du soleil, j`aperçus au loin, Lancelot, mon pote agronome. Vêtu d`un jean et d`une chemise à manches courtes de couleur bleu ciel, et chapeauté d`un "Bob Hearst", il tenait à la main un calepin pour recueillir des données, et s`apprêtait à inspecter le champ de maÏs de mon sympathique voisin, monsieur Lamoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J`avais connu cet ami, le jour où je mis, pour la première fois, les pieds dans une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Coopérative agricole&lt;/span&gt;. Pour être dépourvu face à une invasion de limaces dans mon potager, et avant de perdre à tout jamais ce que j`avais semé, je décidais de balancer mon orgueil aux quatre vents pour rechercher des avis judicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette boutique d`un temps passé où le vieux parquet de bois craqua à chacun de mes pas pour trahir ma présence, Lancelot se présentait immédiatement devant moi pour me conseiller. Grand et musclé comme un cheval, les yeux de couleur noisette, profonds et sombres comme la nuit, les cheveux fins et cuivrés aux petites mèches entrelacées comme des vagues voluptueuses, sa grâce et sa beauté m`emplissaient d`un respect mêlé d`admiration. Tout en lui éveillait ma curiosité. Jamais, je n`avais vu un garçon aussi séduisant! Son fier visage, aux traits joliment ciselés, lui apparaissait semblable à celui d`une antique statue grecque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d`un coup, sans doute pour se sentir reluquer singulièrement par un autre homme, il me jeta un regard qui me mit mal à l`aise. Tout mon corps manifestait aussitôt une nervosité apparente. Je tremblais à la fois des lèvres et des mains, et mon front suintait une sueur glacée. Avais-je commis une erreur en l`observant trop longtemps pour soulever des doutes invraisemblables? Comprendrait-il ma maladresse d`un gamin impoli? Mais, dès qu`il me demanda gentiment la raison de ma venue, le visage resplendissant d`un sourire d`enfant, toutes mes craintes s`avérèrent sans fondement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivant derrière lui comme un oiseau à vol plané, je le saluais avec la délicatesse d`un bûcheron: «Hé, mon grand! ...Armé comme tu l`es, il ne te manque qu `un filet à papillons!».  Pour être aussi futé qu`un renard, il ne perdait pas une seconde pour me proposer gentiment de l`accompagner dans sa promenade. «Viens voir ce que je recherche!», me dit-il le sourire en coin. Immédiatement, je me doutais bien qu`il ne s`agissait nullement de jolies créatures divines aux coloris d`arc-en-ciel. Je déposais alors ma bicyclette dans le fossé séparant le champ du chemin public et le suivi. «Que recherches-tu, au juste?, lui demandais-je. «Des pucerons, des vers gris noir et d`autres insectes nuisibles!», me répondit-il sèchement. Aussitôt, je grimaçais comme un gueux et avala la salive qui s`était soudainement accumulée dans ma bouche. Je m`imaginais, qu`après une ballade parmi des tiges de maïs aussi droites que des sentinelles affublées en aigrette, je serais devenu une mangeoire à moineaux, recouvert de la tête aux pieds, d`oeufs gluants, de laves, d`asticots, de chenilles velues et d`autres bestioles aussi répugnantes les unes que les autres!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115410842522058637?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115410842522058637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115410842522058637' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115410842522058637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115410842522058637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/07/la-dcouverte-dun-champ-biologique-avec.html' title='À la découverte d`un champ biologique avec Lancelot, mon pote agronome'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115379057012128016</id><published>2006-07-24T18:46:00.000-05:00</published><updated>2006-07-28T18:32:32.956-05:00</updated><title type='text'>Un vieux fermier sympathique et attentionné (Partie  4)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;    J`écoutais, avec la plus grande attention, mon invité me raconter sa vie de jeune homme. Pour tendre l`oreille à chacun de ses mots peint du souffle de ses lèvres, j`aurais cru qu`il me faisait la narration d`un livre ouvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans m`en rendre compte, le temps filait comme l`eau qui coule dans une rivière. Quand, soudainement, monsieur Lamoureux s`arrêta de parler et tomba distrait pour fuir un instant mon regard. Il contemplait, à travers la fenêtre de la cuisine, un superbe coucher de soleil rouge-feu. Tout mon paysage de campagne se dessinait de mille feux rubis. Cependant, pour être curieux de nature et désireux plus que tout de connaître la suite de son histoire d`amour d`une époque qui m`était totalement inconnue et étrangère, je démontrais mon audace en me risquant à lui demander sur le bout des lèvres: «Monsieur Lamoureux! ...De quelle façon avez-vous rencontré votre Violette?».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement, son visage, alors songeur, se radiait dans le flou d`agréables souvenirs. Et, sans même se retourner la tête, dans ma direction, pour toujours admirer la nature dans ce qu`elle a de plus merveilleux, il me répondit en s`exclamant: «c`est en faisant un fou de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;moé&lt;/span&gt; que j`ai connu ma Violette!».  Aussitôt, je ne pus m`empêcher de rire aux éclats, encore une fois, ce qui enjoua le vieil homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour oublier un instant le paysage bucolique d`un paradis perdu, monsieur Lamoureux me mentionnait qu`il avait fait la connaissance de Violette le jour de l`Épiphanie, dans l`une de ces veillées d`antan qui se donnait dans la maison des MacMahon, pour fraterniser et festoyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me relatait que la maison des MacMahon était reconnue à travers tout le canton comme le lieu des plus accueillant et convivial. Tous s`y sentaient à l`aise, y compris les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;quêteux des chemins&lt;/span&gt;.  Entre deux goûtés préparés avec soins, s`alternaient les contes, les chansons à répondre, la danse et la musique, où chacun s`émerveillait des oreilles sinon autant plus des yeux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devenu un vieux garçon sage, le visage fraîchement rasé, les cheveux coupés courts et la chemise et le pantalon soigneusement repassés, monsieur Lamoureux était, selon ses dires, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tout bonnement disposé à s`amuser sans espérances ni attentes.&lt;/span&gt; Et, pendant qu`un vent du Nord soufflait si fort sur la campagne des Laurentides pour que des notes terrifiantes sifflèrent allégrement à travers les chassis de la vieille maison, devant la cuisinière regorgeant de bois ardent, madame MacMahon avait disposé sur le parquet de pruche, aux lattes de six pouces, des miettes de savon du pays afin de permettre une danse plus vigoureuse et expansive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, ce soir-là, selon monsieur Lamoureux, la vieille dame aux cheveux teints gris bleuté, tenus en chignon serré, eut la main un peu lourde... Car, dès la première danse, il perdit le pied pour tomber sur ses fesses. Aussitôt indisposé par sa maladresse, sous des rires amusés, il tenta de se relever, mais peine perdue. Le plancher était plus lisse et dérapant que la surface d`une rivière gelée! Et, c`est alors qu`une jeune fille au sourire angélique et au teint éblouissant lui tendit miraculeusement la main. Ce fut Violette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir été attentif comme au sermon, j`étais totalement ému par son discours. Mais, soudainement, j`entendis des petits coups de talon sous la table comme si un Pic bois frappait son bec sur le tronc d`un pin mou. C`était mon invité qui gigotait nerveusement du pied pour démontrer son impatience et son impulsivité face à la tombée imminente de la nuit. Subitement, et, à mon grand étonnement, il brandissait ses bras en l`air pour se taper énergiquement les genoux et, il se leva. Aussitôt rendu sur le seuil de la porte et revêtu de son tricot de laine, sur un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Angélus &lt;/span&gt;mourant au loin d`un clocher, il me saluait chaleureusement d`une poignée de main vigoureuse, énergique et rassurante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voyant s`éloigner lentement au pied de ma colline avec sa longue perche à la main comme une ombre dans le crépuscule, je me posais sur-le-champ une question. J`enfilais rapidement mes bottes et mon manteau, et courus dans sa direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé derrière lui pour le surprendre, je lui demandais ce qui valait son attention à mon égard. Le vieil homme s`arrêta un instant, puis, en prenant soin de sonder des yeux le sol sur lequel il se trouvait, il se retourna tranquillement vers moi pour me mentionner qu`il avait vu de la fumée s`échapper de la cime des épinettes vis-à-vis ma maison. Pour s`inquiéter à faire les cent pas, il avait décidé de s`y rendre pour se rassurer. «Vous rassurez de quoi?», lui demandais-je sur un ton inquiet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Lamoureux demeurait silencieux un moment, puis, il poussa un long soupir. Je le regardais scrupuleusement en attentant une réponse. Aussitôt, je le sentis devenir mal à l`aise. Tout  en se secouant nerveusement la main gauche, il me bafouilla quelques mots que j`eus de la peine à saisir. Lui qui relatait sa vie de jeune homme avec une telle aisance, je ne le reconnaissais plus! Tout d`un coup, il avala sa salive, prit un grand respire et me dit sur un ton hésitant: «une terrible malédiction plane sur votre demeure et pousse les propriétaires, depuis plus de deux siècles, à commettre des actes criminels graves!».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement, je paralysais de terreur. Un frisson me passa sur le dos et je sentis ma peau moite transpirer une peur acide. L`écho de ses paroles saisissantes résonnait, encore et encore, entre mes deux oreilles pour m`étourdir. Jamais, je n`aurais cru me retrouver propriétaire d`une vieille maison des horreurs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vieil homme me regardait, un instant, avec les yeux fixes et noyés de tristesse d`un poisson mourant sur une banquise, et reprit tranquillement son chemin. Je restais là, hébété, comme je l`avais été lorsque je le reçus plus tôt durant la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115379057012128016?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115379057012128016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115379057012128016' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115379057012128016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115379057012128016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/07/un-vieux-fermier-sympathique-et_24.html' title='Un vieux fermier sympathique et attentionné (Partie  4)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115328253007230346</id><published>2006-07-18T21:43:00.001-05:00</published><updated>2006-07-20T11:16:40.596-05:00</updated><title type='text'>Un vieux fermier sympathique et attentionné (Partie  3)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;    Le vieux fermier me mentionnait que vers le milieu des années trente, au même moment où tous ressentaient encore les effets néfastes de la crise de 1929, son père arrivait, malgré tout, à tirer l`épingle de la botte de foin pour nourrir et entretenir adéquatement tous les membres de sa grande famille en cultivant plusieurs hectares d`orge, de blé et de maïs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun donnait un coup de main en étant assigné à une tâche bien précise. Pour être l`aîné de la famille, monsieur Lamoureux, Victor de son prénom, se devait d`assister le paternel dans tous les travaux sur la ferme. Grand gaillard qu`il était, à l`avenir assuré pour être l`héritier de la plus grande et généreuse terre du canton, il croyait dur comme fer d`être le meilleur soupirant pour Gisèle, la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cokinette&lt;/span&gt; du village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, même si Albert était lui aussi un fils aîné de fermier mais avec un avenir moins prometteur, il avait un atout dans sa poche que nul autre prétendant ne possédait, et il était de taille! Avec sa belle gueule d`ange aux yeux bleu pacifique et le verbe facile et abondant, il était, selon monsieur Lamoureux, le parfait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;entourloupeur&lt;/span&gt; au charme irrésistible...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis devant ce vieil homme, les deux coudes sur la table et le menton appuyé sur mes mains, j`étais désormais complètement suspendu à son histoire. Il me mentionnait que les saisons passèrent mais sans que la rivalité l`opposant à Albert ne diminue. Comme deux chats effarouchés, un simple regard de travers devenait l`étincelle qui suffisait à remettre le feu aux poudres. Leur comportement hostile en était devenu la risée de tous. Et, pour les corriger de leurs péchés, leur paternel respectif les châtiait d`une correction que les pauvres n`oubliaient pas d`aussitôt. Mais, même avec des volées de coups données par une main de fer pour ne plus être capable de s`asseoir sur une chaise de bois pendant plusieurs jours sans grimacer ni hurler de douleur, rien n`y faisait. Car, dès que Gisèle réapparaissait sous leurs yeux, grands et ronds, arborant un doux sourire aux lèvres joliment colorées coquelicot, l`oeil en coin et la paupière un peu baissée, ils ressentaient, à nouveaux, une animosité réciproque qu`ils n`arrivaient à peine à dissimuler ni à contrôler!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Et alors! Qu`est-il arrivé, par la suite?», lui demandais-je impatiemment comme un gamin désireux de recevoir son cadeau le matin de Noël. Monsieur Lamoureux semblait rêvasser et fixa dans le vide. Puis, après avoir nonchalamment sapé le reste de crème qui flottait au fond de sa tasse comme s`il s`agissait d`un élixir de vie, il leva la tête vers moi, me regardait droit dans les yeux et me répondit: «c`est la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Circonscription&lt;/span&gt; de 1942 qui mit un terme à nos rivalités!».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Lamoureux me racontait qu`Albert et lui avaient été enrôlés la même journée et au même moment. C`était pendant qu`ils se chamaillaient, encore une fois, comme des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vauriens&lt;/span&gt; dans une ruelle derrière le Magasin général sous les yeux horrifiés de Gisèle. Deux soldats Anglais les avaient aperçu et les interpellaient sous les ordres pour les embarquer, contre leur gré, dans un train qui les attendait à la gare. Ni l`un ni l`autre, comme tous ceux qui furent enrôlés cette journée-là, n`avaient jamais mis les pieds à l`extérieur de leur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;patelin&lt;/span&gt; et n`étaient encore bien loin d`avoir une idée globale de la guerre et de ses atrocités. Mais, pour être des jeunes hommes dans la force de l`âge, vigoureux et téméraires, ils étaient tous, malgré tout, désireux de découvrir de nouvelles expériences et de nouveaux horizons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un silence de mort s`était soudainement installé dans la pièce. Je regardais mon invité tripoter nerveusement sa petite cuillère. Tout d`un coup, il me jeta un regard inquisiteur et m`interpellait à haute voix ce qui me rappelait celle de mon père lorsqu`il découvrait mes mensonges de petit calibre: «tu dois te demander ce qu`est devenue Gisèle après notre embarquement?». Surpris qu`il ait lu mes pensées et désireux de connaître le déroulement d`une histoire à l`incidence incertaine, j`acquiesçais timidement d`un hochement de tête. Alors, sans plus tarder, il me répondit sur un ton sarcastique: «comme il ne restait plus un jeune homme en santé à mille lieux, et pendant qu`Albert et moi, nous combattions dans les fourrées des vieux pays, Gisèle avait trouvé preneur en la personne du fils du notaire du village. Réputé comme un être craintif et inquiet de tout et de rien, il était aussi aveugle qu`une chauve-souris! Mais, leur union n`eut fait long feu... Car, l`on me rapportait dans une correspondance que la pauvre mourut le jour où elle accoucha de son premier enfant!».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Lamoureux m`informait de surcroît que, dès leur retour au pays, tout était devenu différent entre lui et Albert. La guerre leur avait infligé une grande plaie qui ne se refermera que dans la mort! Sans pour autant redevenir les amis insépables qu`ils étaient avant la venue de la fulgurante Gisèle, ils continuèrent à se fréquenter pour se remémorer leurs bons souvenirs d`enfances tout en évitant adroitement d`aborder les événements tragiques de la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115328253007230346?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115328253007230346/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115328253007230346' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115328253007230346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115328253007230346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/07/un-vieux-fermier-sympathiq_115328253007230346.html' title='Un vieux fermier sympathique et attentionné (Partie  3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115300650653135557</id><published>2006-07-15T17:41:00.000-05:00</published><updated>2006-07-17T11:49:16.886-05:00</updated><title type='text'>Un vieux fermier sympathique et attentionné (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;    Devant mon silence idiot, le vieil homme semblait s`impatienter. Aussitôt, je tentais de bredouiller quelques mots, mais peine perdue. J`en étais incapable. Son regard froid et inquisiteur me glaçait littéralement le sang. Mes yeux terrifiés fixaient toujours les siens, quand soudain, le voyant froncer doucement un sourcil, je réussissais à hocher nerveusement la tête en signe d`affirmation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement, pour être sans doute convaincu que je n`étais pas l`un de ces voyoux qui &lt;span style="font-style: italic;"&gt;squattait &lt;/span&gt;une vieille maison de campagne abandonnée, il se présenta: «je suis monsieur Lamoureux, votre voisin agriculteur». Soulager qu`il soit un habitant du canton et non un tueur de  grands chemins, je l`invitais à partager un petit goûter accompagné d`un breuvage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon invité semblait bien connaître les lieux. Car, à peine n`eut-il pris le temps de déposer sa longue perche  et  d`essuyer ses semelles sur le paillasson, qu`il se dirigeait directement, comme un coup de vent, vers la vieille cuisinière à bois. De biais  avec moi, je pouvais ainsi le scruter d`un oeil curieux. Les yeux rivés sur l`antiquité, il glissa doucement ses doigts tordus de la main droite sur le rebord chromé du vieux meuble pour finalement pousser un long soupir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me doutais bien que cet objet nostalgique avait été le prélude d`une attachante histoire d`amour. Soudainement, il me mentionna d`une voix chevrotante: «c`est icitte que j`ai rencontré Violette, ma regrettée épouse». Restant immobile un instant, il se retourna par la suite dans ma direction après avoir levé le bras au niveau de son visage pour sans doute essuyer une larme de chagrin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Tout en reluquant la grande cuisine d`un tour de tête, il m`informait que rien n`avait vraiment changé depuis qu`il avait courtisé sa belle, à cet endroit, à l`hiver de l`an 1940.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je savais que l`hiver d`antan était en quelque sorte la saison de repos pour les fermiers. Bien que leur vie demeurait difficile à appréhender et cela à longueur d`année, leurs journées n`étaient pas seulement occupées par les travaux. De temps à autre, étaient organisées des veillées durant lesquelles se rassemblaient parents, famille, amis et voisins pour s`adonner à des divertissements mais qui, hélas, sont disparues de nos us et coutumes pour ne hanter que la mémoire de nos aînés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès que monsieur Lamoureux eut repris ses sens et ses esprits pour oublier un instant la vieille cuisinière, je lui demandais: «vous connaissiez l`ancien propriétaire de ma vieille maison?». «Certainement!», me répondit-il promptement. Aussitôt, pour le voir se redresser la tête vers l`arrière comme une jument hargneuse, mais sans bouger le restant de son corps recroquevillé, je ne pus m`empêcher d`échapper un petit rire ce qui décrocha un doux sourire sur son visage. L`ambiance, lourde et terrifiante, s`était dès lors dissipée aux quatre vents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que je préparais un café crème, monsieur Lamoureux me racontait comment du jour au lendemain, l`ancien propriétaire de ma maison, Albert MacMahon, et lui, alors qu`ils étaient encore des amis inséparables de leur adolescence, devinrent chien et chat pour tomber épris de la même jeune créature digne d`un ange de Dieu. «De la même jeune fille!», lui dis-je gaiement. Pour voir aussitôt mon sourire se dessiner sur mon visage tel celui d`un gamin taquin, il s`empressa de rajouter: «c`est ça, mon garçon!».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intrigué par cette histoire d`amour, je ne pouvais me retenir pour lui demander de me décrire cette "beauté" qui devait, bien malgré elle, mettre le feu aux poudres dans le coeur de nombreux prétendants. Sans hésiter, il me la dépeignait, tout bonnement, comme si elle était toujours gravée dans sa mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gisèle de son nom, était la bonniche de la famille du Marchand général du village. Malgré ses vêtements simples et modestes, elle se distinguait de par ses cheveux châtain chatoyant et aux deux tresses tombantes le long de son visage à la peau et au teint impeccable. Ses yeux profonds de couleur noisette et son regard aguicheur, à peine masqué d`un brin de malice, ne manquèrent jamais de rendre chacun, et particulièrement la gente masculine, complètement folle! Aux dires de monsieur Lamoureux, de par sa démarche langoureuse telle une tigresse en chaleur, elle avait le don d`en exciter plus d`un, au grand dam des autres filles...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attentionné comme pas un, je l`écoutais me raconter ses aventures d`un passé captivant. «Je comprends, maintenant, comment, vous et votre ami, vous en étiez venu à vous tirailler...», lui dis-je. «Se tirailler! Dis-tu mon jeune? Nous en étions venu aux coups de poings et de pieds!», me répondit-il fermement la gorge nouée de vieux souvenirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir sapé quelques gorgées de son café crème et dévoré un gros muffin au chocolat que je lui avais servi, monsieur Lamoureux se mettait à son aise sur une vieille chaise de bois et pousuivait tranquillement la narration de sa grande et tumultueuse amitié qui l`unissait à son ami Albert MacMahon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115300650653135557?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115300650653135557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115300650653135557' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115300650653135557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115300650653135557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/07/un-vieux-fermier-sympathique-et_15.html' title='Un vieux fermier sympathique et attentionné (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115232054012291411</id><published>2006-07-07T19:20:00.000-05:00</published><updated>2006-07-09T09:10:40.326-05:00</updated><title type='text'>Un vieux fermier sympathique et attentionné</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;    Je me rappelle encore le jour de mon envol du nid familial de la rue Orléans située dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. C`était par un bel après-midi ensoleillé de printemps. La gorge nouée d`émotions et les yeux larmoyants, je saluais chaleureusement mes parents pour me diriger vers ma première maison se trouvant en plein coeur des Laurentides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Après avoir vécu une première rupture en quittant le corps de ma mère pour venir au monde, vint mon sevrage, puis ensuite, mon départ vers un nouvel horizon. Pour avoir appris à supporter toutes les séparations de la vie par une éducation parentale adéquate, j`avais acquis, pas à pas, la confiance nécessaire me permettant d`affronter, seul, le monde nouveau sans l`aide sécurisante de ma mère et de mon père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Me sentant fort et rassuré comme je ne l`avais jamais été, je jetais un dernier coup d`oeil sur l`arbre surplombant la petite cour de la ruelle qui fut le berceau de mon amour inconditionnel pour la nature. Sous une pluie de rayons de soleil éblouissant où il ne restait plus que de la glace au pied des arbres, je roulais tranquillement sur des routes de campagne. Devant moi, défilaient sous mes yeux, grands et ronds, plusieurs champs de culture encore endormis qui ne demandaient qu`à se réveiller. Du même coup, pour admirer cette belle nature, à perte de vue, j`espérais chasser à jamais de ma mémoire la promiscuité dans l`indifférence de la vie urbaine, le smog et la pollution par le bruit, pour enfin, savourer pleinement une vie apaisante dans un décor bucolique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Dès mon arrivée, j`avais remarqué, sur la cheminée de pierres du salon, une paire de raquettes de bois, tressée en babiche, qui y trônait majestueusement. Alors, comme un Seigneur d`antan, je décidais de parcourir mon petit royaume. Dès lors revêtu d`un bonnet et d`un chandail de laine du pays que ma mère m`avait tricoté de ses doigts de fée, je décrochais soigneusement les raquettes et les enfilais pour me déplacer dans le sous-bois dense et encore enneigé. Aussitôt, l`enfant en moi se réveilla et tous mes sens étaient en éveil. Marchand entre des grands pins blancs dont la cime se perdait au-delà de la portée de mon regard, je m`étonnais de la légèreté de mes pas sur une neige scintillante, lourde et mouillée. M`arrêtant pour souffler un instant, et pour dégourdir mes jambes qui me surportaient déjà plus, sous un ciel qui annonçait définitivement le renouveau, je m`émerveillais devant un petit étang naturel qui s`alimentait par un ruisseau regorgé d`eau de la fonte des neiges. Le gazouillis de cette eau, pure et limpide, qui ruisselait sur quelques grosses roches d`un grisâtre un peu rose aux surfaces arrondies, m`apaisait immédiatement. Tout en respirant à pleins poumons l`air frais et vivifiant de ce paradis, pour être loin de l`agitation démesurée de la ville, j`avais l`impression de vivre un moment unique comme si je pouvais dormir en paix sans aller me coucher!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  De retour chez moi, ragaillardi d`un surplus d`émotions et de belles images pour en être étourdi d`un bonheur incommensurable, je me reposais, bien affalé dans un vieux fauteuil en cuir capitonné devant un feu de bois. Les pieds dans l`âtre du foyer, le regard perdu dans les flammes goulues, caressantes et hypnotiques, je songeais à l`homme heureux que j`étais avant de sombrer doucement dans un sommeil profond sur une agréable musique d`un crépitement de bois se consumant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Soudainement, quelqu`un cognait à la porte avec la fermeté et la constance d`un sabot d`âne. Tantôt endormi comme un loir, je fus aussitôt réveillé en sursaut. En ouvrant la porte de bois massif, épaisse de trois pouces, j`aperçus un vieil homme à l`allure étrange. Acoutré d`une veste de laine aux motifs de tête de caribou et capé d`une casquette à rabats en poils de lapin, il tenait de sa main droite une longue perche tordue sur laquelle il se soutenait fermement. Ses jambes arquées et son dos courbé, son nez crochu, ses yeux perçants et ses traits du visage affaissés par le temps me donnaient des frissons tout le long de l`échine... Même mon chien "Cliffette", ce grand &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Labrador&lt;/span&gt; de ton miel, à la tête carrée et au corps trapu, en était épeuré pour  avoir la queue entre ses pattes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  «Pardonnez-moi, Monsieur! ...Êtes-vous le nouveau propriétaire?», me demanda-t-il d`un ton sec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Pour le voir tenir son bâton comme Moïse sur le Mont Sinaï et pour être saisi par sa voix de silex, je restais muet comme une carpe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à suivre...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115232054012291411?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115232054012291411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115232054012291411' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115232054012291411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115232054012291411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/07/un-vieux-fermier-sympathique-et_07.html' title='Un vieux fermier sympathique et attentionné'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115204112187586285</id><published>2006-07-04T13:28:00.000-05:00</published><updated>2006-07-04T21:21:34.193-05:00</updated><title type='text'>L`homme est-il un loup pour l`homme? (Partie 3)</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;    Au même moment où nous commencions tous à nous sentir engourdi pour avoir le ventre gros comme celui d`une baleine, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tiguidou&lt;/span&gt; nous interpella: «je vous invite tous, pour qui le désire, à venir danser un rigodon sur une musique entraînante!». Immédiatement, Lucas bondissait de sa chaise comme si le feu était aux poudres. D`un pas certain, il se dirigeait vers la jolie Mélanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Tout frétillant comme un poisson dans l`eau, il lui demandait cordialement la main pour l`inviter sur cette danse. Face à sa partenaire, aux petits escarpins en satin, il était fin prêt à sautiller d`un pied sur l`autre tout en claquant des doigts et en poussant des cris de joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entretemps, j`avais salué Lancelot et Rocky qui se devaient de nous quitter pour prendre quelques heures de sommeil avant de commencer, tôt le lendemain, une nouvelle journée de labeurs aux champs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant en compagnie de Miss Daisy, nous observions joyeusement les jeunes amoureux virevolter comme des girouettes. Cependant, du coin de l`oeil, je remarquais, à mon grand désarroi, que les frères jumeaux semblaient être désemparés. Assis côte à côte, dans un coin sombre de la salle, ils fulminaient de rage. Gigotant nerveusement tous les deux comme des hannetons suspendus à une branche, leurs yeux furibonds jetaient des myriades d`éclairs en direction du jeune soupirant. Je pensais alors que la marmite était sur le point de faire sauter le couvercle!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lucas et Mélanie dansaient toujours comme s`ils étaient seuls au monde. Et, à l`heure où, chacun de nous avait l`air d`un gai luron ayant abusé des bonnes choses de la vie, quelque peu chambranlant sur le seuil de la porte de la Cabane à sucre, je remerciais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tiguidou&lt;/span&gt; d`avoir vécu une merveilleuse veillée, d`un bon vieux temps. Mais, à l`instant où je serrais vigoureusement la main du vieux patriote, l`éclat bruyant d`une volée de chaises me saisissait pour en avoir les cheveux dressés sur la tête. C`était les deux frères jumeaux qui s`en prenaient violemment à Lucas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les cris aigus de détresse de Miss Daisy et de sa cousine Mélanie, les deux chiens enragés étaient déterminés plus que tout à réparer leur honneur bafoué. La tension était palpable. Devant le jeune étalon, amoché par l`alcool et vulnérable comme un poulin naissant, ils lui proféraient des menaces entrecoupées de quelques jurons bien salés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que l`un, les lèvres retroussées, crachait de la bave comme un saint-bernard en rut, l`autre montrait fièrement ses poings fermés. Il n`aura suffi que d`une étincelle pour que tout l`agressivité refoulée durant la soirée soit transformée en une gigantesque éruption solaire!  Alors, avant d`être témoin d`un monstrueux carnage, comme un arbitre, je tentais de m`interposer, entre eux, pour étaler mes bras de part et d`autre comme le symbole de la crucifixion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps me semblait s`être arrêté comme au jugement dernier. Seule la respiration, bruyante et saccadée, des loups jumeaux me rappelait que je me retrouvais, malheureusement, au coeur d`une situation saugrenue, voire presque irrationnelle. Je me demandais alors, comment se pouvait-il que des hommes, vivant dans une société civilisée, en soient rendus à se comporter comme des frustres... Étaient-ils des malfrats de nature ou devenus par des circonstances sociales? Mais, je n`eus longtemps à faire le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;philosophe&lt;/span&gt; sur la question. Car, pendant que je me surprenais du visage innocent de mon ami aux yeux de chien battu, je reçus une violente bourrade pour aussitôt me retrouver allongé, le dos sur le sol. La cloche d`un début de combat n`avait même pas résonné que je fus déjà chaos sur le ring!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque peu étourdi pour voir de petits oiseaux voler et gazouiller tout autour de ma tête, je tentais de reprendre ma respiration avant de réaliser quoi que ce soit. Cependant, ce fut peine perdue! Car, une odeur pestilentielle d`oeufs pourris me suffoquait... Dans leur colère, insouciamment, les deux malappris s`étaient libérés de quelques souffrances sous mon nez!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours allongé comme un mort sur le vieux parquet de bois, je reprenais, malgré tout, mes esprits. Et, tout en jetant un coup d`oeil rapide sur mon environnement, j`aperçus au-dessus de moi, des visages penchés, longs, blancs et inquiétants. Ils étaient tous, y compris les frères jumeaux, hébétés comme un homme au carcan! Je me rassurais alors en me disant que j`avais tout de même accompli ma première intension: celle d`empêcher mon grand gaillard de s`attirer inutilement quelques ennuis, de taille...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chat botté,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115204112187586285?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115204112187586285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115204112187586285' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115204112187586285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115204112187586285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/07/lhomme-est-il-un-loup-pour-lhomme.html' title='L`homme est-il un loup pour l`homme? (Partie 3)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115172315269492482</id><published>2006-06-30T21:17:00.000-05:00</published><updated>2006-07-02T13:02:55.750-05:00</updated><title type='text'>L`homme est-il un loup pour l`homme?  (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;Pendant que les deux garnements se bataillaient toujours, sans relâche, comme des chiens enragés pour se rouler sur le sol tout en s`assénant de violents coups de poings sur le visage, Lucas s`approcha vers eux pour jeter un regard curieux. Les yeux rivés sur l `hécatombe, il nous mentionna à voix haute: «acré gué! C`est pas du cinéma!». L`écho de la rossée retentissait bien au-delà du fracas des échauffourées. Nous étions tous là, debout, et immobile comme des statues, à nous délecter impunément du plaisir morbide d`observer la nature de l`homme dans ce qu`elle a de moins humain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;Aussitôt alerté par le tumulte d`un rassemblement de personnes, &lt;em&gt;Tiguidou&lt;/em&gt; s`approchait rapidement vers la cohue comme l`aileron d`un requin affamé fendant les eaux. En jouant délicatement du coude entre chacun, le vieil homme se retrouvait à l`instant aux pieds des deux belligérants. Dès lors transporté dans une fureur d`un prophète, il tira une dernière bouffée de sa pipe, brandissait sa corne de caribou à bout de bras et les sommait d`une voix terrifiante de se calmer. Instantanément, les deux &lt;em&gt;"&lt;/em&gt;gorlots&lt;em&gt;"&lt;/em&gt; se figèrent comme de la tire sur glace sous le visage de l`intolérance d`un dieu colérique et au milieu d`un éclat de rire général.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;Au moment où nous allions reprendre nos places, une jeune fille vêtue d`une robe trois-quarts d`un mélange de satin et de velours de couleur rubis intense se pointait devant Miss Daisy et, d`une voix geignarde, elle lui dit: «paparmane! Les deux gorilles sont encore là!». C`était la jolie Mélanie, la cousine de Miss Daisy. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;    Nous étions tous estomaqué par la beauté de cette jeune créature dans la fleur de l`âge. Avec ses yeux bleus comme le ciel et la mer et ses longs cheveux blonds scintillants de mille feux qui tombaient en cascade sur ses épaules, la coquine se donnait un air taquin en diable! À l`instant, je remarquais Lucas qui la dévisageait curieusement pour qu`elle en soit, la pauvre, rouge de gêne...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;Afin de redonner à la veillée une ambiance beaucoup plus saine et décontractée, debout au milieu de la grande salle, &lt;em&gt;Tiguidou&lt;/em&gt;, tapa vigoureusement dans ses mains pour donner le signal à ses musiciens d`entamer une mélodie traditionnelle. Et, dès que les premières notes résonnèrent, devant tous et chacun, il commença aussitôt à giguer une danse avec l`agilité et la rapidité d`un jeune danseur. La musique instrumentale d`harmonica, de flûte traversière, de guimbarde, de violon, de guitare, de cuillères et de tambour à mailloche s`harmonisait joyeusement avec ses pas de danse. Étonné par la vivacité de ses mouvements de pieds, je me sensibilisais autant sinon plus par l`oreille que par l`oeil!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;Après la prestation, &lt;em&gt;Tiguidou&lt;/em&gt; se faufilait entre les tables comme un chat le long des murs pour servir son fameux caribou maison à qui voulait bien y tremper ses lèvres afin &lt;em&gt;de&lt;/em&gt; &lt;em&gt;se ravigoter le canadien&lt;/em&gt;! Et, dès qu`il se pointa à notre table, Lucas fut le premier à manifester ses intensions en brandissant son verre à la main. Pour travailler dans un magasin d`aliments biologiques, il était avide de découvrir un nouveau produit artisanal. Le vieux renard se doutait bien qu`il avait à faire à un jeune intrépide et ne lésinait pas sur la quantité du précieux élixir pour en renverser insouciamment quelques gouttes. En tendant la main pour l`inviter poliment à consommer, il attendait impatiemment le sourire grand comme un beau gros soleil! Mais, pour imiter maladroitement ses héros de vieux films de cow-boy de l`Ouest, Lucas fit l`erreur de boire d`un trait le grand verre qu`on lui avait gentiment servi... À peine avait-il avalé tout le contenu qu`il ressentait déjà une sensation semblable à celle d`un poignard s`enfonçant dans la chair du dos. Le corps redressé, le visage rouge cramoisi, la bouche grande ouverte et la langue tirée, il chercha désespérément de quoi apaiser sa gorge brûlée avant de cracher du feu comme un dragon...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;La soirée se poursuivait, malgré tout, agréablement. D`un pichet de bière à l`autre, nos rires se mélangèrent à ceux des autres. Je constatais alors que Lucas reluquait discrètement du coin de l`oeil la jolie Mélanie qui était assise à la table derrière la nôtre. Et, pour distinguer ce regard attendri sur les étoiles filantes, la petite mignonne ne rechignait pas à se faire &lt;em&gt;flagorner&lt;/em&gt; par le jeune gaillard, au grand dam des frères jumeaux...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;(à suivre...)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#660000;"&gt;Le Chat Botté,&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115172315269492482?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115172315269492482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115172315269492482' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115172315269492482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115172315269492482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/06/lhomme-est-il-un-loup-pour-lhomme_30.html' title='L`homme est-il un loup pour l`homme?  (Partie 2)'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-30418565.post-115154871733302036</id><published>2006-06-28T21:00:00.000-05:00</published><updated>2006-07-31T18:10:16.580-05:00</updated><title type='text'>L`homme est-il un loup pour l`homme?</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Voilà quelque temps, alors que le vent était encore frisquet et que le chant distinctif des grenouilles égayait de nouveau ma forêt, je conviais mes potes félins, Lancelot, Rocky, Lucas et la belle Miss Daisy à venir célébrer le renouveau à la Cabane à sucre de &lt;em&gt;Tiguidou.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;À l`entrée de la vieille bâtisse en bois de rond et à la toiture en fer-blanc rouillé par les pluies acides, se tenait, bien droit, un homme d`âge mûr, avec la pipe à la bouche. Il saluait chaleureusement chacun de ses invités d`un gracieux hochement de tête. C`était &lt;em&gt;Tiguidou&lt;/em&gt;, le maître de l`érablière. Trapu et grassouillet, avec une moustache épaisse, longue et bien retournée comme une crosse de fougère, il était reconnu par tous comme le &lt;em&gt;boute-en-train&lt;/em&gt; du village.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Miss Daisy connaissait bien T&lt;em&gt;iguidou&lt;/em&gt; puisqu`il était son parrain. Avec sa tuque rougeâtre, sa chemise en lin et le ventre ceinturé d`une écharpe fléchée, tressée et colorée aux nombreuses déclinaisons, le vieux monsieur s`empressa de nous diriger vers sa meilleure table, proche d`un poêle à bois ronflant. Aussitôt assis, je reluquais le décor féerique qui recréait le romantisme d`un temps pas si lointain. De simples longues tables et chaises usées et gravées de graffitis d`amour dans le bois massif, aux anciens moules à sucre sculptés dans le pin sec et suspendus sur les murs aux côtés de vieilles raquettes de bois tressées en babiche, rien n`était laissé au hasard pour celui ou celle qui avait l`oeil curieux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;L`atmosphère était conviviale et chaleureuse. Des éclats de rires retentissaient d`une table à l`autre. Les filles étaient jolies, fraîches et pompettes et les garçons étaient tous beaux à contempler. Mais. à peine n`eus-je le temps de faire un tour de tête à la manière d`une chouette, pour tout voir, qu`une sympathique serveuse, belle à croquer, se pointait aussitôt à notre table avec les cartes de menus à la main. Pour connaître tous les mets traditionnels québécois présentés, Lancelot, Rocky, Lucas et Miss Daisy ne tardèrent pas à faire leur choix pendant que moi, le pauvre, je tergiversais, comme un gamin étourdi, entre des saucisses dans le sirop, un pâté à la viande ou une omelette au four accompagnée de patates rissolées. Cependant, à mon grand soulagement, la jolie serveuse eut tôt fait de remarquer mon indécision, qui ne l`affectait pas le moins du monde, et me proposait le menu complet sur un ton chaleureux, voire un tantinet passionné...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Après avoir dégusté une soupe aux pois, épaisse et savoureuse comme je l`aime, grignoter une ou deux &lt;em&gt;oreilles de crisse&lt;/em&gt; à l`ancienne et avaler trois ou quatre grosses cuillerées de fèves au lard, je me régalais de galettes de sarrazin, enroulées de lanières de jambon au sirop d`érable. Sans manières ni chichis, comme une véritable invasion de doryphores, tous, nous mangions d`un appétit de bûcheron où le ventre de chacun, ne tardait pas à &lt;em&gt;pétarader&lt;/em&gt; une douce musique!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Rendue à l`heure du digestif, pendant que nous discutions de la culture de la terre et de ses ressources, - &lt;em&gt;parce que nous sommes tous des adeptes du jardinage biologique&lt;/em&gt; -, un vacarme de démons nous distrayait pour que nous en oubliions, un instant, de consommer nos bières, bien froides, d`une mousse riche et consistante. Près de notre table, deux jeunes hommes se chamaillaient et s`injuriaient grossièrement comme des &lt;em&gt;p`tits culs écervelés&lt;/em&gt;. Un crachat au visage, une bousculade, puis un &lt;em&gt;p`tit &lt;/em&gt;coup de pied pour le moins amical et aussitôt, une vive bataille s`enclenchait sous nos yeux grands et ronds. Pour les avoir reconnus, Miss Daisy nous informa aussitôt, à Lancelot, Rocky, Lucas et moi, qu`il s`agissait de frères jumeaux qui s`éprenaient follement de la même jeune fille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;(à suivre...)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Le Chat botté,&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/30418565-115154871733302036?l=lechatbott.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lechatbott.blogspot.com/feeds/115154871733302036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=30418565&amp;postID=115154871733302036' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115154871733302036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/30418565/posts/default/115154871733302036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lechatbott.blogspot.com/2006/06/lhomme-est-il-un-loup-pour-lhomme.html' title='L`homme est-il un loup pour l`homme?'/><author><name>Le Chat botté</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17435972692611351230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
